Un bémol aux hausses des ventes résidentielles

Publié le 16/04/2012 à 09:53, mis à jour le 16/04/2012 à 10:16

Un bémol aux hausses des ventes résidentielles

Publié le 16/04/2012 à 09:53, mis à jour le 16/04/2012 à 10:16

Par Olivier Schmouker

Acheter une propriété fait toujours rêver... Photo : Bloomberg.

Les ventes résidentielles réalisées par le biais du système MLS des chambres et associations immobilières canadiennes ont augmenté de 2,5% de février à mars 2012. Mais derrière cette hausse apparente se dissimule en réalité des signes clairs d'un ralentissement de l'activité immobilère au Canada.


Ainsi, les ventes réelles (non corrigées des variations saisonnières) ont dépassé de 1,6% celles de mars 2011. Cela représente l'augmentation la moins importante d'une année à l'autre depuis avril dernier.


Idem, les nouvelles inscriptions de résidences à vendre ont accusé un recul de 0,3% d'un mois à l'autre en mars à l'échelle du pays. Plus précisément, le nombre de maisons nouvellement inscrites a diminué par rapport au mois précédent dans un peu plus de la moitié des marchés de l'habitation au Canada et il a crû dans près de la moitié des autres.


Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions, qui sert à mesurer l'équilibre du marché, se situait à 55,1% à l'échelle nationale en mars, en hausse de près de 2 points de pourcentage en glissement mensuel. Si l'on considère un ratio entre 40 et 60%, plus de la moitié des marchés locaux canadiens étaient en équilibre en mars.


Le nombre de mois d'inventaire s'établissait à 5,7 mois à la fin de mars à l'échelle nationale, ce qui représente une légère baisse comparativement à 5,8 mois en février. Le nombre de mois d'inventaire représente le nombre de mois qu'il faut compter en moyenne pour vendre l'inventaire actuel au taux de ventes actuel. Il peut également servir à évaluer l'écart entre l'offre et la demande sur le marché de l'habitation.


Le prix moyen réel (non corrigé des variations saisonnières) des maisons vendues en mars 2012 se situait à 369 677 dollars; cela représente une hausse d'un demi-point de pourcentage par rapport à pareille époque l'année dernière. «Le prix moyen a augmenté par rapport à l'année précédente dans la plupart des grands centres urbains», souligne Gregory Klump, l'économiste en chef de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI).


Le système MLS est un système de commercialisation coopératif exploité par les chambres immobilières canadiennes aux fins d'assurer la diffusion des propriétés à vendre.


Quant à l'ACI, elle représente les intérêts de plus de 100 000 courtiers et agents immobiliers, qui relèvent de plus de 100 chambres et associations immobilières du Canada.

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