L'OCDE recommande au Canada de limiter les risques de surchauffe immobilière

Publié le 07/06/2017 à 16:30

L'OCDE recommande au Canada de limiter les risques de surchauffe immobilière

Publié le 07/06/2017 à 16:30

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123rf.com)

L'OCDE recommande au Canada d'en faire davantage pour limiter les risques associés à la surchauffe des marchés immobiliers, qui touche particulièrement Toronto et Vancouver.


Comme d'autres institutions internationales avant elle, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) propose que les mesures fédérales mises en place à partir de l'année dernière au Canada soient resserrées. Celles-ci comprennent de nouvelles normes imposées aux prêteurs hypothécaires et aux assureurs de créances. 


L'OCDE, dont le siège est à Paris, estime ainsi qu'Ottawa devrait «recourir plus largement à des mesures macroprudentielles, en particulier à certains instruments tels que le plafonnement des ratios dette-revenu», qui pourrait être plus restrictif dans les régions où la bulle immobilière est plus présente.


La semaine dernière, le Fonds monétaire international tenait sensiblement le même discours au sujet de la surchauffe immobilière.


L'OCDE est par ailleurs critique face à la taxe imposée récemment par l'Ontario sur les acquisitions immobilières par des résidents étrangers, pour lutter contre la spéculation à Toronto, comme l'avait fait la Ville de Vancouver en août 2016. L'Ontario a d'autre part resserré l'encadrement des loyers dans la province.


«La hausse des prix des logements (en Ontario) connaîtra probablement un court répit, mais les prix devraient repartir à la hausse sous l'effet de la spéculation, cependant que le développement des loyers encadrés risque de décourager l'offre de logements locatifs», estime l'OCDE. «L'insuffisance de l'offre locative pourrait entraver la mobilité de la main-d'oeuvre - en particulier parmi les plus modestes et les jeunes - et, ce faisant, accroître le coût et la durée du processus d'adaptation à la mondialisation.»


Le gouvernement fédéral a adopté plusieurs mesures au cours des dernières années pour assagir le marché immobilier - notamment resserrer l'accès au crédit hypothécaire, augmenter le paiement initial sur une maison et réduire la période d'amortissement.


Croissance doublée en 2017


L'OCDE croit par ailleurs que les investissements d'Ottawa dans les infrastructures physiques, le logement social, l'éducation et l'innovation aideront le Canada «à s'adapter à la mondialisation de façon à la fois inclusive et efficiente».


«Les pressions liées à cette adaptation devraient être plus fortes dans les secteurs concernés si le virage protectionniste de la politique commerciale des États-Unis se confirme», note cependant l'OCDE. À ce chapitre, l'organisation évoque notamment la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et les droits compensatoires récemment imposés sur le bois d'oeuvre canadien. 


L'OCDE prévoit que le produit intérieur brut (PIB) du Canada progressera de 2,8% en 2017 - le double de la croissance de 1,4% enregistrée en 2016 -, et de 2,3% en 2018. Ces prévisions comportent un risque lié à une éventuelle «correction désordonnée» des marchés immobiliers de Vancouver et Toronto, souligne l'organisme. 


«Une telle correction porterait un coup à l'investissement résidentiel, à la richesse des ménages et à la consommation. Un choc suffisamment important pourrait même menacer la stabilité financière.»


De son côté, la Banque du Canada a porté sa prévision de croissance pour 2017 de 2,1% en janvier dernier à 2,6% en avril. 


Pour les États-Unis, la hausse du PIB prévue cette année par l'OCDE est de 2,1% - donc un peu moins grande qu'au Canada. À l'échelle mondiale, l'OCDE s'attend à une hausse du PIB de 3,5% cette année et de 3,6% en 2018, comparativement à une augmentation de 3% en 2016.


L'organisation a en outre noté que les entreprises et les consommateurs des membres de l'OCDE se montraient de plus en plus confiants et que leur marché du travail et leur activité commerciale connaissaient des reprises. 


Malgré tout, l'économiste en chef de l'OCDE, Catherine Mann, a estimé que les «responsables de l'action publique (devaient) se garder de tout excès d'optimisme». Selon le groupe, diverses incertitudes persistent en ce qui a trait aux politiques gouvernementales de certains grands pays et les salaires ne croissent toujours pas autant qu'espéré.


image

Gestion du changement

Mercredi 18 octobre


image

Croissance PME

Mercredi 25 octobre


image

Marketing B2B

Mardi 21 novembre


image

Acceptabilité sociale

Mercredi 29 novembre


image

Communication interne

Mardi 05 décembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 06 décembre


image

Sommet sur l'énergie

Mardi 23 janvier


image

E-Commerce

Mardi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mardi 06 février


image

Usine 4.0 - 2018

Mercredi 14 mars


image

Rémunération globale

Mercredi 25 avril

Sur le même sujet

Immobilier: le marché demeure vigoureux au Québec

11:26 | Les Affaires - JLR

BULLETIN LES AFFAIRES-JLR. Hausse de ventes et des prix, l’immobilier se porte bien au Québec.

Sears Holdings: peut-on miser sur ses actifs?

BLOGUE INVITÉ. Sears Holdings vient d'emprunter 100M$US à un taux d'intérêt de 11%...

À la une

Airbus prend le contrôle du CSeries

Airbus prend le contrôle du projet CSeries en acquérant une participation de 50,1% dans la ...

Quelques éclaircissements sur la vente de la CSeries

CHRONIQUE. Sous le couvert de l'anonymat, un ingénieur d'Airbus témoigne...

CSeries: Bombardier pourrait racheter la participation de Québec

Pour se sortir du bourbier, Bombardier pourrait racheter la participation de Québec dans le programme CSeries.