Immobilier : la chute pourrait être brutale, prévient Jarislowsky


33 commentaires sur cet article.

Rédigé par Ottawaïen le 25-03-2010

@ Mortderire. Peut-être avez-vous raison pour les 4000$, tout ceci n'étant qu'une approximation (peut-être est-ce plus aussi, ça dépend de l'évaluation municipale). Vous semblez avoir fait un bon achat il y a quinze ans. Vous avez profité d'une aubaine, probablement pour un bloc bien construit sans vice caché, sans grandes rénovations à faire. Je vous soupçonne également de posséder un certain talent de gestion et ainsi à bien administrer votre immeuble. Mais voilà, votre cas n'est pas représentatif de monsieur-madame-tout-le-monde. Vous avez profité de circonstances conjoncturelles et structurelles idéales. Je vous donnerais plutôt un exemple plus près de la réalité comme celui de mon frère qui a acheté un triplex dans Villeray à 550k$. Il a dû mettre beaucoup de temps et d'argent pour les rénovations. Suite à une mésentente concernant le bruit avec ses locataires, il s'est retrouvé avec un logement libre pendant 2 mois. Voici malheureusement un scénario bien plus réaliste. Votre duplex, vous en avez probablement trouvé un à moins de 200k$ et sans histoire.

Rédigé par Mortderire le 25-03-2010

@ Ottawaien... Non, les taxes scolaires seraient comprises dans le 4000 $. Et les frais de courtage sont à la charge du Vendeur, pas de l'acheteur. Oui, il y a certains frais initiaux qu'il faut inclure dans le coût d'achat car ils sont non récurrents. @ Xxam... vous exagérer la difficulté de trouver des bons locataires. Si vous possédez un duplex bien situé, il est très facile de louer. Je n'ai jamais eu ce problème en 15 ans. Et si le montant du loyer atteint un certain niveau (800$, 1000$ et plus) cela exclut d'emblée une certaine clientèle à problème.

Rédigé par Ottawaïen le 25-03-2010

pbrasseur, il faut ajouter aussi les 0,35% de taxe scolaire et les frais de transaction (courtage, notaire, taxe de bienvenue), ce qui vient appuyer encore plus vos propos.

Rédigé par pbrasseur le 24-03-2010

Tableau des taxes à Montréal: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/SERVICE_FIN_FR/MEDIA/DOCUMENTS/2010-TAUX-FR.PDF Donc effectivement ça devrait faire autour de $4000 pour ce bâtiment en comptant la taxe d'arrondissement, la taxe d'eau et autres (c'est Montréal il y en a d'autres...). (Si vous avez des condos il ne faut pas oublier les frais et les taxes pour les aires communes). A cela il faut ajouter environ $1000 d'assurance. L'entretien sera typiquement $400 par logement en moyenne par an (http://www.lamaison.qc.ca/habitation/page125.htm) donc $800. Il faut aussi penser au déneigement et frais de gestion (comptable). Si vous avez des locataires il faudra vous attendre à de possible litiges (frais légaux) et des problèmes de défaut de paiement (c'est fréquent le taux de propriétaire est très élevé maintenant les locataires sont en général ceux qui n'ont vraiment pas les moyens...) Donc au total environ 6K par ans pour "servir" votre propriété. Mais le pire ça reste évidemment cette montagne d'intérêt que vous allez payer à la banque, si vous vendez la propriété après même dix ans vous risquerez alors de tombez de votre chaise en constatant tout le capital qui reste à encore à payer, par exemple 327K après 10 ans à 5% sur 35 ans. Durant cette période vous aurez déboursé environ 228K en hypothèque (si les taux n'ont pas grimpé) et 60K en frais, vous aurez reçu de votre locataire (à 900/mois) 108K. Vous aurez payé 228+60-108= 180K, donc $1500 par mois pendant 10 ans pour vous loger dans un logement très moyen sur lequel il reste 327K à payer et dont la valeur est for possiblement au dessous de cela. Vive la location!!!!! Notez que même si vous cherchez à améliorer le calcul avec plus de comptant ou une moins longue hypothèque il faudrait calculer le manque à gagner qu'aurait pu rapporter cet agent placé ailleurs.

Rédigé par Mortderire le 23-03-2010

@ XXam... Pour un duplex à ce prix, le total des taxes (municipales et scolaires) doit se situer autour de 4000 $ par année (peut-être moins, tout dépend de l'évaluation foncière). Cela équivaut donc à 340$ par mois pour tout le duplex. Le chauffage et l'électricité pour un 5 et demi peuvent coûter environ 100$ par mois. L'assurance pour tout le duplex peut coûter également une centaine de dollars. Dans mes calculs, j'estimais donc qu'un loyer de 1000 $ couvrirait taxes et assurances et environ 100k d'hypothèque.

Rédigé par le 23-03-2010

Juste pour information. Est ce que quelqu'un peut me dire a combien pourrait s'évaluer : -Les Taxes scolaires + Les taxes municipales + Assurances + Entretients + Frais de chauffage/electricité de la moitié de ce duplex de 400 000$ (celle habitée et non loué) ?? Merci, personnellement, j'ai un certaine idée de cette evaluation mais j'aimerais savoir votre avis la dessus pour savoir a combien s'eleve la somme que l'on doit ajouter a l'hypotheque. Nota: Si j'ai oublié quelquechose dans ces frais connexes; m'en avertir (je suis locataire et d'origine francaise; je ne connais pas tous les frais afferants a celle d'une maison Quebecoise). Merci d'avance.

Rédigé par le 23-03-2010

En fait ce professeur de CEGEP qui a acheté ce duplex a 400 000$ fait le pari que - Sa conjointe gardera son travail - Que la valeur des maison continuera a monter (ou au pire stagnera) - Qu'il arrive tres vite a trouver un locataire qui ne lui pose aucun problemes - Que les taux d'interet ne monteront pas trop durant la duree de son hypotheque (25 ans?) - Que le Canada ne connaitra pas la crise (sinon pas de locataire, stagnation des salaire, Pb avec le salaire de sa conjointe, hausse des taux, etc.) Tout cela fait beaucoup de paris !!! Mais comme dit Jarislowsky dans son interview; c'Est dur de resister a l'achat immobilier lorsqu'on est en couple,..., surtout si il y a des enfants a venir et des pressions de la conjointe ...... L'avenir nous le dira, ceci dit, je ne pense pas que le canada soit l'EXCEPTION a travers le monde qui empechera l'ééclatement de la bulle immobiliere......

Rédigé par Ottawaïen le 23-03-2010

@ Mortderire. On ne peut savoir exactement ce que l'avenir nous réserve et c'est bien pour ça qu'il faut regarder les moyennes à long terme et notre capacité de payer à chacun. Les taux actuels sont artificiellement bas. Il ne faut donc pas les utiliser pour faire un budget car contrairement aux USA, nous ne pouvons souscrire à des hypothèques fermées de 30 ans (même taux fixe pendant 30 ans). Même si vous pensez que vous pourriez vous débrouillez avec deux salaires de 50k$ dans un ménage, la réalité est que les acheteurs de maison avec de tels salaires n'ont aucune épargne supplémentaire. S'il advenait une hausse des taux, beaucoup en arracheront. D'autre part, vous avez raison concernant la plus grande solidité des quartiers centraux. Notez bien cependant que ceux-ci ne sont pas à l'abri d'une sévère correction aussi. Personnellement, si j'avais à investir, je le ferais en ville plutôt que d'acheter une monster house en carton en banlieue. Je crois que vous pensez la même chose que moi. Donc, oui j'investirais moi aussi en ville... mais pas à n'importe quel prix! Un duplex à 17 fois les revenus bruts, très peu pour moi.

Rédigé par pbrasseur le 23-03-2010

C'est un peu ridicule de discuter d'un cas particulier qu'en plus on ne connait pas vraiment, mais supposons que ces acheteurs soient typiques du marché actuel et aient acheté avec 5% de comptant (ils financent $380K) sur 35 ans, comme ils craignent les hausses de taux ils ont un taux fixe de 5% sur 5 ans. Les mensualités seront donc d'environ $1900, plus évidemment les assurances, l'entretien et les taxes municipales (salées à Montréal). Jusque là c'est pas si mal même si ça fait beaucoup de sous à débourser juste pour vivre dans un petit espace relativement médiocre. Après 5 ans il restera $355K à financer et si à ce moment les taux ont remonté à 8% il faudra payer $2500 pas mois, plus les taxes et tout le reste. Si entretemps la valeur de la maison a baissé de 20%, un scénario modéré fort plausible, votre maison ne vaut plus que $316K et vous êtes sous l'eau. Si vous décidez de vendre vous devrez payer un agent et vous serez chanceux d'obtenir 300K. Bref d'aune façon ou d'une autre vous allez balancer votre argent par la fenêtre (en espérant que vous n'aurez pas à subit de rénovation majeures ou des locataires difficiles) pour le plus grand plaisir des banque. Évidemment ce scénario n'est pas certain, mais disons qu'il est fort probable et le risque est très grand. Maintenant multipliez cela pas des centaines de mille et imaginez l'effet sur l'économie Canadienne. (http://cgi.scotiabank.com/mortgage/payment.html)

Rédigé par Mortderire le 23-03-2010

Oui, cette discussion est purement théorique, mais elle permet de faire valoir des points. Tout à fait d'accord avec vous, Ottawaien. L'achat est aussi un choix de vie et la surenchère semble indiquer que les acheteurs ont eu un vrai coup de coeur (ce qui laisse penser que la propriété doit être pas si mal. Il y avait d'ailleurs plusieurs autres offres sur la table et une file de 20 personnes sur le trottoir. Ils n'auront sûrement aucun mal à revendre.) @ M. Brasseur. Même dans le pire des scénarios que vous évoquez, le couple devrait payer autour de 2000$ par mois (le loyer couvrant les taxes et une partie de l'hypothèque). Or à 1000$ par mois pour chaque salaire de 50K, il n'y a là aucun problème quant à la capacité de payer. Ce qui m'amène à ce point important : tant que la capacité de payer est là, on peut supposer que les prix POURRAIENT se maintenir. J'attire d'ailleurs l'attention de tous sur le fait que Jarislowski parle aussi au conditionnel. Or certains oracles autoproclamés ont tendance à parler comme s'ils connaissaient l'avenir avec certitude. Le fait que la plupart des ménages vivent maintenant avec deux salaires a pour effet de modifier la structure des prix. Enfin, et je ne sais pas combien de fois il faudra le répéter, dans les quartiers centraux de Montréal, LA DEMANDE EXCÈDE FORTEMENT L'OFFRE. Ce qui tend, encore une fois, à soutenir les prix. Aussi, je pense qu'un minimum de circonspection est de rigueur face aux scénarios échevelés d'apocalypse (baisse généralisée de 50% basée sur un graphique POUR LES USA - Jarislovski lui-même ne parle que de 25% pour le Canada, ce qui inclut Vancouver et Toronto où la hausse a été bien plus grande qu'à Montréal, qui partait en plus DE BEAUCOUP PLUS BAS). La réalité est complexe. Il y a toutes sortes de facettes à considérer. Vous remarquerez d'ailleurs que Jarislovski, dans la vidéo, ne donne aucun chiffre précis pour Montréal. Et il dit - principe de base dans l'immobilier - que la situation peut être très variable d'un endroit à l'autre. Mon point n'est pas que les prix ne peuvent pas descendre, mais que les quartiers centraux de Montréal pourraient mieux résister qu'ailleurs pour toutes les raisons que j'ai dites et qui n'ont rien de subjectif. Ce sont des faits.

Rédigé par nanana le 23-03-2010

Bonjour. @Monsieur incubus. Concernant la citation que vous reportez le 19 "While the mortgage payment on a house today is lower than it would have been last week, why would a prospective buyer purchase a house that is declining in value? Waiting a year (or three) allows a buyer to purchase the asset more cheaply. Buying a house today only exposes the new owner to leveraged equity losses". C'est bien les voeux pieux mais dans la réalité, le jeune acheteur sans expérience ne voit que du feu et "veut sa maison" n'est-ce pas ce qui se passe depuis près de 10 ans, voire plus, et a créé de toutes pièces cette bulle immobilière. @monsieur mortderire. Le 40% de baisse n'a rien à voir avec les banques qui de toutes façon n'ont pas le contrôle sur le taux directeur qui est de sous la responsabilité de la Banque du Canada. En fait, les banques tiennent compte surtout du taux de chômage et de la durée que prend un employé pour retourner sur le marché du travail. La différence entre les salaires qu'avaient ces personnes auparavant avec celui qu'ils ont présentement. Leur endettement total personnel. Pour le moment, plusieurs peuvent encore liquider des REER et autres actifs pour ne pas perdre leurs maisons mais combiens d'entre-eux pourront continuer et pour combien de temps. Monsieur Jean nous indique que 43% des acheteurs à Montréal seront des premiers acheteurs, dont vous concluez que le marché de Montréal demeurera stagnant. Je ne vois pas ce qu'un a à faire avec l'autre puisqu'il s'agit de 43% des intentions d'achats et n'a rien a faire avec le nombre de propriétés qui lui demeurera le même. Il ne s'agit pas d'une augmentation de 43% provoqué par les nouveaux acheteurs. De toute façon s'agit il de la Ville de Montréal ou bien du RMR de Montréal. Habituellement, les études canadiennes procurent des données sont pour les RMR et non les villes. Vous poursuivez "Il y a une autre donnée qui relativise les choses pour Montréal : tous les immigrants s'y installent et ils viennent parfois de villes beaucoup plus chères". Selon les statistiques canadiennes et Québécoises, le Québec ne reçoit pas beaucoup plus que son pro-rata d'immigrant et contrairement à ce que vous dites, nombreux sont les immigrants qui partent du Québec pour aller s'installer dans une autre province pour faire bénéficier leurs enfants d'une scolarité en anglais pour s'assurer un meilleur avenir, ce n'est pas d'hier. Alors que très nombreux des immigrants passaient par le Québec pour entrer au Canada, le Québec a dû amender sa loi il y a quelques années afin de s'assurer que les nouveaux venus resteront en terre Québécoise. @monsieur pbrasseur. Vous avez mis le doigt sur le piton "les gens devront apprendre à vivre selon leurs moyens". Vous conviendrez qu'il est malheureux que plusieurs n'auraient peut être pas fait la gaffe de s'embarquer en aveugle s'ils avaient eu des cours d'économie, mais au Québec, ce n'est pas encore au chapitre. Si l'on parle de plus en plus de bulle c'est qu'il y a des centaines de milliers d'acheteurs dont le terme de leurs hypothèques viennent bientôt à terme ou le deviendront sous peu. Il s'agit donc de sur-consommation très récente, soit moins de cinq années. Un article qui a paru récemment dans le Globe & Mail démontrait qu'il y avait eu plus de retrait (an argent) en REER que d'achat REER pour les années 2004-2008 (ne suis pas certain des années). L'article reposait sur un document du Gouv. du Canada sur l'épargne et l'endettement au Canada. Merci et bonne journée

Rédigé par Ottawaïen le 23-03-2010

@ Mortderire et Incubus. Je crois que le format de ces commentaires pousse à des dialogues de sourds. Je crois que vous deux exagérez des fois sans lire ce que l'autre écrit. J'avais 2 points à ajouter. Premièrement, Mortderire a probablement pour la capacité de payer dans l'exemple du duplex. Un 5 et demi beau et bien situé vaut facilement 1000$ par mois. 2e point: une fleur à Incubus. Il a bel et bien raison pour ce qui est de la rentabilité de l'investissement. On peut cependant acheter pour raison autre que d'investissement, soit pour consommer un bien immobilier, être "chez soi". Je n'ai pas fait ce choix et suis à loyer même si je peux me payer un maison comptant mais tout cela reste un choix individuel. Le principal problème d'une bulle vient quand les acheteurs surestiment leur capacité de payer (dans un choix de consommation) ou la rentabilité (choix d'investissement).

Rédigé par Mortderire le 23-03-2010

@ Incubus... Qu'est-ce que ça te donne de lancer des chiffres exagérés? Un duplex dans Villeray à 200k, ça n'existe pas, ni ailleurs non plus à Montréal. Ça, c'est le prix d'un condo de 2 chambres dans un quartier périphérique. Peut-être bien qu'ils ont payé un peu trop cher à cause de l'effet de rareté, mais sûrement pas 50%. Ce chiffre est totalement frivole. Si le duplex est bien situé (par exemple près du marché Jean-Talon) et renové, le loyer d'un 5 et demi peut tout à fait s'approcher de 1000$. J'ai déjà loué un 3 et demi à Rosemont pour 600$ et un 4 et demi sur le Plateau à 1000$. Mais le bottomline, c'est que si les 2 conjoints travaillent, chacun est responsable d'une hypothèque d'environ 125-150k (compte tenu du loyer). Pour un salaire de 50k, il n'y a absolument rien là d'extravagant. À 5,5 % (mais on peut avoir aujourd'hui des taux de 3,8%), ça fait 900 $ (ou 700$ à 3,8%) par personne par mois, soit l'équivalent d'un loyer normal à Montréal. À 20% du salaire brut pour les dépenses de logement, c'est tout à fait dans les ratios d'endettement acceptables. Avant de déchirer vos chemises, faites donc vos calculs correctement.

Rédigé par Incubus le 23-03-2010

@Mortderire le 23-03-2010 L.O.L Le fait de payer cash ne change rien dans la rentabilité de l'achat. Seul les ignorants font ce genre de calcul. $1000 pour 5 1/2 tu rêves en couleur. Ce duplex est extrêmenent surévalué. Dans ce cas extrême de bêtise, je pense à une perte d'au moins 50% sur le prix d'achat.

Rédigé par Mortderire le 23-03-2010

@ Xxam et Incubus... Franchement, les gars, vous vous excitez pour rien ! D'abord, au cas où vous ne le sauriez pas, un prof de cégep peut facilement gagner dans les 50-60 k. Si ça blonde travaille, ce qui est fort probablement le cas, ils ont donc peut-être un salaire annuel de 100 k. Ensuite, vous ne tenez pas compte du fait que c'est un duplex, donc qu'ils auront un revenu de location qui peut très bien équivaloir à 1000$ par mois. Enfin, vous ne savez pas combien ils ont mis en cash. S'ils ont emprunté mettons 350 k avec un loyer de 1000$ (qui couvre les taxes plus 100k d'hypothèque) et deux revenus de 50k, c'est rien de franchement extravagant. L'hystérie n'est pas bonne conseillère.

Rédigé par Incubus le 23-03-2010

@ XXam le 23-03-2010 J'ai posté ce lien déjà (Incubus le 22-03-2010) ! ------ Je suis tombé sur cul quand j'ai lu cela. Le plus triste c'est qu'il enseigne ses connaissances à des étudiants. L.O.L

Rédigé par le 23-03-2010

Incroyable !!!! Dans l'article ci dessous (dont j'ai mis le lien), il parle d'un professeur de CEGEP qui vient d'acheter par hypoteque, avec sa conjointe, un duplex de 400 000 $ !!!!!!!!!! http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201003/21/01-4262868-immobilier-la-surenchere-explose-a-montreal.php J'espere pour lui que sa copine est chirurgienne ! ou qu'il ait fait un heritage consequent. En tout cas, cela ne pas etre un Prof. de Math car visiblement il n'a pas du comprendre le principe des taux d'interets !! Si on revoyait des taux a 8 % ou superieur, ce professeur de CEGEP est condamne a manger du pain et de l'eau tout le restant de sa vie !!!!

Rédigé par Incubus le 22-03-2010

Voici ce qui se trame. http://www.housingmarketnews.net/images/housing-chart/history-of-home-values.jpg

Rédigé par pbrasseur le 22-03-2010

La bulle immobilière fut la solution du gouvernement pour combattre la récession, comme le dit très bien M. Larislowski on a "berné" les gens pour qu'ils consomment achètent des maisons. Ce qu'il veut dire par là est que les conditions fondamentales de l'économie (perte de 400,000 emplois, stagnation des revenus, etc) n'étaient absolument pas favorables à une croissance immobilière mais le gouvernement est intervenu massivement pour changer artificiellement les conditions du marché. C'est une stratégie lamentable et irresponsable dont nous allons payer le prix pendant longtemps, peut un importe si le ressac est soudain et abrupte ou se dérole sur une longue période, ça va faire mal: Je ne sais quand ça arrivera ni quel scénario ça prendra, mais je sais qu'à la fin le marché finit toujours par obliger tout le monde à vivre selon ses moyens, le retour à la réalité est inévitable et sera difficile pour plusieurs, ça c'est garanti.

Rédigé par Incubus le 22-03-2010

@ pbrasseur le 22-03-2010 Exact, le délire se poursuit de plus belle. La chute va être brutale! http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201003/21/01-4262868-immobilier-la-surenchere-explose-a-montreal.php

Rédigé par pbrasseur le 22-03-2010

"Pour qu'il y ait une chute brutale, il faudrait une montée tout aussi brutale des taux." Pas nécessairement, une bulle est un effet psychologique d'entrainement, ça fonctionne de la même façon en descendant qu'en montant sauf que l'exubérance est remplacée par la peur. La bulle canadienne avait commencé à péter en 2008 avec la crise du crédit mais le gouvernement est parvenu à la regongler avec les taux d'intérêt et la SCHL (ie: en soutenant et encourageant le crédit). Maintenant la situation est encore pire qu'avant, l'endettement ayant atteint des sommet historiques. Comme j'ai lu sur un autre blog, on peut comparer l'action du gouverment avec quelqu'un qui tenterait d'éteindre un incendie en recouvrant le feu de bois de chauffage. Les chiffres ne mentent pas, l'essort du marché immobilier est dû a une explosion totalement insoutenable du crédit, un ressac est inévitable (et encore c'est sans compter d'autres facteurs comme le vieillissement, les hausses de tarifs et de taxes des taux plus élevés, etc...).

Rédigé par Mortderire le 22-03-2010

@ jean... Cette donnée suggère que la demande continuera d'être plus forte que l'offre, et donc que les prix pourraient se maintenir (nous parlons, bien sûr, de Montréal et de ses quartiers centraux).

Rédigé par jean le 22-03-2010

Un critère intéressant pour savoir si une bulle se forme ou pas est le nombre de premier acheteurs sur le marché. Selon un sondage de la Chambre Immobilière du Grand Montréal, 43% des Montréalais qui comptent acquérir une maison d'ici 12 mois sont des premiers acheteurs.--------------- http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/immobilier--augmentation-de-la-surenchere-a-montreal/512009

Rédigé par Incubus le 20-03-2010

http://2.bp.blogspot.com/_0YOsyi5WbLY/S4M_gMbEQPI/AAAAAAAAATA/cupwk76RviA/s1600-h/Canada+Debt+to+Dis+Income+-+National+Bank+-+Annotations+by+america++canada.jpg

Rédigé par Mortderire le 20-03-2010

Pour qu'il y ait une chute brutale, il faudrait une montée tout aussi brutale des taux. Si ça a pété aux USA, c'était notamment parce que les subprimes passaient, selon leurs contrats, de 2% (prime de départ) à 8% (taux subprime). Évidemment, ils ne pouvaient plus payer avec l'hypothèque qui se multipliait par quatre. Les banques canadiennes ne sont pas tombées dans cette folie. Les hypothèques sont accordées en fonction du taux 5 ans sur 25 ans. C'est un fait que le ratio d'endettement est élevé à cause des bas taux ; mais il n'est pas évident que les banques vont hausser brutalement les taux pour faire s'effondrer le système qu'elles ont mis en place et ainsi se pénaliser elles-mêmes. Par ailleurs, avec un huard aussi fort et la reprise qui tarde à se matérialiser aux USA, la Banque du Canada risque fort de garder les taux bas pour un bout de temps. Tout cela pris en compte, je m'attendrais dans l'immédiat pour Montréal (où la demande reste forte et l'offre basse) davantage à une stagnation ou légère baisse du marché qu'à une baisse brutale de 25% (scénario par contre plus que probable à Vancouver). Il y a une autre donnée qui relativise les choses pour Montréal : tous les immigrants s'y installent et ils viennent parfois de villes beaucoup plus chères. Des propriétés dans les beaux quartiers se vendent ici aux alentours de 350$ le p.c. Des propriétés équivalentes à Boston ou New York se vendent à 500 $ - 600 $ p.c. Les salaires n'y sont pas les mêmes, mais il reste que pour un immigrant qui s'installe à Montréal, ça reste une ville moins chère (et cela contribue à maintenir les prix). Les jeunes qui veulent s'acheter aujourd'hui sont pris dans un fâcheux dilemme : ils peuvent miser sur une baisse des prix en laissant passer les faibles taux ; le danger, c'est qu'en attendant, les taux remontent et que le marché n'ait fait que stagner. Autre possibilité : les prix baissent un peu mais avec une hausse des taux, cela donne des paiements mensuels équivalents (la dette totale serait cependant moins élevée). C'est sûr que pour quelqu'un qui veut entrer sur le marché immobilier, une chute brutale des prix serait le scénario de rêve. Par contre, on n'a pas encore de signes concrets de ce phénomène sur le terrain. Un autre scénario possible est le suivant : les banques gardent les taux bas pour plusieurs années tout en resserrant les conditions de crédit afin que s'assainissent les bilans et que les gens retrouvent une part d'équité raisonnable. Une chute brutale des prix n'est pas le seul scénario envisageable. Il y a aussi d'autres scénarios moins spectaculaires.

Rédigé par jocelyne53 le 19-03-2010

Ce n'est pas une nouvelle très fraîche et pourtant la vente de maisons marche à fond surtout dans les endroits chauds comme le Plateau Mont-Royal et l'Île des Soeurs. Je ne crois pas à une hausse vertigineuse des taux d'intérêts. C'est un trop grand risque économique et même social.

Rédigé par Incubus le 19-03-2010

@ crobi le 19-03-2010 vous avez tout faux sur les taux d'intérêts. "1. Mortgage Rates Do Not Matter When Housing Prices Are Declining The role of expectations in this crisis continues to be overlooked and underappreciated. In a vacuum, lower rates would mean more buyers and higher prices. We are not in a vacuum. When asset prices are falling and potential buyers expect them to continue to fall, people stay out of the market regardless of the cost of borrowing. While the mortgage payment on a house today is lower than it would have been last week, why would a prospective buyer purchase a house that is declining in value? Waiting a year (or three) allows a buyer to purchase the asset more cheaply. Buying a house today only exposes the new owner to leveraged equity losses. This is the nature of deflation. Potential buyers don’t borrow money to purchase assets that are falling in price. Banks don’t lend money to purchase assets that are falling in price except under restrictive terms. The restrictive terms further restrain demand and reinforce falling prices. "

Rédigé par Incubus le 19-03-2010

@Mortderire le 19-03-2010 Il n'y a pas d'hypothèse d'endettement puisque nous sommes déjà rendu à ce niveau d'endettement. "On the median multiple ratio measurement, Vancouver (9.3), Toronto (5.2), Montreal (4.9), and Calgary (4.6) hover substantially above the “normal” 3.0 level. Based on this valuation, Toronto is considered a “severely unaffordable” city, while Montreal and Calgary lie on the border between being “seriously unaffordable” and “severely unaffordable”. Vancouver prominently stands out even from this crowd: it is not just “severely" Regardez le graphique de la page 45, c'est la même chose pour le Canada-Québec. http://www.zerohedge.com/sites/default/files/Canadian-Housing-Bubble.pdf

Rédigé par crobi le 19-03-2010

Les taux auront peu d'influence à mon avis, la plus forte monter des prix des maisons se fesait alors qu'un taux de 5 ans étais à 6 et 7% donc il y a une marge avant que cela n'affecte le prix de l'immobilier. si ça monte au dessus de 10% là je suis d'accord, on ressasse sans cesse que ca va monter mais, c'étais plus avant 2008 et les prix des maisons ont augmenté quand même. au pire ça va stagner mais certainement pas baisser

Rédigé par Mortderire le 19-03-2010

@ incubus... En toute honnêteté, il faut ajouter que le chiffre de 40% que vous citez est fondé sur l'hypothèse que l'endettement continue de monter en flèche jusqu'en 2012. Il pourrait tout aussi bien plafonner dès cet été avec une hausse des taux de la banque du Canada. Avez-vous un graphique juste pour le Québec ? Car les chiffres canadiens sont beaucoup gonflés par la frénésie démente à Vancouver (et, aussi, par ce qui se passe à Calgary et Toronto). Il ne s'agit pas de nier l'endettement. Simplement d'avoir un portrait fidèle et objectif de la situation québécoise.

Rédigé par sidoine le 19-03-2010

Bonjour, Je crois que Monsieur J. à raison pour l'immobilier. Pour le dollar attendons un peu que l'immobilier ait des misères et on s'en reparlera. Avez-vous regardé le rapport de Desjardins. Allez voir la page 7 du document suivant: http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/actualites/point_vue_economique/pv100308.pdf Sur 11 critères 4 sont dans la direction de la bulle. Regardez bien les 7 autres. Ils ont une caractéristique commune, ils sont tous en lien indirect (par l’indice d’abordabilité) ou direct, avec les taux hypothécaires. En sommes, si les coûts d’intérêt augmentent (par exemple pour juguler l’inflation qui s’installe) alors tous les indicateurs seront à oui. Alors, cela sera l'effondrement. Mes indicateurs sont tous à "rouge".

Rédigé par Incubus le 19-03-2010

25% ce n'est même pas assez pour ramener les paramètres dans les normes. Il faut une baisse de 40% voir ce graphique : http://2.bp.blogspot.com/_0YOsyi5WbLY/S4M_gMbEQPI/AAAAAAAAATA/cupwk76RviA/s1600-h/Canada+Debt+to+Dis+Income+-+National+Bank+-+Annotations+by+america++canada.jpg

Rédigé par crobi le 19-03-2010

ouais voilà pas très longtemps il disait que le dollar canadien allait retomber à 80 sous.

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