Cope: Bell poursuivra sa stratégie, même sans Astral

Publié le 01/11/2012 à 17:36, mis à jour le 01/11/2012 à 17:38

Cope: Bell poursuivra sa stratégie, même sans Astral

Publié le 01/11/2012 à 17:36, mis à jour le 01/11/2012 à 17:38

Par La Presse Canadienne

La société-mère de Bell Canada, BCE (TSX:BCE), pourra poursuivre sans problème sa stratégie d'affaires même si son offre d'achat pour Astral Media (TSX:ACM.A) échoue, a déclaré jeudi le grand patron du géant des télécommunications, George Cope.


Au cours d'une téléconférence avec les analystes financiers, M. Cope s'est dit "déçu" et "surpris" de la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), il y a deux semaines, de bloquer la transaction de 3,8 milliards $. L'organisme réglementaire a estimé que le regroupement des deux entreprises donnerait un poids trop important à Bell dans le paysage médiatique canadien anglais


Bell a demandé au gouvernement fédéral de rappeler le CRTC à l'ordre, mais mardi, le ministre de l'Industrie, Christian Paradis, a réitéré qu'Ottawa n'avait "aucune intention d'intervenir" dans le dossier.


Les deux entreprises tentent actuellement de trouver une façon de sauver la transaction en tout ou en partie. Elles se sont données jusqu'au 15 janvier pour le faire.


Mais jeudi, par mégarde peut-être, George Cope a parlé d'Astral au passé en disant "l'acquisition que nous examinions allait nous permettre de générer encore plus de flux de trésorerie".


M. Cope a tenu à préciser que l'achat d'Astral n'était pas essentiel à la stratégie financière de Bell, dont l'objectif est une hausse annuelle d'environ cinq pour cent du dividende versé aux actionnaires.


"Notre stratégie n'a pas changé, quoi qu'il arrive avec la transaction Astral", a commenté le dirigeant torontois, en admettant néanmoins que l'acquisition, si elle devait se concrétiser, aiderait à faire croître le bénéfice par action de Bell.


 


Résultats


BCE a par ailleurs fait part jeudi d'une baisse de ses profits au troisième trimestre, qui a pris fin le 30 septembre.


Le bénéfice net a atteint 569 millions $ (74 cents par action), en baisse de 11,4 pour cent par rapport aux 642 millions $ (83 cents par action) dégagés pendant la même période de l'an dernier. Le recul est principalement attribuable à une charge d'impôts particulièrement faible l'an dernier.


Le bénéfice ajusté, qui exclut les éléments inhabituels, a atteint 76 cents par action, soit légèrement moins que les prévisions des analystes.


Le chiffre d'affaires de BCE a progressé de 1,5 pour cent pour s'établir à 4,98 milliards $.


Les revenus des services filaires de Bell ont été inférieurs aux attentes, mais ceux des activités médiatiques ont été meilleurs que prévu. Les résultats des services sans fil ont été quant à eux conformes aux projections.


Les Jeux olympiques de Londres, qui ont été télédiffusés au Canada par des chaînes appartenant pour la plupart à Bell (dont CTV, RDS et TSN), ont contribué à faire bondir les ventes publicitaires.


Au final, l'événement s'est toutefois soldé par une perte nette de 9 à 10 millions $ pour le conglomérat en raison des coûts astronomiques qui y sont associés. La direction s'est néanmoins dite satisfaite de l'impact positif des Jeux pour l'image de marque de Bell.


Les pertes de clients au service filaire ont été moindres que celles de l'an dernier dans le secteur résidentiel mais plus élevées dans le secteur des entreprises.


Le nombre net de nouveaux clients des services de télévision (satellite et Fibe) s'est élevé à 16 000, soit moitié moins que ce que prévoyaient les analystes.


Du côté des services sans fil, le nombre de nouveaux abonnés a augmenté plus que prévu tandis que la facture moyenne a progressé pour un 11e trimestre consécutif.


George Cope a tenu à souligner que Bell avait connu un "trimestre vraiment positif" au Québec, tellement en fait qu'il entend s'inspirer de ce succès pour améliorer le sort de l'entreprise en Ontario.


Interrogé par un analyste à propos des priorités financières de Bell dans l'éventualité où l'acquisition d'Astral ne pourrait pas aller de l'avant, M. Cope a cité dans l'ordre: l'augmentation du dividende, le renflouement des caisses de retraite, des acquisitions ciblées et le rachat d'actions.


Bell a assuré jeudi n'avoir aucunement ressenti les effets du lockout dans la Ligue nationale de hockey au troisième trimestre. L'impact se fera probablement sentir plus durement au cours des prochains trimestres, surtout si le conflit perdure.


Le conseil d'administration a d'autre part annoncé jeudi la nomination de David F. Denison au poste d'administrateur de BCE et de Bell Canada. Ce comptable a été président et chef de la direction de l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada et président de Fidelity Investments Canada.


L'action de BCE a clôturé à 43,15 $ jeudi, en baisse de 1,2 pour cent, à la Bourse de Toronto.


 

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