Une bulle immobilière guette-t-elle le Québec?

Ulysse Bergeron . les affaires.com . 10-03-2010

Tags : Canada, Desjardins, Économie, Immobilier, Québec, Récession

chapeau

Les prix des propriétés québécoises ont à peine baissé au cours de la récession. Photo : lesaffaires.com

En dix ans, les prix des propriétés québécoises ont bondi de 112%. La croissance des revenus, elle, s’est limitée à 33%. Une bulle immobilière guette-t-elle le Québec?


Les prix des propriétés québécoises ont à peine baissé au cours de la récession. Et déjà, la hausse se réinstalle. « À l’image de l’économie, les mouvements cycliques des prix des propriétés sont habituellement de moindre ampleur au Québec », écrivent dans une étude les économistes du Mouvement Desjardins Hélène Bégin et Yves St-Maurice.


Au Canada, le prix moyen a chuté de 13% du sommet de la fin 2007 au creux du début 2009. Rapidement, le marché a pris du poil de la bête. Déjà, les prix moyens ont regagné tout le terrain perdu. Depuis, ils franchissent de nouveaux sommets.


L’étude de Desjardins rappelle que les prix moyens au Canada excèdent d’au moins 20% le creux cyclique de 2009.


Une bulle immobilière voit-elle le jour au Québec? En dix ans, les prix des propriétés québécoises ont bondi de 112%, tandis que la croissance des revenus s’est limitée à 33%.


« Le marché résidentiel est devenu excessivement cher au fil des ans, comme en témoigne le ratio du prix moyen des propriétés par rapport au revenu personnel disponible », indique l’étude.


Au Québec, c’est la diminution des taux d’intérêt qui sauverait la donne. Malgré la progression des prix, le poids des versements hypothécaires se situerait à un niveau respectable.


PLUS : Les ventes de maisons reviennent au niveau de 2008

3 commentaires

sidoine le 17-03-2010

La pauvreté m’attend si j’achète voici mes calculs et j’aimerais avoir votre opinion. J’ai quelques prédicats :  Les taux d’intérêts vont monter cette année  Vu que l’accessibilité des maisons est quasi défavorable une augmentation des taux sera suivie d’une baisse des prix des maisons, un léger ajustement.  Cette baisse sera d’au moins 20% c'est-à-dire l’augmentation de l’an dernier. Voici, j’achète une maison avec les hypothèses suivantes. Prix 200 000$. Ce n’est pas cher par les temps qui courent. Coût de la SCHL 0 Coût du notaire 0 Coût de la taxe de bienvenue 0 Capital versé le 5% soit 10 000$ Calcul Valeur de la maison 200 000$ Capital versé 10 000$ Valeur de l’hypothèque à payer 190 000$ Diminution des prix de la maison de 20% d’ici 2 ans Nouvelle valeur de la maison 160 000$ Valeur de l’hypothèque à payer environ 190 000$ Perte par rapport à l’hypothèque : 30 000$ Constats :  Je serai prisonnier de ma maison, si je vends j’aurai une dette personnelle de 30 000 $ à payer en plus de mon nouveau loyer. Cela m’a pris beaucoup de temps à ramasser le 10 000$ de départ. Et je n’ai pas compté le 10 000$ de la SCHL ni les frais de prise de possession, je devrais probablement parler de 50 000$ sans rien que 2 ans de logement sans compter l’électricité, les taxes, les assurances…. Pourrais-je vendre ? Non. En combien de temps tout redeviendra-t-il comme avant ? Plusieurs, plusieurs années.  Si je décède, je suis mieux d’avoir de bonnes assurances car je ne laisserai presque rien.  Si je veux changer de maison (départ, divorce, déplacement au travail), je devrai rembourser le 30 000$ et accumulé un autre 5% de la nouvelle maison.  Je n’aurai plus de qualité de vie. Ma maison sera ma prison. Conclusion Je reste en loyer en attendant une baisse imminente.

Tous les commentaires >

Suggestion de lecture

Abonnez-vous

image

Votre meilleur allié pour faire grandir votre entreprise, votre carrière et votre portefeuille !

 

Économisez 75 % sur le prix en kiosque !

Abonnez-vous