La plus importante baisse des ventes résidentielles en 7 ans

Publié le 17/07/2017 à 11:23

La plus importante baisse des ventes résidentielles en 7 ans

Publié le 17/07/2017 à 11:23

Par lesaffaires.com

Le marché résidentiel canadien a reculé de 6,7% en juin 2017, précise ce lundi l'Association canadienne de l'immobilier (ACI). Et le nombre de maisons nouvellement inscrites a reculé légèrement en juin par rapport au mois précédent. La hausse récente des taux d'intérêt pourrait ralentir davantage l'engouement des acheteurs, explique l'association.


Les ventes résidentielles effectuées par l'entremise des systèmes MLS, systèmes coopératifs de vente qu'exploitent les chambres et associations immobilières canadiennes, ont reculé de 6,7 % de mai à juin, la baisse mensuelle la plus importante depuis juin 2010. Les ventes ayant aussi reculé au cours des deux mois précédents, les ventes réalisées en juin se situent à 14,1% en dessous du record établi en mars.


Les ventes réalisées en juin ont baissé par rapport au mois précédent dans 70% des marchés locaux, entraînées majoritairement par le Grand Toronto. Des baisses mensuelles ont aussi été notées dans tous les marchés des environs du Grand Golden Horseshoe, dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique, à Kingston, à Montréal et à Québec.



Les ventes réelles, non corrigées des variations saisonnières, ont connu un repli de 11,4% d'une année à l'autre, entraîné principalement par une baisse significative des ventes dans le Grand Toronto. De plus, la moitié de tous les marchés locaux a enregistré une baisse des ventes d'une année à l'autre.


«Par contraste, Calgary, Edmonton, London and St. Thomas, Ottawa, Montréal et Halifax-Dartmouth figuraient en tête des villes canadiennes où les ventes résidentielles ont dépassé les niveaux de l'année dernière», note l'ACI.


La hausse des taux d'intérêt risque dès lors de peser sur la confiance des acheteurs de maison «surtout dans les marchés plus coûteux comme Toronto et Vancouver, où une récente politique du logement avait déjà mis à l'écart des acheteurs potentiels», souligne Andrew Peck, le président de l'ACI.



« La hausse récente des taux d'intérêt pourrait écarter des acheteurs potentiels avant l'expiration de leur taux hypothécaire préapprouvé »


Les changements apportés à la politique ontarienne à la fin du mois d'avril ont incité de nombreux acheteurs de maison à faire une pause pour observer comment ces changements seront absorbés par le marché du logement. «Par ailleurs, certains acheteurs d'une maison à un cran supérieur qui avaient initialement acheté une maison avant de vendre la leur peuvent être plus enclins à réduire le prix demandé plutôt que de se retrouver avec deux hypothèques», explique Gregory Klump, l'économiste en chef à l'ACI.


Le marché s'équilibre-t-il?


Le nombre de maisons nouvellement inscrites a reculé de 1,5% en juin, entraîné par un repli substantiel dans le Grand Toronto, comparativement aux niveaux records établis en avril et en mai.


Étant donné que les ventes ont baissé bien en dessous du nombre des nouvelles inscriptions en juin, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a progressé davantage vers un marché équilibré pour se situer à 52,8%. Le ratio s'établissait dans la tranche supérieure des 60% il y a trois mois seulement.


Pour mémoire, le marché du logement est jugé «équilibré» lorsque le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions se situe entre 40 et 60 %; les résultats en dessous ou au-dessus de cette étendue indiquent qu'il s'agit respectivement d'un marché favorable à l'acheteur ou au propriétaire-vendeur.


«Le ratio se situait au-delà de 60% dans moins de la moitié de l'ensemble des marchés de l'habitation locaux en juin. La majorité des marchés dont le ratio est supérieur à 60% se situent en Colombie-Britannique et en Ontario. Le ratio a reculé en dessous de 40 % dans le Grand Toronto et à Barrie», indique l'ACI.


Le nombre de mois d'inventaire est une autre mesure importante de l'équilibre entre l'offre et la demande de logements. Il représente le temps qu'il faudrait compter pour vendre tout l'inventaire actuel au taux de vente actuel.


On comptait 5,1 mois d'inventaire à l'échelle nationale à la fin de juin 2017, soit un mois entier de plus qu'en mars et le niveau le plus élevé depuis janvier 2015.


Les marchés du logement au sein du Grand Golden Horseshoe demeurent les plus restreints au Canada avec ceux de l'île de Vancouver et du Lower Mainland, en Colombie-Britannique.


Les prix des appartements flambent


Les hausses de prix ont reculé dans toutes les catégories de référence, plaçant en tête les maisons unifamiliales. Les appartements ont affiché les hausses de prix les plus importantes d'une année à l'autre en juin (+20,4%), suivis des maisons en rangée (+17,4%), des maisons unifamiliales à deux étages (+15,4%) et des maisons unifamiliales à un étage (+12,3%).


Alors que les prix des propriétés de référence ont augmenté par rapport à l'année dernière dans 11 des 13 marchés du logement, les tendances des prix n'ont cessé de varier énormément d'une région à l'autre, tempère l'ACI.


Et Alors que les hausses de prix continuent leur tendance à la baisse d'une année à l'autre, la tendance semble montrer des signes d'accélération vers la fin de l'été au moment où les baisses de prix de l'année dernière continuent de s'estomper.



Entre-temps, les hausses des prix de référence frôlaient les 20% à Victoria et ailleurs sur l'île de Vancouver, d'une année à l'autre.


Les hausses des prix de référence ont ralenti d'une année à l'autre dans le Grand Toronto, à Guelph et plus particulièrement dans la région d'Oakville-Milton, mais continuent tout de même de se maintenir bien au-dessus des niveaux de l'année précédente (Grand Toronto: +25,3%; Guelph +25,4%).


Les prix des propriétés de référence ont augmenté au-dessus du taux d'inflation globale des prix à la consommation à Ottawa (+5,2% globalement, poussés par une hausse de 6,2% du prix des maisons unifamiliales à un et deux étages) ou encore dans le Grand Montréal (+4,2% globalement, poussés par une hausse de 6,9% du prix des maisons en rangée).



« Le prix moyen réel des maisons vendues au pays en juin 2017 s'élevait à 504 458 $ »


 Le prix moyen réel (non corrigé des variations saisonnières) des maisons vendues au pays en juin 2017 s'élevait à 504 458 $, soit une hausse légère de 0,4% par rapport à l'année passée.


Le prix moyen à l'échelle nationale continue de subir l'influence des ventes à la hausse dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, qui comptent parmi les deux marchés du logement les plus actifs et chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen baisse de plus de 100 000 $ par rapport à la moyenne nationale (394 660 $).



 

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