Condos: la SCHL déboulonne le mythe de l'acheteur investisseur

Publié le 20/11/2012 à 15:33, mis à jour le 20/11/2012 à 15:47

Condos: la SCHL déboulonne le mythe de l'acheteur investisseur

Publié le 20/11/2012 à 15:33, mis à jour le 20/11/2012 à 15:47

Par Hugo Joncas

Si vous croyez que le boom de la copropriété au Québec est dû à l’afflux d’investisseurs étrangers voulant spéculer sur des unités, détrompez-vous. Selon une nouvelle étude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, cette croyance relève du mythe.


«L’étude démontre qu’en 2010, la proportion d’investisseurs sur le marché était limitée à environ 10 %», dit l’analyste de marché Francis Cortellino. Il a présenté les travaux de la Société (SCHL) à ce sujet lors de la conférence annuelle montréalaise de l'organisme sur les perspectives du marché de l'habitation, le 20 novembre.


Certains secteurs comptaient tout de même un peu plus de copropriétaires investisseurs, comme l’Île-des-Sœurs et Ville-Marie (centre-ville). Au cœur de la métropole, les «investisseurs», qui n’habitaient par leur unité de façon permanente, comptaient effectivement pour 17 % des copropriétaires. 


La SCHL a aussi examiné les données du registre foncier pour connaître la proportion d’acheteurs de l’extérieur du Québec parmi ces «investisseurs». Dans la grande région de Montréal, ils étaient peu nombreux : leur adresse était à l’extérieur de la province dans seulement 5 % des cas. Mais dans Ville-Marie, la proportion d’investisseurs non québécois atteignait 24 %.


«Donc, on ne peut pas dire que le marché de la copropriété est rempli d’investisseurs étrangers», dit Francis Cortellino.


L’analyste signale toutefois un biais dans son étude. Dans les cas où l’adresse qu’a fournie l’acheteur est au Québec, rien ne prouve qu’il ne s’agit pas de celle de son représentant local : un avocat, un courtier ou un membre de sa famille. Difficile de dire si cette «tare» modifie les données à la hausse ou à la baisse, puisque dans certains cas, des Québécois résidant ici peuvent aussi avoir donné l’adresse d’une résidence à l’étranger pour leur correspondance.


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