Immobilier : les Québécois sont les plus optimistes au pays

Jean-François Cloutier . les affaires.com . 08-03-2010

Tags : Canada, Immobilier, Québec

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Les Québécois sont optimistes quant à l'immobilier. Photo: lesaffaires.com

L'optimisme qu'affichent les Québécois quant à la stabilité du marché du logement est le plus élevé au pays. Plus du quart des résidents du Québec (28 pour cent) s’attendent à ce que le prix des maisons ne change pas l’an prochain, comparativement à 21 pour cent en moyenne pour l’ensemble du Canada, selon un sondage de la Banque Royale dont les résultats sont dévoilés aujourd’hui.


Les faibles taux d’intérêt et le prix attractif des maisons, ainsi que l’occasion d’acheter une résidence secondaire, seraient les principales raisons mentionnées dans ce sondage RBC mené par Ipsos Reid.


Les répondants québécois sont les moins susceptibles (57 pour cent) d’envisager une hausse des taux hypothécaires au cours de la prochaine année et les plus susceptibles de croire à un marché du logement équilibré.


Bizarrement, malgré leur intérêt, 39 pour cent des Québécois estiment plus sensé d’attendre à l’an prochain pour passer à l’action, ce qui représente le plus fort pourcentage au Canada.


« Les Québécois adoptent une attitude prudente en matière d’achat, mais  demeurent généralement optimistes quant à la stabilité du marché », explique Danielle Coutlée, directrice, Vente stratégique et soutien, Québec, RBC.


« Le taux d’endettement hypothécaire des Québécois est inférieur à la moyenne nationale, ce qui indique qu’ils font preuve de discipline lorsqu’ils achètent une maison. »


Le sondage révèle qu’au Québec, la plupart des détenteurs d'une hypothèque (81 pour cent) jugent important d’avoir remboursé leur emprunt hypothécaire d’ici leur retraite, et la proportion d’entre eux (30 pour cent) qui considère s’acquitter très bien de leur remboursement est plus élevée que dans toute autre province. C’est également au Québec que les détenteurs d'une hypothèque sont le moins inquiets à l’idée qu’une hausse des taux d’intérêt puisse leur causer des difficultés financières (39 pour cent).


Bien que les propriétaires québécois soient les plus susceptibles (68 pour cent) d’avoir une hypothèque et de croire que la valeur de leur maison a en moyenne augmenté au cours des deux dernières années, la somme qu’ils doivent (100 948 $) est inférieure à la moyenne nationale (124 131 $). La vaste majorité des répondants québécois (97 pour cent) est d’avis que les futurs acheteurs doivent anticiper le marché et s’assurer qu’ils seront toujours capables de s’acquitter de leurs paiements hypothécaires dans l’éventualité d’une hausse des taux.


« Il est important que les futurs propriétaires – et particulièrement les acheteurs d’une première maison – reçoivent de judicieux conseils pour évaluer ce qu’ils peuvent se permettre, et ce, non seulement aujourd’hui, mais aussi à plus long terme. C’est pourquoi nous leur recommandons de rencontrer leur banquier pour simuler une hausse des taux hypothécaires avant d’effectuer leur achat », ajoute Mme Coutlée.


L’enquête RBC menée par Ipsos Reid a été effectuée du 8 au 13 janvier 2010. Le sondage en ligne est fondé sur un échantillon sélectionné au hasard de 2 047 Canadiens adultes. Avec un échantillon de cette taille, les résultats sont considérés comme précis à ±2,2 points de pourcentage près, 19 fois sur 20, comparativement à ce qu’ils auraient été si toute la population adulte canadienne avait été consultée.


La marge d’erreur pour les résidents du Québec est de ±4,5 pour cent (N=465) et la marge d’erreur pour les propriétaires québécois est de ±5,7 (N=297). La marge d’erreur est plus grande par région et pour d’autres sous-groupes de la population sondée. Ces données ont été pondérées statistiquement pour faire en sorte que la composition de l’échantillon, par région ainsi que par âge et sexe, reflète celle de la population canadienne d’après les données du recensement de 2006.

10 commentaires

sidoine le 17-03-2010

La pauvreté m’attend si j’achète voici mes calculs et j’aimerais avoir votre opinion. J’ai quelques prédicats :  Les taux d’intérêts vont monter cette année  Vu que l’accessibilité des maisons est quasi défavorable une augmentation des taux sera suivie d’une baisse des prix des maisons, un léger ajustement.  Cette baisse sera d’au moins 20% c'est-à-dire l’augmentation de l’an dernier. Voici, j’achète une maison avec les hypothèses suivantes. Prix 200 000$. Ce n’est pas cher par les temps qui courent. Coût de la SCHL 0 Coût du notaire 0 Coût de la taxe de bienvenue 0 Capital versé le 5% soit 10 000$ Calcul Valeur de la maison 200 000$ Capital versé 10 000$ Valeur de l’hypothèque à payer 190 000$ Diminution des prix de la maison de 20% d’ici 2 ans Nouvelle valeur de la maison 160 000$ Valeur de l’hypothèque à payer environ 190 000$ Perte par rapport à l’hypothèque : 30 000$ Constats :  Je serai prisonnier de ma maison, si je vends j’aurai une dette personnelle de 30 000 $ à payer en plus de mon nouveau loyer. Cela m’a pris beaucoup de temps à ramasser le 10 000$ de départ. Et je n’ai pas compté le 10 000$ de la SCHL ni les frais de prise de possession, je devrais probablement parler de 50 000$ sans rien que 2 ans de logement sans compter l’électricité, les taxes, les assurances…. Pourrais-je vendre ? Non. En combien de temps tout redeviendra-t-il comme avant ? Plusieurs, plusieurs années.  Si je décède, je suis mieux d’avoir de bonnes assurances car je ne laisserai presque rien.  Si je veux changer de maison (départ, divorce, déplacement au travail), je devrai rembourser le 30 000$ et accumulé un autre 5% de la nouvelle maison.  Je n’aurai plus de qualité de vie. Ma maison sera ma prison. Conclusion Je reste en loyer en attendant une baisse imminente.

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