Électrifier les transports, le projet du siècle de Pauline Marois

Publié le 15/02/2013 à 13:26, mis à jour le 18/02/2013 à 14:09

Électrifier les transports, le projet du siècle de Pauline Marois

Publié le 15/02/2013 à 13:26, mis à jour le 18/02/2013 à 14:09

Par Valérie Lesage

[Photo : Les Affaires]

Pauline Marois fait de l’électrification des transports le plus grand chantier économique du Québec pour le 21e siècle et elle entend mobiliser tout le gouvernement derrière cette vision au cours des prochains mois. La première ministre, qui prononçait vendredi midi une allocution au Centre des congrès de Montréal dans le cadre des événements Les Affaires, veut réduire le déficit commercial du Québec au chapitre des transports pour créer plus de richesse chez nous.


>>800 M$ de plus pour les université, promet Marois


«Plutôt que d’importer du pétrole, nous pourrons exporter notre savoir-faire, nos technologies, notre matériel et nos composantes de transport électrique. On a l’énergie, on a la volonté, on a la vision», a affirmé Mme Marois, qui souhaite que la créativité et l’innovation deviennent la signature du Québec dans le monde.


Le Québec importe chaque jour du pétrole brut pour une valeur de 30 M$, essentiellement pour ses transports.


«Cet argent sort du Québec alors qu’il pourrait être investi chez nous », a souligné la première ministre.


Elle estime que l’utilisation de l’électricité dans les transports pourrait ramener des milliards de dollars dans l’économie québécoise. De plus, l’électricité étant moins coûteuse que le pétrole, les entreprises du Québec pourraient devenir plus concurrentielles.


Le fonds de 200 M$ que son gouvernement a créé pour les transports propres servira bientôt de levier pour susciter les investissements privés. Mme Marois appelle les entreprises à la créativité pour inventer les nouvelles technologies dans l’urbanisme, le design et l’énergie.


Déterminée à exploiter le potentiel pétrolier


«Le Québec se retrouve aujourd'hui avec des surplus énergétiques importants. Nous pouvons faire de ces surplus un avantage économique», a-t-elle proposé.


Puisque l’électrification des transports est un chantier de longue haleine, la dépendance au pétrole se poursuivra et à ce titre, la première ministre se dit déterminée à exploiter le potentiel pétrolier du Québec.


«Nous le ferons avec les meilleures pratiques environnementales et en respectant les gens. Et surtout, la production pétrolière devra enrichir tous les Québécois.»


Dans les autres dossiers économiques, la première ministre a annoncé le dépôt prochain d’une nouvelle loi sur les mines et un nouveau régime de redevances. Aussi, un Plan de développement de l’industrie touristique est en préparation. Et la Banque de développement économique du Québec doit être créée au cours des prochains mois.


Financement accru des universités


Dans le dossier des universités, la première ministre demande aux parties de mettre de l’eau dans leur vin.


«Il est temps que chacun fasse des compromis et qu’après le Sommet sur l’enseignement supérieur, on passe à une autre étape, qu’on aille de l’avant tous ensemble», a invité Mme Marois.


La première ministre s’est engagée à réinvestir massivement dans les universités : 3,3% en 2014 et 8,5% en 2015. En poursuivant à la hausse le réinvestissement, les universités disposeront, a-t-elle promis, de 800 M$ de plus en subventions par rapport à cette année. Cela représente 200 M$ de plus que ce qui était prévu par le précédent gouvernement, a précisé Mme Marois.


«Je ne peux imaginer un signal plus clair du gouvernement pour illustrer à quel point nous avons à cœur la réussite de nos établissements d’enseignement supérieur.»

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