Les mini-maisons s'installent au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Août 2014

Les mini-maisons s'installent au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Août 2014

La maquette du projet de développement domiciliaire durable, Habitat Multi Générations, à Lantier, dans les Laurentides, où l’on permet désormais la construction de résidences de 350 pieds carrés, et qui comprend le partage de potagers communs.

Il y a deux ans, Marc LeBlanc était un expert en informatique. «La pression, la grosse job, être obligé de travailler comme un fou pour payer la grosse hypothèque... J'ai tout laissé ça», dit-il. Ce dernier, qui s'installera à Lantier, dans les Laurentides, d'ici la fin de l'été dans une habitation de 350 pieds carrés (pi2), fait partie du nombre grandissant d'adeptes des mini-maisons.


Le mouvement des mini-maisons, des structures de moins de 1 000 pi2, a vu le jour aux États-Unis au début des années 2000 et a pris son envol au moment de la crise de 2008. Le mouvement s'est ensuite répandu au Canada anglais grâce à l'arrivée de quelques entreprises. Mais jusqu'à présent, les Québécois qui désiraient une mini-maison devaient opter pour l'autoconstruction, en se basant sur des plans américains conçus pour des températures plus clémentes.


Ces derniers mois toutefois, des entrepreneurs québécois ont commencé à investir le secteur. Parmi eux, Gabriel Parent-Leblanc, détenteur d'une maîtrise en gestion de l'environnement et spécialisé en chauffage et en efficacité énergétique. Il a fondé l'an dernier Habitations Microévolution, une entreprise qui propose des petites maisons écologiques et abordables. Il y voit une occasion d'affaires évidente. «Le prix des maisons a doublé de 2000 à 2010, explique-t-il. Et beaucoup de gens veulent vivre mieux, avec moins de bébelles.» Ses maisonnettes sur roues, qu'il offre depuis le début d'août, mesurent de 175 à 225 pi2. Il vendra aussi des plans et des remorques de base pour l'autoconstruction.


Les usages des mini-maisons sont très diversifiés. «Elles peuvent servir de résidence principale, mais aussi de chalet ou encore comme ajout à une résidence pour loger les grands-parents ou pour installer un bureau ou un commerce», dit-il. Ses clients cibles ? Des jeunes professionnels à leur premier emploi, des couples sans enfants ou des célibataires. Les maisons se détailleront autour de 40 000 $.


Un défi important demeure : rares sont les municipalités qui permettent la construction de maisons de moins de 750 pi2. C'est ce à quoi s'est appliqué le projet de développement domiciliaire durable Habitat Multi Générations. L'entreprise d'économie sociale a fait modifier la réglementation de Lantier. La taille minimale y est passée de 750 à 350 pi2. L'entreprise y offrira des maisons clés en main, mais aussi du soutien à l'autoconstruction. Aucune limite de taille n'est prévue, ce qui permettra l'établissement de familles. L'objectif est d'offrir un accès à la propriété et un milieu de vie. Les maisons et le terrain, qui se détailleront entre 80 000 $ et 150 000 $, comprendront des potagers communs. «Nous visons l'autonomie résidentielle, financière et alimentaire», explique Fernand Stuart, un des fondateurs de l'entreprise de systèmes de ventilation Venmar aujourd'hui retraité qui a initié le projet. Des 120 terrains disponibles, 21 ont déjà trouvé preneur. À son avis, ce mouvement recèle plusieurs occasions. Habitat Multi Générations est en pourparlers avec une dizaine de municipalités en Estrie, dans Lanaudière et dans l'Outaouais pour des projets similaires. «Parmi les 1 134 municipalités du Québec, une centaine ont des besoins similaires», dit-il.


Darcom Innovations, une entreprise de Boisbriand, dans les Laurentides, spécialisée dans les habitations faites à partir de conteneurs recyclés, vient d'ailleurs de conclure une entente pour un projet du genre avec une ville de l'Outaouais (dont le nom reste confidentiel). «Les municipalités sont en train de changer», constate le président Daniel Rodrigue, qui compte aussi offrir des maisons sans terrain au printemps 2015. L'entreprise, découverte à l'émission Dans l'oeil du dragon au printemps dernier, comptera bientôt Alexandre Taillefer parmi ses actionnaires. Celui-ci a remporté la mise lors de l'émission. Notons que la présentation de Darcom avait donné lieu à un bras de fer épique entre les «dragons»... À n'en pas douter, les mini-maisons ont la cote.


image

Marketing de contenu

Mercredi 19 avril


image

Objectif Nord

Mardi 25 avril


image

Rémunération globale

Mercredi 26 avril


image

Femmes Leaders

Mardi 16 mai


image

FinTech

Mercredi 31 mai


image

Communication interne

Mercredi 07 juin


image

Fusions-acquisitions

Mercredi 07 juin


image

Fraude alimentaire

Mardi 12 septembre


image

Forum TI

Mercredi 13 septembre


image

Gestion de l'innovation

Jeudi 21 septembre


image

Transports

Mardi 03 octobre


image

Gestion du changement

Mercredi 18 octobre


image

Parcs industriels

Mardi 21 novembre

Sur le même sujet

Immobilier résidentiel: les secteurs qui font boum!

Édition du 25 Mars 2017 | Simon Diotte

Si vous n'avez pas visité le centre-ville de Montréal depuis belle lurette, vous risquez d'avoir tout un choc. ...

À la chasse aux milléniaux

Édition du 25 Mars 2017 | Simon Diotte

Dans un marché soumis à une forte concurrence, les promoteurs doivent innover et créer de nouveaux milieux de vie ...

À la une

Échec de Trumpcare: ce n'est pas la fin du monde

Mis à jour à 14:35 | Dominique Beauchamp

BLOGUE. Le fiasco de la réforme de la santé pourrait inciter certains à vendre, mais...

Nous exagérons la menace nord-coréenne

Mis à jour à 15:00 | François Normand

ANALYSE. La probabilité que la Corée du Nord attaque les États-Unis (ou leurs alliés) est très mince. Voici pourquoi.

Fonds d'urgence: épargner est difficile mais nécessaire. Exemple.

Un événement comme une grève nous rappelle l’importance du coussin de sécurité.