Immobilier: la reprise réduit l'accessibilité à la propriété au Québec

Jean-François Cloutier . les affaires.com . 25-11-2009

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Il en coûte de plus en plus cher pour acheter une propriété au Québec. Photo: LesAffaires.com

Le dynamisme du marché de l'habitation au Québec a eu pour effet de faire grimper les coûts de propriété au troisième trimestre de 2009 et ce, pour la première fois en plus d'un an, selon ce qu’indique un rapport sur l'accessibilité à la propriété publié aujourd'hui par Recherche économique RBC.



«La demande de logement s'est intensifiée au Québec au cours des quelques derniers mois, et les taux hypothécaires historiquement bas ont encouragé les familles à accéder au marché, affirme Robert Hogue, économiste principal, RBC. Il s'en est suivi une augmentation de la valeur des propriétés dans plusieurs régions de la province. Toutefois, cette situation a entraîné une baisse de l'accessibilité à la propriété, quoique les niveaux se situent encore près des moyennes à long terme».


L'indice d'accessibilité à la propriété de RBC pour le Québec, qui mesure la proportion du revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de possession d'une propriété, a crû dans les quatre catégories de propriétés au troisième trimestre de 2009. L'accessibilité à la propriété étalon, le bungalow détaché, et à la maison en rangée est passée à 33,5 % et à 28,3 % respectivement. Dans le cas de l'appartement en copropriété et de la maison à deux étages, l'accessibilité s'est établie respectivement à 27,8 % et à 40,4 %.



Les hausses de prix les plus importantes de la province, au cours des derniers mois, ont été observées dans la région de Québec et dans d'autres centres à l'extérieur de la région de Montréal.


 
Dans la région de Montréal, les coûts de propriété ont grimpé de façon minime, l'indice d'accessibilité de RBC pour la région affichant une hausse de 0,4 % à 0,9 % au cours du trimestre. Bien que les ventes de propriétés existantes dans la région de Montréal aient atteint des niveaux records pour un mois d'octobre, le rapport de RBC souligne que le rythme actuel pourrait se heurter à une certaine résistance pendant la période à venir.


 
«Compte tenu du fait que les coûts de propriété demeurent un peu plus élevés à Montréal, toute hausse subséquente de la valeur des propriétés pourrait, petit à petit, tenir certaines familles à l'écart du marché, et ainsi entraîner un ralentissement de la demande», explique M. Hogue.


 
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité de RBC pour un bungalow détaché s'est établi aux niveaux suivants : 66,8 % à Vancouver, 48,6 % à Toronto, 39,2 % à Ottawa, 37,5 % à Montréal et 36,7 % à Calgary.

6 commentaires

cryss le 27-11-2009

@ jean: je m'excuse, j'ai tapé 2008 au lieu de 1980. Je me demandais si c'est correct de choisir 1980 comme base. Si on choisit 1989, par exemple, l'amplitude de la bulle est moins importante. En tout cas, c'est une bulle. Qui sont ceux qui ont profité de cette bulle? Les banques, les agents immobiliers, les propriétaires qui ont vendu au sommet, les villes qui ont augmenté les taxes selon la valeur des immeubles, les constructeurs, les vendeurs des terrains, les commerçants qui ont plus encaissé, suite aux ventes payés par l'utilisation des marges de crédit hypothécaires, etc. Selon moi, le graphique démontre que les jeunes sont les plus touchés. Ils ne peuvent plus acheter, les prix étant élevés; ou, ils ont acheté et payé un prix trop élevé comparativement à leur salaire, ce qui va réduire leur capacité de se permettre d’autres choses (vacances, REER, etc.)

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