L'imprimé n'est pas mort et les ventes de e-book déclinent fort

Publié le 24/09/2015 à 12:47

L'imprimé n'est pas mort et les ventes de e-book déclinent fort

Publié le 24/09/2015 à 12:47

Par AFP

Photo: Shutterstock

Les ventes de livres électroniques aux États-Unis ont reculé de plus de 10% sur les cinq premiers mois de l'année 2015 par rapport à la même période de l'année précédente, selon des chiffres publiés par l'Association of american publishers (AAP).


Il s'agit de la première baisse importante des ventes d'e-books, comme relevé par le New York Times, même si elles avaient déjà enregistré un léger repli de 2% entre 2012 et 2013.


De janvier à mai, les ventes d'e-books pour les ouvrages de « consommation », la principale catégorie de livres selon la classification américaine (qui exclut essentiellement les livres scolaires et les publications universitaires), ont baissé de 10,1%, à 610 millions de dollars américains.


Dans le même temps, les ventes de livres imprimés, toujours pour la même catégorie « consommation », n'ont reculé que de 2,3%, à 1,88 milliard de dollars. Les chiffres publiés par l'AAP correspondent au chiffre d'affaires des éditeurs (vente directe, via des sites, aux libraires) et pas au total des ventes de détail.


L'AAP s'appuie sur les données mensuelles communiquées par environ 1200 éditeurs aux États-Unis (les données annuelles s'appuient sur un échantillon plus important).


L'explosion des ventes d'e-books aux États-Unis s'est produite entre 2009 et 2012. Sur la seule année 2012, elles ont progressé de 41%, toujours selon les données de l'AAP. De 1% du chiffre d'affaires des éditeurs sur le segment «consommation», les e-books ont vu leur part passer à 22,8% l'an dernier.


«Maintenant que la lecture dématérialisée est une option comme une autre, le marché a commencé à se stabiliser. (...) Les acheteurs de livres trouvent toujours des raisons d'acheter des livres imprimés tout en consommant quotidiennement du contenu digital», a commenté à l'AFP Tina Jordan, vice-présidente de l'AAP.


«Les éditeurs veulent donner le choix aux lecteurs ; pas seulement de ce qu'ils lisent, mais de la manière dont ils le lisent», a-t-elle ajouté.


La jeune société d'édition en ligne Oyster, qui ambitionnait de devenir le «Netflix des e-books» (du nom de la plateforme de films et séries en ligne), a annoncé lundi qu'elle allait progressivement fermer ses portes.


Lancée en 2013, Oyster proposait un accès total à son catalogue de livres moyennant un abonnement de 9,95$US par mois. La concurrence des géants du secteur, Amazon, Apple, Google ou Barnes & Noble, lui a été fatale.


Un porte-parole a indiqué au site re/code que plusieurs membres de l'équipe avaient été embauchés par Google.


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