Déficit : jour de bâillon à Québec
. les affaires.com . 18-09-2009
Jean Charest juge qu'il n'avait d'autre choix que celui d'imposer le bâillon, vu l'obstruction
Ce matin, tel qu'annoncé la veille, le gouvernement s'est présenté en Chambre, en séance exceptionnelle, pour entreprendre un débat-éclair devant forcer l'adoption immédiate du projet de loi controversé, grâce à une suspension des règles normales.
Quelques minutes avant le début des travaux parlementaires, le premier ministre Jean Charest a dit qu'il fallait agir dans ce dossier dans les intérêts supérieurs du Québec pour planifier le retour à l'équilibre budgétaire, lors d'un bref point de presse.
Il a jugé que le gouvernement n'avait d'autre choix que celui d'imposer le bâillon, vu que, selon lui, l'opposition faisait obstruction systématiquement à ce projet de loi, depuis son dépôt en mai.
Pour sa part, l'opposition juge que rien ne justifiait un tel coup de force parlementaire, trois jours après le début de la nouvelle session.
Le projet de loi 40 vise à suspendre, jusqu'en 2013-2014, l'obligation faite au gouvernement d'équilibrer ses finances.
Québec prévoit faire 11 milliards $ de déficits d'ici là.
En mai et juin, dans un climat de méfiance réciproque, le projet de loi avait été étudié pendant une cinquantaine d'heures.
Colère de l'opposition
Outrés, les partis d'opposition ont parlé hier de déni de démocratie et d'arrogance de la part du gouvernement.
Selon le PQ, rien ne le justifiait d'agir de la sorte et aussi précipitamment.
Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, juge que le premier ministre Jean Charest "revient avec la bonne vieille méthode: on rentre des choses de force, on ne provoque pas des débats", comme à l'époque de son premier mandat.
"C'est le retour à l'Etat autoritaire", selon lui.
De son côté, l'ADQ déplore "une manière malheureuse de diriger", a commenté le leader parlementaire Marc Picard, en rappelant "qu'il y a une démocratie au Québec".
"Moment historique de mauvaise foi libérale", a renchéri le porte-parole adéquiste sur les questions de finances, François Bonnardel.
Quelques minutes avant le début des travaux parlementaires, le premier ministre Jean Charest a dit qu'il fallait agir dans ce dossier dans les intérêts supérieurs du Québec pour planifier le retour à l'équilibre budgétaire, lors d'un bref point de presse.
Il a jugé que le gouvernement n'avait d'autre choix que celui d'imposer le bâillon, vu que, selon lui, l'opposition faisait obstruction systématiquement à ce projet de loi, depuis son dépôt en mai.
Pour sa part, l'opposition juge que rien ne justifiait un tel coup de force parlementaire, trois jours après le début de la nouvelle session.
Le projet de loi 40 vise à suspendre, jusqu'en 2013-2014, l'obligation faite au gouvernement d'équilibrer ses finances.
Québec prévoit faire 11 milliards $ de déficits d'ici là.
En mai et juin, dans un climat de méfiance réciproque, le projet de loi avait été étudié pendant une cinquantaine d'heures.
Colère de l'opposition
Outrés, les partis d'opposition ont parlé hier de déni de démocratie et d'arrogance de la part du gouvernement.
Selon le PQ, rien ne le justifiait d'agir de la sorte et aussi précipitamment.
Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, juge que le premier ministre Jean Charest "revient avec la bonne vieille méthode: on rentre des choses de force, on ne provoque pas des débats", comme à l'époque de son premier mandat.
"C'est le retour à l'Etat autoritaire", selon lui.
De son côté, l'ADQ déplore "une manière malheureuse de diriger", a commenté le leader parlementaire Marc Picard, en rappelant "qu'il y a une démocratie au Québec".
"Moment historique de mauvaise foi libérale", a renchéri le porte-parole adéquiste sur les questions de finances, François Bonnardel.
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