« Il est temps que politique rime avec service public »


2 commentaires sur cet article.

Rédigé par yvonstlouis le 25-03-2010

Je retrouve dans cet article les bases même de mon essai "l'état entrepreneur" dont j'ai publié les prémices sur Facebook. À la base je crois plutôt qu'on ne définit pas ce qu'est un état. J'irais jusqu'à dire que nous essayons en fait de reproduire l'empire romain dans nos usages. Cela peut paraître farfelu comme affirmation pourtant quand on lit sur la vie privé de cette époque et que l'on compare avec aujourd'hui, la différence est mince. En fait ce que je vois c'est des politiciens qui sont chargé de mettre à la disposition de leurs amis tout les biens de l'état pour qu'ils fassent encore plus d'argent. Un peu comme les Triumvir à l'époque de César. Un état entrepreneur dans mon livre à moi, serait indépendant des groupes de pressions et aurait une connaissance pratique du domaine sur lequel il veut légiférer. Il faut quand même un porte parole de la collectivité. C'est difficile d'en conceptualiser un. La démocratie apparaît comme une bonne chose. Pourtant elle n'est que le pouvoir de l'ombre. Selon "les carnets du midi" publié par les secrétaires d'Hitler, Hitler se voyait comme un acteur qui débitait un discours auquel il ne croyait pas...Si c'est vrai est-ce que l'on a changé aujourd'hui?

Rédigé par quebecdroite le 20-03-2010

Je dois te féliciter jeune homme, car tu as touché un des problèmes fondamentaux du Québec. On a un sérieux problème de démocratie au Québec, plus le pays est petit, plus il est facile d’être contrôlé par quelques groupes d’intérêts. 1)Quant vous avec un pouvoir syndical qui contrôle plus de 81 % de la fonction publique, tu leur donnes beaucoup de pouvoir sur l’État pour empêcher tout réforme syndicale (ex : abolition de la formule Rand) 2)Le refus systématique du gouvernement Charest de faire une enquête publique sur la construction, incite à la collusion, corruption, copinage avec certains groupes d’intérêts financiers. Changer de mode de scrutin en proportionnel serait un bon début, comparés au mode de scrutin majoritaire uninominal elle donne la capacité de refléter davantage la volonté populaire exprimée par le vote de l'électorat, de diminuer les distorsions du vote et de favoriser le pluralisme politique. En ce sens, ils amènent une amélioration considérable à l'exercice démocratique que constitue une élection. Mais ceci ne suffit pas !, Voici une citation de Jean Luc Migué, excellent économiste canadien avec beaucoup de sagesse. «Il nous faut des cours de justice et des corps de police pour nous protéger contre ceux qui enfreignent les lois, mais aussi des cours constitutionnelles pour nous protéger contre ceux qui font les lois ou qui les appliquent.» Pigé dans les finances publiques pour mousser les politiciens aux pouvoirs doivent être perçus comme un trait permanent de la politique. Pour limiter l’expansionnisme naturel de nos politiciens à dépenser l’argent des autres, il faut implanter des règles budgétaires sévères, en voici deux. 1)La super majorité : La Californie exige une majorité des 2/3 du Parlement pour approuver le budget. Il a fallu une simple majorité, qui est dans notre système scrutin uninominal, ne veut pas dire grand-chose (Parti libéral, devenu majoritaire avec 28 % de l’électorat), pour faire accepter des budgets déficitaires en plus sous bâillon. 2)Règles budgétaires et fiscales : L'expérience américaine montre que cette sorte de contraintes fonctionne bien là où on les prévoit. Vingt-sept États américains imposent des restrictions légales à la latilfte des législateurs d'imposer des taxes et d'augmenter leurs dépenses. Ainsi, la constitution du Colorado stipule que la croissance des dépenses de l'État ne peut être supérieure à l'augmentation de la population plus l'inflation. On se crée des lois pour se protéger contre les criminels, on doit se crée des lois constitutionnelles pour se protéger contre les politiciens. Une démocratie directe est aussi nécessaire Exemple en Californie : si on constate qu’un gouverneur se fait élire sur de fausses prémisses ou il est tout simplement incompétent, le peuple a le droit de le destituer avant son terme par un nombre requis d’électeurs signant une pétition, ‘Recall by the voters’. Les Suisses ont très bien compris. Les Suisses ne considèrent pas comme pleinement démocratiques les pays où le peuple ne peut qu’élire des représentants et perd tout pouvoir de décision en dehors des élections. Comme le peuple n’a pas le temps de prendre lui-même toutes les décisions politiques, il élit des représentants qui légifèrent et gouvernent. Ces représentants ne sont toutefois pas autorisés à confisquer le pouvoir. Le peuple conserve en effet la possibilité d’intervenir dans les affaires publiques en lançant des référendums (refuser une décision des élus) et des initiatives (proposer une modification de la législation) : si le nombre requis de signatures est atteint, une votation populaire doit être organisée dont le résultat s’impose aux élus. J’espère quant les jeunes vous allez devenir les futurs décideurs, vous n’oublieriez pas ces principes fondamentaux de bonne démocratie, malheureusement beaucoup de notre génération les a oubliés pour maintenir cette avidité de garder le pouvoir. Bien à vous,

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