Immobilier canadien et américain: un contraste saisissant

Jean-François Cloutier . les affaires.com . 24-02-2010

Tags : Canada, États-Unis, Immobilier

chapeau

Le marché immobilier américain est encore déprimé. Photo: Bloomberg.

Les ventes de nouvelles maisons ont touché un nouveau bas en janvier aux États-Unis, selon des chiffres dévoilés par le Département du commerce américain. Cela vient remettre en cause l’idée que le marché immobilier reprend de la vigueur à une époque de haut taux de chômage et de fort endettement chez les ménages américains.


Les ventes ont baissé de 11,2% en janvier, ce qui représente la troisième baisse mensuelle consécutive, pour s’établir à 309 000. Il s’agit du plus bas niveau annualisé depuis que ces statistiques sont compilées, soit depuis 1963.


Les analystes prévoyaient plutôt une hausse de 3,5%. Ces données font maintenant dire à certains experts que l’effet du crédit d’impôt gouvernemental aux premiers acheteurs, qui a stimulé les ventes cet automne, s’estompe.


Malgré une hausse modeste du prix des maisons et des signes de reprise du côté de la construction résidentielle, le marché immobilier américain demeure extrêmement faible, alors que les nombreuses reprises de finance inondent le marché et dépriment l’offre. De nombreux consommateurs américains n’arrivent tout simplement plus à payer leur hypothèque chaque mois et vont remettre les clés de leur résidence à leur banquier.


Malgré des gains récents, le prix des maisons aux Etats-Unis reste en baisse de 30% par rapport à un sommet atteint en 2006.


La situation qui prévaut au sud de la frontière offre un contraste saisissant avec celle du Canada. L’indice composite Teranet-Banque Nationale sur le prix des maisons au Canada révèle une huitième hausse mensuelle consécutive en décembre, selon ce qu’indique la Banque Nationale mercredi.


Dans six grandes villes canadiennes, les prix ont augmenté de 1,2% au cours du mois, faisant progresser l’indice à un niveau record de 132,15.

1 commentaire

sidoine le 17-03-2010

La pauvreté m’attend si j’achète voici mes calculs et j’aimerais avoir votre opinion. J’ai quelques prédicats :  Les taux d’intérêts vont monter cette année  Vu que l’accessibilité des maisons est quasi défavorable une augmentation des taux sera suivie d’une baisse des prix des maisons, un léger ajustement.  Cette baisse sera d’au moins 20% c'est-à-dire l’augmentation de l’an dernier. Voici, j’achète une maison avec les hypothèses suivantes. Prix 200 000$. Ce n’est pas cher par les temps qui courent. Coût de la SCHL 0 Coût du notaire 0 Coût de la taxe de bienvenue 0 Capital versé le 5% soit 10 000$ Calcul Valeur de la maison 200 000$ Capital versé 10 000$ Valeur de l’hypothèque à payer 190 000$ Diminution des prix de la maison de 20% d’ici 2 ans Nouvelle valeur de la maison 160 000$ Valeur de l’hypothèque à payer environ 190 000$ Perte par rapport à l’hypothèque : 30 000$ Constats :  Je serai prisonnier de ma maison, si je vends j’aurai une dette personnelle de 30 000 $ à payer en plus de mon nouveau loyer. Cela m’a pris beaucoup de temps à ramasser le 10 000$ de départ. Et je n’ai pas compté le 10 000$ de la SCHL ni les frais de prise de possession, je devrais probablement parler de 50 000$ sans rien que 2 ans de logement sans compter l’électricité, les taxes, les assurances…. Pourrais-je vendre ? Non. En combien de temps tout redeviendra-t-il comme avant ? Plusieurs, plusieurs années.  Si je décède, je suis mieux d’avoir de bonnes assurances car je ne laisserai presque rien.  Si je veux changer de maison (départ, divorce, déplacement au travail), je devrai rembourser le 30 000$ et accumulé un autre 5% de la nouvelle maison.  Je n’aurai plus de qualité de vie. Ma maison sera ma prison. Conclusion Je reste en loyer en attendant une baisse imminente.

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