Budget : la «révolution culturelle» de Bachand reste un mystère à Québec

La Presse Canadienne . les affaires.com . 24-02-2010

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La présidente du Conseil du trésor Monique Gagnon-Tremblay. Photo : lesaffaires.com

La présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, ignore ce que son collègue des Finances Raymond Bachand veut dire lorsqu'il évoque la «révolution culturelle» nécessaire pour retrouver l'équilibre budgétaire.


Plus tôt cette semaine, M. Bachand avait utilisé ces termes pour décrire les initiatives qu'il entend mettre de l'avant dans le prochain budget, où de nombreuses hausses de tarifs sont attendues.


PLUS : Raymond Bachand parle de «révolution culturelle»


En se rendant à la réunion du conseil des ministres mercredi, Mme Gagnon-Tremblay a affirmé qu'elle n'avait pas encore parlé à ses collègues et ignorait tout de la signification des termes utilisés par M. Bachand, à la suite du dépôt d'un rapport d'un groupe d'experts qu'il avait mandatés.


La présidente du Conseil du trésor a toutefois répété que l'objectif du gouvernement est de limiter la croissance des dépenses à 3,2 pour cent.


Mme Gagnon-Tremblay a ainsi rejeté l'une des propositions formulées dans le rapport du Comité consultatif sur l'économie et les finances publiques, de fixer un seuil plus bas, soit 2,5 pour cent.


"Notre cible est 3,2 pour cent, c'est déjà ambitieux, a-t-elle dit. Moi je maintiens cette cible de 3,2 pour cent."


Mme Gagnon-Tremblay n'a pas voulu donner plus de détails sur les endroits où le gouvernement entend sabrer pour contenir les dépenses publiques.


La ministre a indiqué qu'elle présentera tout cela en mars.


"Je ne peux pas aller sur la place publique pour dire, à chaque jour: voici que je vais faire, a-t-elle. C'est comme un budget."


Dans un discours prononcé mardi, M. Bachand a affirmé qu'une juste évaluation des tarifs des services publics, payés par la population, constituerait une "révolution culturelle", une expression consacrée faisant référence à une période récente de l'histoire de Chine, durant laquelle Mao Zedong a consolidé son pouvoir, à la suite d'affrontements ayant fait des milliers de morts.


 

1 commentaire

hmclellan le 24-02-2010

M. Bachand aurait mieux fait d'être plus clair sur cette expression emprunté à la révolution d'un pays communiste ayant tuer des milliers de ces citoyens... Déjà que je trouve que le Jean Charest gouverne en dictateur lorsqu'il utilise le bâillion à tout vent... Mais bon, cette expression pourrait peut-être avoir du bon si ça signifie que le changement de culture réside dans la fin de l'état providence et que les Québécois devront cesser d'attendre du gouvernement qu'il débourse pour tous les besoins de chacun, et que le gouvernement ne s'occupe que de l'essentiel... restera à définir "l'essentiel". J'aimerais aussi que cette révolution culturelle concerne en premier lieu les gouvernements, à tous les niveaux (fédéral, provincial, municipal), c'est à dire, la fin de la corruption (une belle utopie). J'ose rêver qu'en plus d'augmenter les tarifs de plusieurs services, le gouvernement aura la descence de cesser ces pratiques dans la construction qui nous font payer 30% trop cher pour nos infrastrucutres. En est-il de même pour les contrats dans d'autres domaines, comme l'informatiques, le juridique, les transports, et autres ? Je serais curieux de savoir combien le gouvernement (donc nous citoyens) économiserait si on serrait la vis aux contractants, de tous les domaines.

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