Immobilier : le marché va continuer de s’apprécier, disent des experts

Jean-François Cloutier . les affaires.com . 16-02-2010

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Le marché immobilier canadien connaît un fort début d'année. Photo: Bloomberg.

Les trois nouvelles mesures mises en avant par Ottawa pour prévenir l’éclosion d’une bulle immobilière au pays auront l’effet de réduire la vigueur du marché, mais elles ne devraient pas avoir l’effet d’entraîner une baisse significative des prix des maisons, du moins à moyen terme.


Telle est du moins l’opinion de plusieurs économistes, qui réagissent aujourd’hui à la décision d’Ottawa de resserrer les conditions d’obtention d’un prêt hypothécaire.


PLUS: Ottawa resserre les règles pour l'achat d'une maison


Dans une note parue ce matin, le stratège Eric Lascelle, de la Banque TD, salue la décision d’Ottawa de resserrer les règles d’obtention d’un prêt hypothécaire, parce qu’elle permettra au marché de connaître une croissance plus durable dans l’avenir. Les mesures annoncées sont jugées ni trop radicales (ce qui risquerait de freiner la relance économique qui se dessine), ni trop faibles pour avoir un véritable impact.


«Les implications économiques de ces changements aux règles d’octroi de prêts ne devraient pas être sévères, et nous nous attendons à ce que le marché immobilier ralentisse sa progression, sans toutefois s’effondrer», écrit-il. À court terme, M. Lascelle voit le marché connaître une croissance rapide, alors que certains acheteurs se précipiteront pour bénéficier jusqu’à la dernière minutes des critères plus souples actuellement en vigueur pour obtenir un prêt (les nouvelles mesures d’Ottawa entrent en vigueur le 19 avril).


Par la suite, les prix devraient baisser à court terme, avant de reprendre de l’altitude, quoique moins rapidement qu’à l’heure actuelle, selon M. Lascelle.  


Point de vue semblable chez Doug Porter, économiste en chef à la Banque de Montréal, qui estime qu’il est vraisemblable que le marché se refroidisse à mesure que l’année avance. Cela sera dû aux nouvelles mesures d’Ottawa, mais aussi à d’autres facteurs, comme une hausse vraisemblable des taux d’intérêt à partir de la mi-2010, une augmentation de l’offre de maisons, et des hausses de taxes en Ontario et en Colombie-Britannique.


Il reste que la possibilité que le marché se contracte de façon marquée est improbable, selon M. Porter.


«Pour qu’il y ait une baisse du marché dans son ensemble, il faut une situation très particulière, il faut un ensemble de facteurs négatifs qui surviennent tous en même temps», relève-t-il.


Or, l’amélioration graduelle de la situation économique en 2010 et 2011 devrait apporter un contrepoids aux pressions négatives sur le marché et permettre à l'immobilier de croître modérément, selon M. Porter. C’est d’autant plus vrai au Québec, selon lui, où le marché immobilier n’a pas connu la même exubérance qu’en Ontario et qu’en Colombie-Britannique, avance-t-il.


M. Porter est de ceux qui nient l’idée que nous soyons déjà dans une situation de bulle en ce qui a trait à l’immobilier canadien. «Il peut y avoir des poches spéculatives çà et là, mais pas à l’échelle du Canada en entier.»


De son côté, l'économiste en chef adjoint à la banque TD, Craig Alexander, soulignait ce matin que les changements aux règles d’octroi des prêts hypothécaires n'aurait pas d'incidence sur le coût des hypothèques.


«Tout ce que cela fera, c'est de limiter la taille de l'hypothèque qu'une personne pourra contracter. Cela n'empêchera pas les gens d'acheter des maisons, cela n'exclura pas de nouveaux acheteurs du marché immobilier et cela ne mènera pas à des versements plus élevés», a-t-il estimé.


«Cela veut simplement dire que si vous pensiez acheter une maison de 400 000 $, vous devrez peut-être en choisir une de 350 000 $.»


 

9 commentaires

nanana le 05-03-2010

Bonjour monsieur Olivier M. Je crois sincèrement que vous n'avez pas compris la teneur de mon commentaire qui portait sur les sources d'information que peu de gens, malheureusement ne consultent pas. Ils se font embarquer dans une galère qui prend l'eau, n'a plus de gazoline pour revenir au port et sur lequel tout le monde tire dessus. si les gens prenaient le temps de colliger toute l'information nécessaire à faire le plus gros investissement de leur vie il y aurait nul doute qu'il y ait moins de poissons dans le bocal présentement. Ma demeure vaut 17 fois le prix que je l'ai payé, incluant les rénovations effectuées depuis son acquisition, il y a 37 ans (valeur municipale) or sa valeur du marché est encore bien meilleure. C'est une propriété près du centre ville (Sillery) dont le terrain a 27,000 pieds carrés qui a plus d'un siècle. Le problème d'acquisition d'une propriété est depuis environ 20 ans une question de "tout mes chums ont une maison, j'en ai donc besoin d'une" alors que vous conviendrez que chaque cas en est un d'espèce. Les gens achètent n'importe quoi à n'importe quel prix. La valeur marchande des propriétés pour la ville de Québec a depuis 10 ans augmenté de valeur de façon démentielle. Je croyais que cela durerait 5 ans mais ce n'est toujours pas terminé, bien au contraire, il faut donc s'attendre à un désastre de taille. Tant et aussi longtemps que le taux directeur demeurera en bas d'un pourcent, il n'y aura pas de problème mais si nous entrons dans une période d'inflation parce que plus personne ne veut produire, faute d'acheteurs, tenez bien votre tuque, ça va donner un grand coup. Je ne comprend pas que vous pensiez que nous vivons une diminution de la démographie, c'est bien le contraire, selon le bureau de recensement du Canada, nous sommes environ 34 millions, nous étions 31 millions en 2006, 28 millions en 2001 et 24 en 1996 c'est la seule raison pourquoi le nombre de permis de construction croît aussi rapidement, il ne fait que suivre la demande. Les taux d'innocupation des logements n'ont pas bougés depuis 12 ans. Merci et bonne journée.

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