Immobilier: un ralentissement sans effondrement, prédit la SCHL


6 commentaires sur cet article.

Rédigé par berixyz le 05-11-2012

@xylophone: Le "hard landing", c'est ce qui est arrivé aux É-U et en Espagne. Une forte baisse de prix en très peu de temps. La valeur de nombre d'hypothèques est devenue supérieure à la valeur des habitations. En Espagne, de nombreux chantiers ont été abandonnés... Le "soft landing", est celui qui arrive le plus souvent en immobilier. Comme les bâtiments sont des biens concrets et durables, il y a plutôt stagnation (ou faible et lente baisse) de prix quand ceux-ci sont allés trop haut et le cycle de hausse suivant ramène lentement une hausse raisonnable. Aux É-U, la dernière forte baisse datait de la crise des années 30. Depuis, il s'était installé un dogme de l'invulnérabilité de l'immobilier, d'où la surprise totale. Je constate que ce dogme est encore bien accroché au Canada; des gens me rient au nez quand je leur dit que la valeur de leur résidence pourrait baisser. Nombreux sont ceux qui considèrent leur maison comme leur fond de retraite. Pour ceux qui vendent présentement, c'est le pactole, mais je souhaite à ceux qui achètent ces jours-ci de ne pas trop y perdre.

Rédigé par Trooper le 05-11-2012

Tout chaud sur zerohedge..pour une toute autre perspective Nothing to Fear, They Say http://www.zerohedge.com/news/2012-11-05/guest-post-canadas-housing-bubble-different

Rédigé par xylophone le 05-11-2012

Je suis en plein renouvellement hypothécaire et certaines banques ont faim et d'autres moins. Sur le terrain au québec actuellement, TD, BMO sont agressives tandis que Scotia n'est pas négociable. Je vire autour de 2.49% pour 3 ans. Tant que les taux vont être bas, sûrement qu'un 'hard landing' est fort peu probable'. Et il faudrait bien que quelqu'un m'explique la différence entre un hard et un soft landing tant qu'à y être. Perdre 20% ou 40%, entre les deux je me demande bien ce qui est pas dommageable.

Rédigé par fruitloops101 le 05-11-2012

La SCHL (comme les banques, agents immobiliers, etc) n’a pas le droit de dire que l’immobilier est rendu trop loin et est dangereusement surévalué. Ces fausses prévisions ont pour seul but de rassurer les gens. Il n’y a qu’un seul facteur qui compte, c’est le prix vs les revenus. Un article paru dans le Presse ce week-end résume bien la situation : L'immobilier sur la corde raide Ce n'est vraiment pas le bon moment d'investir dans l'immobilier résidentiel canadien. À Montréal, le prix des maisons est cinq fois plus élevé que le revenu familial brut, ce qui rend le marché très inabordable. Aux États-Unis, ce ratio n'est que de trois. L'immobilier a bénéficié d'une série de facteurs positifs (ex: baisse des taux d'intérêt, assouplissement des règles de financement hypothécaires) qui sont en train d'être renversés. Ces derniers mois, on a vu une baisse importante du nombre de transactions. Or, la correction dans l'immobilier commence toujours par une baisse du volume de vente, suivie par une baisse des prix C’est ce qui s’en vient…

Rédigé par Réaliste1 le 05-11-2012

@pbrasseur. "La vigueur de l'économie dépend beaucoup de l'immobilier résidentiel, or pour que l'économie se maintienne il faut continuer de construire et de vendre au rythme actuel." Effectivement, en ce qui concerne l'immobilier au Canada, il s'agit d'un lien de cause à effet direct sur l'économie car le poids de ce marché est très important. Dans ces circonstances, si l'activité immobilière diminue, l'économie ralentira nécessairement. Les entités qui émettent des opinions et prédictions sur le futur de l'immobilier au Canada devraient toujours se poser la question suivante: Quelle est la composition du PIB canadien et qu'est-ce qui a permis à ce PIB de s'accroître au cours des 5 dernières années? Poser la question c'est d'y répondre: Immobilier et consommation provenant d'une progression sans précédent de l'endettement hypothécaire. Sans une continuité de cette forte progression de l'endettement hypothécaire, l'économie stagnera tout au mieux.

Rédigé par pbrasseur le 05-11-2012

Tant mieux si c'est vrai qu'on aura un "soft landing" mais je ne suis pas convaincu par les arguments de la SCHL. La vigueur de l'économie dépend beaucoup de l'immobilier résidentiel, or pour que l'économie se maintienne il faut continuer de construire et de vendre au rythme actuel. Et il faut aussi vendre aux prix actuels car si les prix baissent l'industrie faiblira, les acheteurs hésiteront, et le manque d'acheteurs affectera l'économie et du coup la capacité de ces mêmes acheteurs. Or pour continuer de vendre aux prix actuels il faut que les ménages Canadiens continuent d'accroitre leur taux d'endettement qui est déjà à un niveau record qui excède même celui des américains avant leur crise. La SCHL et le gouvernement espèrent que les variables bougeront un peu et pas trop vite, le problème est que les ventes baissent déjà beaucoup pendant que le nombre de listings augmente rapidement, tout ça alors que les prix n'ont pas encore vraiment baissé, ce qui est inévitable quand le rapport acheteur/vendeurs change. Quand en plus les prix vont baisser alors commencera vraiment la correction et le cercle "vertueux" qui a permit cette bulle pourrait bien se transformer en cercle vicieux où la débâcle immobilière heurte l'économie, ce qui empire la débâcle.

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire