Le PQ, le PLQ, la CAQ et QS s'allient pour la gestion de l'offre

Publié le 31/08/2018 à 10:06

Le PQ, le PLQ, la CAQ et QS s'allient pour la gestion de l'offre

Publié le 31/08/2018 à 10:06

Par La Presse Canadienne

[Photo: 123rf]

Tous les chefs des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale se sont portés vendredi à la défense de la gestion de l’offre au moment où Ottawa et Washington tentent de finaliser le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).


Trois d’entre eux, le chef libéral Philippe Couillard, le chef péquiste Jean-François Lisée et la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé, ont convergé au siège social de l’Union des producteurs agricoles (UPA), à Longueuil, jour de l’ultimatum fixé par le président américain Donald Trump pour conclure une entente.


La porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d’agriculture, Sylvie D’Amours, avait été dépêchée pour représenter la formation politique.


En campagne au Saguenay, son chef, François Legault, a promis de se « battre » pour défendre la gestion de l’offre.


Il s’est entretenu au téléphone avec le dirigeant de l’UPA depuis Chicoutimi, entouré du président régional des Producteurs de lait du Québec, Daniel Gobeil, et du président du syndicat des Producteurs de bovins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Gilles Murray.


Le chef de la CAQ a dit à M. Groleau qu’il regrettait de ne pouvoir être présent à la conférence de presse commune et mentionné qu’il pourrait s’agir d’une journée importante.


Le PLQ a confirmé la présence de son chef, qui dit douter de la profession de foi de son rival caquiste envers la gestion de l’offre, vers 21 h, jeudi, alors que la caravane de la CAQ venait de s’arrêter pour la nuit à Chicoutimi, à 450 kilomètres de là.


L’équipe de la CAQ a revu ses plans et ajouté l’entretien téléphonique matinal à l’horaire déjà chargé du jour.


MM. Couillard et Lisée n’ont pas manqué de profiter de l’absence de M. Legault pour lui décocher quelques flèches. Avant le début de la conférence de presse, M. Lisée a dit que « c’est le seul endroit sérieux où un homme politique sérieux qui a du jugement doit être aujourd’hui ». M. Couillard a déclaré qu’il « considère absolument indispensable d’être présent ce matin, non seulement en tant que chef du Parti libéral, mais en tant que premier ministre du Québec ».


Pour sa part, Mme Massé a déploré que, selon elle, « les accords commerciaux » soient faits derrière des portes closes et que « le Québec n’ait pas de voix ».


Le sort de l’ALÉNA, et donc celui de la pérennité de la gestion de l’offre, pourrait être scellé dans les prochaines heures.


Il semblerait que le Canada soit disposé à faire des concessions


à certaines demandes des États-Unis sur son secteur laitier, qui est protégé, afin de conserver le mécanisme de résolution des différends dans une nouvelle mouture de l’accord tripartite entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.


La gestion de l’offre est le système qui encadre la production de lait, d’œufs et de volaille. Environ 60 pour cent de l’agriculture québécoise est concernée par ce système.


Dans le but de sensibiliser la population, le « Mouvement pour la gestion de l’offre » a acheté une pleine page de publicité dans certains quotidiens pour signaler que les « intérêts des Américains ne doivent pas passer avant les nôtres ».


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