Vincent Marissal, le candidat solidaire «profondément de gauche»

Publié le 03/04/2018 à 13:50

Vincent Marissal, le candidat solidaire «profondément de gauche»

Publié le 03/04/2018 à 13:50

Vincent Marissal s'est présenté aux côtés de Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, les deux co-porte-parole de Québec solidaire. (QS)

L'ex-chroniqueur Vincent Marissal a confirmé, mardi, qu'il sollicitera l'investiture de Québec solidaire dans Rosemont et qu'il y affrontera donc le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. D'ici à ce que la campagne électorale débute, il sera conseiller spécial en affaires publiques pour le parti et donc salarié de l'aile parlementaire.


Vincent Marissal s'est présenté d'emblée à la presse en affirmant: «j'ai toujours été un gars de gauche; je suis profondément un homme de gauche».


Nationalisation des richesses


Pour ce qui est du programme de Québec solidaire, qui prône notamment la nationalisation des forêts, des mines, de même que la gratuite scolaire, M. Marissal a estimé qu'il fallait avoir au moins le loisir d'en débattre.


«La nationalisation des richesses naturelles: les pays qui ne le font pas en ce moment, notamment les pays africains _ et c'est malheureux _ et qui se font piller leurs ressources par des puissances étrangères, on les regarde un peu de haut en disant "mais vous vous faites piller vos ressources naturelles". Alors pourquoi nous, ici, on ne serait pas capable d'avoir au moins le débat sur la chose», a-t-il demandé.


Il a utilisé le même raisonnement pour la gratuité scolaire. «Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas débattre de gratuité scolaire? Et il y a tout de suite quelqu'un qui sort pour dire "vous êtes des pelleteux de nuages; ça n'a pas de bon sens; on ne peut pas faire ça". Moi, je revendique le droit de débattre de ça.»


Approché par tous les partis


Il a nié avoir approché le Parti libéral du Canada pour être candidat dans Outremont, comme l'affirmait le chroniqueur politique Bernard Drainville. Il a indiqué qu'il a toujours eu des contacts avec plusieurs partis politiques, à titre de chroniqueur dans ce domaine.


«Non, il n'y a pas eu d'offre de services. Je connais beaucoup de monde au Parti libéral, de fait je connais beaucoup de monde dans tous les partis. Sachez qu'au cours des 15 dernières années, tous les partis fédéraux, provinciaux et même municipaux, sauf le Parti conservateur _ qui visiblement avait compris quelque chose _ tous ces partis-là au cours des 15 dernières années, m'ont approché d'une façon ou d'une autre», a-t-il expliqué, pour justifier les contacts qu'il a eus.


«Je connais aussi Justin Trudeau. Je précise: ce n'est pas un ami; c'est quelqu'un que j'ai connu d'ami en ami et même avant qu'il vienne en politique», a-t-il ajouté.


Rosemont et Lisée


Interrogé à savoir pourquoi il choisissait Rosemont, nuisant ainsi au chef du Parti québécois, un parti avec lequel Québec solidaire avait envisagé un rapprochement, M. Marissal a répondu qu'il vivait dans cette circonscription et y élevait sa famille. «Je ne vois aucune raison de me sentir mal», a-t-il répliqué.


Il a lancé qu'il y allait «pour gagner» et devenir député de Québec solidaire.


Souverainiste


Quant à ses convictions souverainistes, il affirme que «la relance du mouvement souverainiste passe par une nouvelle approche» que propose, selon lui, Québec solidaire.


Invité à justifier ses écrits laissant entendre que la souveraineté était un concept usé, dépassé, il a admis qu'après la défaite référendaire des souverainistes en 1995, une période «démoralisante» de «lassitude, de résignation» s'en était suivie et l'avait donc affecté lui aussi.


 


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