Une bulle immobilière au Canada ? Pas de quoi paniquer


51 commentaires sur cet article.

Rédigé par Incubus le 08-09-2010

http://seekingalpha.com/article/224257-canadian-housing-another-debt-fueled-bubble?source=feed

Rédigé par nanana le 07-09-2010

Bonjour. @monsieur pbrasseur et incubus. Les banques sont beaucoup plus responsable, selon moi, que l'État. A preuve, les hypothèques consenties sans mise de fonds alors que depuis novembre 2008, elles devraient être de 5%. Ce n'est pas sans raison que la SCHL devra faire ses propres devoirs et non de se fier aux banques. Merci et bonne journée

Rédigé par le 03-09-2010

@pbrasseur....- mais bien un accroissement quasi exponentiel du crédit lui même soutenu par des conditions artificielles créées de toutes pièces par l'état...vous avez les même pensées que moi mais diable pourquoi cette 'bulle de crédit' parcourt-elle la globale du même instant, Pourquoi?

Rédigé par nanana le 03-09-2010

Bonjour. @monsieur Incubus. Merci beaucoup pour cet excellent article. J'aimerais tout de même ajouté que les marchés de Vancouver-Victoria et Edmonton-Calgary doivent être les champions de la future déconfiture immobilière. Concernant la stagnation, c'est ce qui est survenue entre 74 et 80 (plus ou moins) étant la résultante d'une inflation démentielle, le gouvernement fédéral sous la gouverne de Feu Pierre. E. Trudeau qui a passer une loi pour restraindre l'augmentation du coût de la vie et tout ce qui en découle. La Continental Bank d'Alberta avait fait faillite à l'époque et il fallait que le gouv. mette le pied à terre pour arrêter l'hémorragie. @monsieur réaliste1 voici le document émanant du cabinet du Ministre Flaherty concerant la décision d'augmenter la mise de fonds de 5% à 10%. Beaucoup d'autres mesures sont en voie d'être délibérées touchant le consommateur mais surtout sur les pratiques de la SCHL, toutes des raisons pour laquelle j'ai décidé de faire une étude complète des pratiques de la SCHL. @pbrasseur et mortderire, vos commentaires s'entrecoupent et se complètent puisque 75% (j'ai faits une enquête profonde pour arriver à ce résultat ;) de vos propos sont pertinents. Avec deux fois 75%, vous nous donnez donc un rendement de 150%, qui dit mieux. ;). Merci et bonne journée.

Rédigé par Incubus le 03-09-2010

Il y a déja 357 000 détenteurs d'hypothèque qui ont déjà de la misère à payer leur hypothèque. http://www.financialpost.com/news/Housing+will+banks+next+sore+spot/3466046/story.html

Rédigé par pbrasseur le 03-09-2010

@Mortderire - Bonjour, je ne pense pas qu'il y ait malhentendu, de mon point de vue vos arguments correspondent très bien à ceux du grand lobby immobilier. D'un côté vous essayez de rationnaliser l'irrationnel avec des arguments sur la démographie, le manque d'espace, le (soit-disant) plus grand conservatisme de notre marché, ou encore en disant que nous partions de plus creux.etc... De l'autre vous parlez de stagnation, ce qui dans le langage des chantres de l'immobilier équivaut à "retour à la normale", "stabilisation du marché". Je suis en désaccord avec tout ça et je crois avoir largement étayé pourquoi sur ce fil, je pense que le marché actuel vit sur du temps (et de l'argent) emprunté, que le "retour à la normale" se fera effectivement éventuellement mais que "normale" n'a rien à voir avec ce qui a cours présentement.

Rédigé par Incubus le 03-09-2010

@ pbrasseur Vous perdez votre temps à fournir des arguments pour convaincre Mortderire. Le concept de stagnation des prix est une invention. Cela n'existe pas, les prix montent ou baissent, la stagnation d'un marché est une simple hésitation temporaire à savoir si la hausse se poursuit ou bien s'il y a un renversement de tendance. Croire qu'une stagnation des prix peut durer 10 ans est le comble de l'absurde. @ SB Le marché est fait par les dernières transactions. Dans le cas de votre maison, si le voisin vend sa maison à un prix X, alors le prix X devient la référence comme prix de vente.

Rédigé par Mortderire le 03-09-2010

@ pbrasseur... Je suis un peu étonné par votre dernier commentaire. Vous me demandez de justifier la croissance du marché immobilier, alors que j'ai dit maintes et maintes fois que j'entrevois plutôt une décennie de stagnation... Les prix ont connu une telle hausse dans les années 2000 que je vois mal comment ça pourrait continuer ainsi. Par ailleurs, je vous ai donné amples statistiques sur la population montréalaise : elle est en croissance constante, surtout depuis 2006, et les statistiques par tranches d'âge montrent que les 30-50 ans sont significativement plus nombreux que les plus de 50 ans. Cela devrait logiquement assurer la stabilité du marché. J'ai aussi signalé que les espaces vacants pour construire à Montréal sont de plus en plus rares.

Rédigé par Réaliste1 le 02-09-2010

@ M. YBertrand. Excellent dernier commentaire et merci pour le lien SCHL. Je suivrai avec attention vos futures découvertes sur la nouvelle réforme SCHL. Au fait, j'ai constaté sur ce lien que l'endettement maximal permis par la SCHL (Ratio ATD - Amortissement total de la dette) est maintenant limité à 45% (il était de 40% il n'y a pas si longtemps)...!! 45% du revenu brut avant: le paiement des impôts, épicerie, assurances, entretien et essence du/des voitures, sorties, restaurants, loisirs, voyages, etc., etc... C'est aberrant et cela encourage justement l'achat de résidences trois fois trop grande pour les besoins. Et que la mise de fonds minimale de 5% puisse être empruntée, cela aussi ne fait pas de sens à mon avis. Il n'y a pas si longtemps encore, cette mise de fonds minimale de 5% devait obligatoirement provenir d'argent ÉPARGNÉ. Il me semble que c'est un minimum afin de démontrer un peu de sérieux pour un projet de cette envergure qu'est l'achat d'une résidence. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire concernant la nouvelle réforme SCHL afin de revenir à un niveau de risque égal à il y a 5 ans.

Rédigé par pbrasseur le 02-09-2010

Pour mieux comprendre ce qui a nourri l'immobilier Canadien ces dernières années et à quel point cette croissance est insoutenable: http://www.themarketfinancial.com/more-on-canadas-housing-bubble-and-debt-levels/56872

Rédigé par pbrasseur le 02-09-2010

@Mortderire - Non le marché immobilier n'est pas un jeu de chaise musicale, pour qu'il croisse il faut impérativement un afflux constant de nouveaux acheteurs. Ce que vous ne semblez pas comprendre c'est que pour que les prix montent ou reste stables il faut que la demande soit supérieure ou égale à l'offre. Or cette demande à été soutenue non pas par la démographie, ni l'augmentation des revenus, encore moins un accroissement de la productivité, mais bien un accroissement quasi exponentiel du crédit lui même soutenu par des conditions artificielles créées de toutes pièces par l'état. La seule façon pour la population Canadienne de maintenir ce rythme serait d'augmenter son taux d'endettement. C'est impossible que ça dure encore bien longtemps. D'autant plus que le taux de propriété et déjà à un niveau record de 70%. Que va faire le marché immobilier afin de recruter des acheteurs pour nourrir "la bête", il va faire comme Hitler et envoyez des enfants au front?

Rédigé par nanana le 02-09-2010

Bonjour. Il y a aussi malheureusement beaucoup de nouveaux acheteurs, surtout depuis cinq à dix ans qui achètent une maison trois fois trop grande que leurs besoins. Je suis d'accord qu'il faut que les rêveurs cessent car c'est beau de vouloir réaliser leurs rêves mais faut-il aussi s'assurer que l'on peut se les payer. Les trois nouveaux quartiers cossus (hormis Sellery qui est le Westmount de Québec) sont Lebourgneuf, St-Augustin et Cape Rouge. Cependant on y retrouve presque pas d'enfants. Ce sont les méthodes et principes des DINK (double income no kids). Leurs populations étant essentiellement composées des 30 à 40 ans. Ces grosses cabanes mal constuitent par dessus le marché, ne servent qu'à se farder rien de plus. Nos parents nous répétaient sans cesses qu'il est préférables de manger du steak tous les jours et avoir une petite maison, que de manger du baloné dans un château. Je crois que quoiqu'ils étaient nés au début du siècle dernier, ils ont connu la misère des années 29-39 suivis de la II guerre mondiale mais que depuis, plus nous avançons dans le temps et plus les gens ont des comportements financiers inappropriés et éduquent leurs enfants dans la ouatte. Après deux génération, ces derniers se retrouvent tous avec une dure réalité. Si c'est ce qu'il faut pour que les gens s'assoient pour faire un budget, well so be it. Merci et bonne journée.

Rédigé par Mortderire le 02-09-2010

@ pbrasseur... Je pensais avoir répondu à cette question en vous donnant les statistiques sur les différentes tranches d'âge de la population montréalaise ainsi que sur la croissance soutenue de la population totale. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le marché immobilier est pour une bonne part un jeu de chaises musicales. Les jeunes achètent d'abord un condo, puis ils le vendent pour acheter un plex, qu'ils peuvent troquer pour une maison à deux étages, qu'ils vendent quand les enfants ont grandi pour retourner en condo à la retraite, etc.

Rédigé par SB le 02-09-2010

@P.Brasseur. Le problème avec votre argumentaire c'est qu'au Canada, la majorité des gens qui possèdent une maison ont payés la majorité de leur hypothèque (boomers). Par contre, ceux qui ont acheté aux cours des dernières années sont à risque puisqu'ils n'ont pas encore rembourser assez de capital. Toutefois, s'ils n'ont pas l'intention de vendre leur maison, même s'il y a une chûte, elle sera sur papier seulement. En ce qui a trait aux Boomers, ils ont probablement payer leur bungalow 65 000$ dasn les années 70-80 et peuvent maintenant le vendre facilement pour 250 000$. Même si le marché baisserait de 50%, c'est toujours 125 000$ donc plus que ce qu'ils ont payé. c'est pas un gros rendement, mais ça leur a assurer une qualité de vie pour 30 ans. Je suis dasn la trentaire et je ne pense pas vendre ma maison avant un autre 30 ans. que le marché baisse de 25% ne m'enpêcherait pas de dormir puisque j'aime ma maison et dans 30 ans, je crois qu'elle aura pris de la valeur et m'aura permis d'avoir une qualité de vie. De plus, je trouve que votre discours est différent de celui que vous tenez pour les actions. Si vos actions de P&G baissait de 20%, est-ce que vous venderiez? Alors, si les maisons baisse de 20%, pensez-vous que le gens vendront leur maison? Posez la question c'est y répondre... SB

Rédigé par pbrasseur le 02-09-2010

@Mortderire - Vous me dîtes que ceux qui possèdent déjà une maison ne courent pas trop de risques notamment au Québec à cause des conditions selon vous acceptables de l'économie locale. Admettons. Mais l'histoire ne se termine pas là, pour que le marché se maintienne et "stagne" comme vous dîtes il faut qu'il reste suffisamment d'acheteurs pour que les vendeurs ne finissent pas par baisser leur prix. En fait il faudrait énormément d'acheteurs car le marché a été en ébullition ces dernières années. Or là les choses risquent de se gâter considérablement. Je ne crois pas que j'ai besoin de vous démontrer que l'orgie de crédit de la dernière décennie a fait que la demande passée a beaucoup empiété sur la demande future (C'est la nature de l'endettement: on mange l'avenir), par définition tous ces acheteurs qui ont devancé leur achat seront des acheteurs en moins pour l'avenir. Bref pour dire que le marché va stagner (ie: se maintenir) il vous faut démontrer que le nombre d'acheteurs va continuer d'égaler au moins le nombre de vendeurs. Une impossibilité mathématique je crois. Or c'est ce qui coule toutes les bulles: le manque d'acheteurs.

Rédigé par Mortderire le 02-09-2010

@ pbrasseur... Je vais vous dire le fond de ma pensée. Je pense comme vous que nous ne pouvons pas continuer sur la lancée des dernières années, que l'élastique a été étiré au maximum et qu'il est urgent pour les ménages surendettés de se désendetter. Je pense entre autres à ceux qui ont des hypothèques à des taux artificiellement bas de 2%-3%. Je trouve irresponsable de faire un achat en budgetant à ces taux. Personnellement, je vérifie toujours si je peux supporter une hypothèque à 6% avant de procéder. Ceux qui se sont mis le couteau sur la gorge devraient donc profiter de l'accalmie sur les taux qui devrait durer au moins deux ans encore (selon ce que me dit ma boule de cristal) pour assainir leur bilan et faire disparaître toutes les dettes de consommation. Pour que nous assistions à une débâcle immobilière, il faudrait je pense un alignement négatif de toutes les planètes : crise économique, chômage, inflation, hausse importante des taux d'intérêts. Or pour l'instant, on parle davantage de déflation que d'inflation ; le Québec s'en tire plutôt bien sur le plan du chômage ; et je vois mal la Banque du Canada hausser ses taux, contrairement à la Fed, et risquer de produire des dégâts auprès des citoyens endettés. J'envisage donc pour ces raisons un dégonflement de la bulle sur quelques années, par stagnation du marché montréalais. Je suis d'accord aussi pour dire qu'il ne suffit pas de rêver d'une maison pour l'acheter. Je soulevais l'élément émotionnel simplement pour dire que ce rêve est si important pour beaucoup de gens qu'ils semblent prêts à bien des sacrifices pour le réaliser (c'est-à-dire couper partout pour le réaliser, notamment dans les épargnes). Enfin, toutes ces discussions sur l'éclatement ou non d'une bulle sont pour moi positives en ce sens qu'elles envoient un message sérieux aux gens surendettés.

Rédigé par pbrasseur le 02-09-2010

@Mortderire - Je comprends très bien l'aspect émotif de l'immobilier seulement la question n'est pas là, simplement vouloir quelque chose ne signifie pas qu'on peut l'avoir. C'est un problème de marché, plus précisément de la viabilité de ce marché. Les gouvernements (entre autre Canadien et Américain avec leur banques centrales respectives) ont joué sur le côté attirant des maisons pour favoriser ce marché, leur but étant de stimuler l'économie et de rendre la propriété accessible au plus grand nombre. Ils l'ont fait grâce à la réglementation et en jouant sur les taux d'intérêt, même en achetant carrément des hypothèques, ce faisant ils ont permis ce qu'on appelle "le crédit facile" et ils ont brisé l'équilibre naturel du marché qui empêchait jadis les moins solvables d'obtenir un prêt et de trop s'endetter (et le marché de surchauffer). Le problème c'est que si on peut temporairement induire les marchés en erreur ils finissent toujours par vouloir retrouver leur point d'équilibre (c'est ce qui les rend si efficace). C'est ce qu'on voit présentement aux USA. Comme je vous disais, au Canada le déséquilibre est au moins aussi profond et la correction aussi inévitable, reste à savoir quand et comment mais une chose est certaine ça ne va pas être plaisant.

Rédigé par Mortderire le 02-09-2010

@ Réaliste... Oui, je suis d'accord que ce n'est peut-être pas un bon point d'entrée. Un couple d'amis à moi qui veulent s'acheter une maison me posait récemment la question, mais il n'est pas si facile de donner une réponse claire, car une éventuelle baisse des prix sera nécessairement liée à une hausse des taux d'intérêt et des mensualités. Or si le marché devait simplement stagner sur plusieurs années, gagnent-ils vraiment beaucoup à rester locataires et à donner 1500 $ par mois à leur proprio ? C'est un dilemme. Peut-être qu'un pari possible, ce serait d'attendre un peu pour voir si les USA retombe en récession en 2011 (le fameux W) et si cela occasionne une baisse du marché au Québec. Si oui, le point d'entrée serait meilleur à ce moment-là, comme à la fin 2008-début 2009 (après le crash de l'automne 2008) où les prix avaient légèrement fléchi. (Note : ces remarques ne visent que Montréal, car je conçois que ça peut se passer très différemment ailleurs.) À propos de la population montréalaise : ce qu'il faut bien comprendre, c'est que même si les taux d'immigration ou d'arrivée des jeunes des régions n'augmentent pas et restent constants, tous ces gens qui arrivent année après année augmentent la population totale. Or Montréal est une île avec un espace limité. Un promoteur en construction me disait il y a quelques mois que d'ici peu (2 ou 3 ans, je crois) il ne restera plus un seul espace vacant pour construire dans la ville même de Montréal. @ pbrasseur... Je pense qu'il faut aussi regarder toute l'industrie domiciliaire à la lumière de la tendance cocooning qui est très puissante. Les gens veulent se créer un environnement où ils seront bien (cinéma maison, spa, cuisine rénovée, sous-sol fini pour divertissement, jardins fleuris, piscine hors terre, etc.). Ce désir qui est très fort aujourd'hui est, je crois, la cause fondamentale derrière le fait que les gens sont prêts à mettre autant de fric dans leurs maisons. La population fait aujourd'hui cette équation : avoir la maison de mes rêves = bonheur, réussite, prendre soin de ma famille. Cet aspect émotionnel joue sûrement un rôle important dans toute cette affaire.

Rédigé par pbrasseur le 02-09-2010

@Mortderire - "Il peut y avoir un problème pour ceux qui sont entrés sur le marché en 2009 ou en 2010 et qui se trouveraient forcés de vendre dans des circonstances non favorables.". Bien évidemment, c'est comme dans n'importe quelle récession, même si le chômage double ou triple au moins 80-90% des gens conservent leur emploi, ça ne veut pas dire que ce n'est pas grave loin de là. C'est bien sûr aussi du cas par cas, je connais des gens prudents qui n'ont jamais crû à la valeur gonflée de leur maison et sur qui une baisse des prix glissera comme de l'eau sur un canard, enfin presque... Par contre il faut comprendre que l'immobilier c'est tellement gros et ça a pendant si longtemps attiré tant de ressources et de capitaux que la structure même de l'économie s'est transformée autour de ça. Des entreprises des "briques&pierres", des "portes&fenêtres" y'en a à la pelletée, c'est rendu qu'un plombier gagne plus qu'un médecin. Je lisais mon journal local ce matin, au moins 18 pages sur 70 consacrées aux annonces et chroniques immobilières. Nous avons bâti une économie de sur-consommation basée sur ces actifs stériles, le tout financé par une insoutenable croissance du crédit et de l'endettement. Et c'est justement ça le problème: ce modèle économique n'est pas viable. Les ménages ont cessé d'épargner misant à la place sur la valeur de leur maison, parfois même pour emprunter et consommer davantage. Ce qu'il faut comprendre, ce qui est en jeu ici c'est un modèle économique non viable qui doit en partie disparaitre. C'est la signification de ce qui est en train de se passer aux USA (toujours en avance dans les tendances...) avec toutes les douleurs que l'on sait, d'une façon ou d'une autre, tôt ou tard, le Canada qui a suivi le même modèle ne fera pas exception.

Rédigé par Réaliste1 le 01-09-2010

@Mortderire. Je parle du marché immobilier en général mais je considère que cela pourrait également s'appliquer à Montréal. À propos de l'offre et de la demande future, je mentionnais que l'offre de résidences à vendre sera supérieure à aujourd'hui (hausse de la mortalité, mouvement vers résidences de personnes âgées, etc.) tandis que la demande d'achat de résidences ne devrait pas être supérieure à aujourd'hui. En effet, je ne vois pas pourquoi plus d'immigrants viendraient s'établir à Montréal durant les prochaines années comparativement à aujourd'hui (Et encore faudrait-il que ceux-ci soient particulièrement fortunés afin de devenir propriétaire au niveau où les prix se situent présentement). Également, je ne vois pas non plus pourquoi il y aurait un plus grand nombre de jeunes provenant des régions venant s'établir à Montréal durant la prochaine décennie comparativement à aujourd'hui. Donc, ma conclusion est que la demande de biens immobiliers devrait demeurer constante durant la prochaine décennie tandis que l'offre devrait s'accroître considérablement. À mon avis, c'est le scénario le plus probable. En terminant, dois-je comprendre de votre dernière intervention que vous êtes en accord à l'effet qu'il ne s'agit vraiment pas d'un bon point d'entrée pour les nouveaux acheteurs (2010)??

Rédigé par Incubus le 01-09-2010

@ klettre L'ampleur de la baisse est facile à prévoir, c'est seulement de la façon que la bulle va se dégonfler qui est un peu plus complexe. La dernière bulle immobilière au Canada a pris environ 10 ans avant d'atteindre son creux vers l'an 2000. Le graphique indique que lors de la dernière bulle, l'indice normalisé a atteint 1,3 présentement, il est de 1,8 ! En l'an 2000 le creux du dernier cycle, l'indice a atteint environ 0,9. Il est donc raisonable de croire que l'indice peut retourner à cette valeur sur une période de 10 ans compte tenue du niveau d'endettement historique des ménages. En conclusion une baisse de 50% de l'immobilier sur une période de 10 ans est du domaine du possible. http://bulle-immo-quebec.hautetfort.com/media/00/01/1821246461.jpg

Rédigé par nanana le 01-09-2010

Bonjour @messieurs pbrasseur et mortderire. Vous avez, je crois, tous les deux raison, je dirais même que vos informations se complètent. Tel que je l'exprimais dans un blogue précédent, 1- quel est le pourcentage des personnes dont leur maison sont payées au parc immobilier 2- du reste, combien de personnes par rapport au nombre d'hypothèques, ont il dû passer par la SCHL pour allez quémander. Lorsque l'on aura répondu à ces questions nous aurons une meilleure idée de ce qui s'en vient. Je crois fermement qu'il y a bulle, vous devriez voir la démence à Québec, sur les 7155 permis de construction il n'y a que 1131 pour la construction de logements, la très grande majorité des permis sont pour la construction de condos qui ne se vendent plus depuis un an. Je me suis assi apperçu que les gros promoteurs qui ont demander un permis pour condos et appartements construisent les condos en premier et laisse tomber le volet appartements. Il ne reste qu'un minorité de construction unifamiliale et encore, un certains nombres de promoteurs de maisons ont faits faillites l'année dernière, ces chiffres proviennent du rôle de la Ville de Québec, amendé le 4 mai dernier et couvre les trois dernières années. Pour ajouter à la turpidité qui semble être générale, il y a eu des annonces de nombreux grands projets dits verts (encore une fois des condos de luxe) en 2010 à Québec. Un de mes amis qui a une propriété à logements, construite en 1978, a vu son évaluation de la ville passer de 375,000$ à 495,000$ sans qu'il n'ait effectué que 20,000$ de rénovation. Nous avons d'ailleurs fait construire au lieux d'acheter les génilles des autres car c'était moins dispendieux alors qu'lle dépasse les normes de Novoclimat. Merci et bonne journée

Rédigé par Mortderire le 01-09-2010

@ pbrasseur... Il peut y avoir un problème pour ceux qui sont entrés sur le marché en 2009 ou en 2010 et qui se trouveraient forcés de vendre dans des circonstances non favorables. Mais ce segment des propriétaires n'est sûrement pas majoritaire. Ce n'est pas pcq certains se retrouvent coincés par imprudence qu'il faut en tirer des conclusions pour l'ensemble des proprios. Pour la majorité d'entre eux, la hausse post-crise (2009-2010) et une baisse éventuelle en 2011 n'auront été que théoriques.

Rédigé par pbrasseur le 01-09-2010

@Mortderire - Personne ne dit que les choses se dérouleront comme aux USA avec une crise bancaire, des tas de défauts de paiement de gens qui "perdent" leur maison. Au Canada nous aurons sans doute une débâcle beaucoup plus "civilisée", mais ça ne veut pas dire qu'à terme les dommages sur les finances des ménages et dans l'économie Canadienne ne seront pas aussi grands. La valeur des actifs des ménages Canadiens ne peut diminuer de 20% et même plus sans que cela ne cause de sérieux problèmes, sans parler du problème de "negative equity" qui en affectera plusieurs. Vous avez l'air de croire que le scénario le moins pire serait une longue stagnation. Vous avez tort. Vous connaissez l'expression "short term pain for long term gain"? Disons qu'un longue stagnation ou un lent déclin serait l'inverse: "short term gain for long term pain". En passant saviez vous qu'au niveau de la protection résidentielle la SCHL n'a pu que faire "break even" l'an passé? Et la crise n'est même pas commencée...

Rédigé par klettre le 01-09-2010

Plusieurs bons commentaires. J'aimerais ajouter quelques points. Je suis d'accord avec tous ceux qui crois à une bulle immobilière. Je ne me risque pas à un poucentage, de toute façon, celà dépend beaucoup des régions. Le point que j'aimerais ajouter. Depuis 10 ans, le prix des maisons à la revente a doublé, tandis que les contructions neuves n'ont grimpées que de 30 à 50%. Celà a pour effet que depuis 2 ans, plusieurs ménages se construisent car cela ne revient pas beaucoup plus cher (selon eux). J'ai à peine 24 ans, et dans mon entourage (amis), il y a beaucoup plus de jeune qui se construisent une maison neuve que ceux qui vont sur le marché de la revente. Et, la plupart de ces jeunes sont pris à la gorge (sans le savoir) et à la merci des hausses des taux à venir. Donc, il y a un tas de nouveaux développements, des ménages pas très solides face aux imprévus, et les vieux développements résidentiels se videront peu à peu car plusieurs retraités rechercheront des condos afin de ne plus avoir d'entretien à faire et avoir le temps de voyager. Donc, avec la hausse des taux, le veillissement de la population et un tas de nouveaux développements, je crois avant tout à une baisse des prix d'ici peu.

Rédigé par nanana le 01-09-2010

Bonjour. @monsieur réaliste1. Les données de Statistiques Canada proviennent des recensements. L'immigration vers les grands centres n'est pas d'aujourd'hui mais je conviens qu'il y a accélération depuis quelques années. Ces données démontrent qu'il y a de plus en plus de retraités qui déménagent dans les grands centres parce qu'ils veulent demeurer près des services, dont les hôpitaux, tout à fait normal, l'âge vient avec des maladies de plus en plus complexes. Je voudrais bien vous donner les tranches mais je ne m'en souvient pas. Probablement que cette accélération est dû à la baisse générales des prix des maisons dans les régions. Chicoutimi, Val-d'Or, Rouyn-Noranda et Sherbrooke pour ne nommer que celles-ci sont toutes des centres où vous trouvez de vrais hôpitaux. Merci et bonne journée. Les nouvelles normes de la SCHL ne s'arrêtent pas au point où il sont rendu. Si vous avez suivis le blogue des investigateurs le lien que vous demandiez alors que j'avais quitté ce blogue est le suivant : http://www.fin.gc.ca/n08/data/08-051_1-fra.asp#foot5 Vous pourrez y constater qu'"À l'heure actuelle, on peut obtenir une assurance hypothécaire garantie par le gouvernement pour les hypothèques dont le ratio prêt-valeur ne dépasse pas 100 %. Cette limite sera ramenée à 95 %. Les emprunteurs pourront emprunter la mise de fonds de 5 %, mais ce montant ne sera pas assuré par le gouvernement dans le nouveau régime de garantie". Or ce lien founis par un blogueur est un des trois communiqués sur lequel reposait mon argumentation. Pour plus d'information, veuillez vous référer au blogue des investigateurs "messages aux européens". Merci et bonne journée.

Rédigé par Mortderire le 01-09-2010

@ Réaliste... Il y a qq chose de contradictoire dans votre commentaire. Vous commencez par dire que les boomers ne manqueront pas de successeurs pour acheter leurs maisons, puis vous dites ensuite que l'offre sera au contraire beaucoup plus grande que la demande. Je ne suis pas sûr de bien vous suivre. Les statistiques officielles sur la population montréalaise contredisent l'idée que l'offre sera nécessairement plus abondante que la demande. Cela dit, ce qui est vrai pour le marché montréalais (nourri par l'immigration et l'arrivée des jeunes provenant des régions), ne l'est sans doute pas dans d'autres parties du Québec. D'où l'importance encore de procéder à une analyse spécifique et ciblée des différents marchés.

Rédigé par Mortderire le 01-09-2010

@ pbrasseur... Libre à vous de trouver risible le CD Howe, mais quant à moi, je ne vois pas ce qu'il y a de risible dans le fait que la SCHL exige des banques canadiennes que leurs clients assurés se qualifient avec des preuves de revenus (T4 et relevés d'emplois) pour le taux fixe de 5 ans. Cela pour s'assurer de la capacité de payer des emprunteurs et éviter les défauts de paiement. Dans les années de folie subprime aux USA, on ne demandait RIEN aux emprunteurs, on prêtait à n'importe qui avec des taux progressifs, etc. Pas étonnant qu'il y ait eu des défauts en masse. Je ne dis pas que les Canadiens n'ont pas étiré l'élastique (et notamment dans l'Ouest), je suis tout à fait d'accord que les prochaines années devraient être vouées prioritairement au désendettement des ménages et au resserrement additionnel des règles de la SCHL. Comme nous le montre l'histoire, une bulle peut se résorber de diverses façons (stagnation, correction, baisse et hausse cycliques). La façon apocalyptique style USA n'est pas la seule. À propos de la démographie : on parle depuis quelques années des jeunes qui désertent les régions. Il est probable que cela contribue au rajeunissement des grands centres urbains et que la population soit plus vieille en région. Ce phénomène démographique devrait augmenter l'écart entre les marchés : les prix pourraient se soutenir ou augmenter dans les grands centres, alors qu'ils baisseraient en région. Enfin, il ne faut pas oublier que les revenus de retraite des boomers seront beaucoup plus élevés que ceux de leurs parents. Tous ces retraités continueront de payer des impôts.

Rédigé par Réaliste1 le 01-09-2010

@Mortderire. Aucun intervenant de ce blog ne mentionne que les "babyboomers" manqueront de successeurs concernant leurs futures résidences à vendre. Or, ces successeurs auront par contre un bien plus grand choix comparativement à aujourd'hui. En effet, l'inventaire de biens immobiliers à vendre augmentera graduellement au cours de la prochaine décennie et ce phénomène sera durable à long terme. Et que se produira-t-il lorsque les acheteurs auront un plus grand choix?? Ces derniers prendront le temps nécessaire avant d'acheter, ils négocieront plus agressivement le prix de vente, etc. Pendant ce temps, les vendeurs les plus "pressés", pour diverses raisons, couperont leurs prix afin de conclure leurs ventes, ce qui aura un effet à la baisse sur le marché immobilier de la plupart des régions. En résumé, l'offre de résidences à vendre augmentera naturellement au cours de la prochaine décennie tandis que le nombre de successeurs n'augmentera vraisemblablement pas par rapport à aujourd'hui. Au fait, vous semblez oublier que votre "2/3 de la population" sera confronté à d'importants défis dans un avenir pas si lointain. À ce sujet, je vous réfère à un autre blog "Deux travailleurs pour un retraité": http://www.lesaffaires.com/blogues/rene-vezina/deux-travailleurs-pour-un-retraite/516980.

Rédigé par billyzero le 01-09-2010

@pbrasseur Je suis au courant des différences EU vs Canada pour la faillite immobilière. Je crois par contre que c'est une différence minime. Je continue de croire que c'est une autre différence parmi tant d'autres qui affecte "comment" nous nous endettons versus les américains. A la fin ce qui compte c'est le taux d'endettement. Et dans le G7 nous sommes les pires. Je trouve qu'on brouille les cartes avec une comparaison des lois américaines versus canadiennes. Que nous soyons au Canada, aux USAs ou ailleurs dans le G7, ce qui compte c'est notre niveau d'endettement plutôt que la façon que nous avons prit pour se rendre à un tel taux.

Rédigé par nanana le 01-09-2010

Bonjour. @monsieur roush00. Merci pour votre commentaire concernant les attaques personnelles voire atteintes à la réputation. C'est malheureusement ce que l'on vit sur ce blogue depuis une bonne année. Je suis intervevu à mainte occasions, mais je crois que je retournerez à la source, certains responsables des blogues n'ont encore rien compris et laisse les blogueurs se lancer de la m. par la tête. J'ai précisement tenté de démolir les arguments loufoques de certains blogueurs en débutant mes textes par "C'est encore la faute des babyboomers" auquels ils attribuaient toutes les misères du Canada. Monsieur Dontigny, a fait le grand ménage car les attaques personnelles et à son intégrité dépassaient tout entendement. Depuis ce temps c'est le calme et les blogueurs sont devenus tout à coup respectueux mais certains blogueurs se sont servis d'autre blogues pour l'atteindre, ce que je trouve inacceptable, un des responsables a d'ailleurs répondu à un blogueur d'aller ailleurs si il voulait cracher sur M. Dontigny. Je ne lis plus les textes de certains blogueurs pour cette raison. Monsieur pbrasseur utilise très rarement ce genre de language. A force de lire des railleries et insultes les blogueurs ont tendance à imiter les dérailleurs professionnels en terme de language. @monsieur pbrasseur. Merci beaucoup pour votre info. Aux autres responsables des blogues, mettez donc le pied à terre afin que cela cesse une fois pour toute, c'est tellement intéressant lorsque les gens répondent avec respect. J'ai reçu deux email dans une semaine "indiquant à l'objet" le mot "test" provenant du serveur de lesaffaires.com. Or si vous avez tenté de me faire parvenir par le biais d'un compte Hotmail, Gmais, Yahoo, le serveur les retournent, employez donc votre adresse que transcontinental vous octroit afin qu'il y ait trace de votre communication. @monsieur Gagné, c'est pas leurs fautes "they have their silver foot in their mouth" : ) @monsieur mortderire, vous n'avez qu'à vous prémunir d'un harpon ;). Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 01-09-2010

@YBertrand - Avec plaisir, c'est dans le numéro du mois de septembre du magazine Canadian Business.

Rédigé par nanana le 01-09-2010

Bonjour. @monsieur pbrasseur. Vous indiquez dans votre premier texte que "SCHL que le gouvernement du Canada a mandaté d'acheter pour plus de 100 milliards de $CAN d'hypothèques" J'aimerais savoir la provenance de cette information car cela est d'intérêt dans la recherche que je poursuis sur la SCHL. Merci et bonne journée

Rédigé par pbrasseur le 01-09-2010

@ Mortderire - La démographie des années à venir est défavorable au Québec en général et son potentiel d'expansion économique future s'en trouve affecté, même si les problèmes ne sont pas distribués également partout dans la province cela ne peut pas être positif pour le marché immobilier qui demeure en fin de compte tributaire de la richesse et de la productivité collective. De toute façon bien des régions du continent qui ont des démographies bien plus dynamique que le Québec sont/seront aux prises avec des débâcles immobilière encore plus dévastatrices. Quand aux arguments du CD Howe ils sont pour le moins risibles, ils comparent les marchés US et Canadiens et constatent qu'il ne fonctionnent pas de façon identique et concluent que donc c'est moins pire ici. Pourtant les prix ont monté encore plus au Canada (par rapport aux revenus) et cette hausse s'est faite (même en pleine récession) en accumulant une insoutenable montagne de dettes toute proportion gardée aussi pire que celle des ménages américains. C'est donc une bulle et jamais aucune réglementation n'a réussi à soutenir une bulle advitam-eternam. Les mécanismes du crédit qui ont permis à la bulle de s'installer sont différents, les contextes économiques sont différent (la bulle US a éclaté alors que l'économie se portait bien...), les déclencheurs de l'éclatement de la bulle seront surement différents. Mais la bulle va éclater et étant donné sa taille ça va faire mal, c'est juste une question de temps. Vous pelletez de l'air en essayant de démontrer le contraire.

Rédigé par Mortderire le 01-09-2010

@ Réaliste... Je reproduis mon message donné plus bas concernant l'aspect démographique (retraite des boomers) comme facteur supposément négatif pour l'avenir de l'immobilier. En analysant les statistiques de la ville de Montréal sur sa population par tranche d'âge, on constate - ô surprise - qu'elle se distribue comme ceci : 0-20 ans = 20 % ; 20-50 ans = 47 % ; 50 ans et plus = 33 %. Autrement dit, les moins de 50 ans forment les deux tiers de la population. Donc, en principe, les boomers ne manquent pas de successeurs pour acheter leurs propriétés (les 20-50 ans sont plus nombreux que les boomers). Pour la revente à court terme à Montréal : les 40-50 ans forment 15,7% de la population, alors que les 50-60 ans ne sont que 13,4 %. On nous a tellement dit et répété que les boomers sont la cohorte la plus importante au Québec, que cela a fini par faire illusion et par masquer le fait que les générations X et Y, quand on les additionne, forment une masse plus importante que celle des boomers. (On pourrait discuter à savoir s'il faut tracer plutôt la ligne à 45 ans entre boomers et génération X, mais ça ne changerait pas grand chose au tableau général.)

Rédigé par Réaliste1 le 01-09-2010

Il s'agit certainement d'un des plus mauvais point d'entrée pour les nouveaux acheteurs. Les principaux fondamentaux qui influent sur les prix des biens immobiliers furent étirés au maximum au cours des dernières années (Accessibilité des normes SCHL, taux d'intérêts près des planchers historiques, endettement des ménages, etc.). Cela a eu pour effet de propulser artificiellement les prix de tout le secteur immobilier. L'aspect démographique du Québec pour la prochaine décennie est également un facteur non négligeable (les plus vieux "babyboomers" atteidront 65 ans dès 2011). Cela créera une suroffre constante sur les marchés au cours des prochaines années...

Rédigé par Mortderire le 01-09-2010

Dans une étude publiée hier, le CD Howe Institute explique très clairement les différences IMPORTANTES entre le cadre réglementaire canadien et le cadre américain. Ce qui a fait péter la bulle aux USA, c'est le nombre massif de défauts de paiement causé par des pratiques de prêts douteuses. Alors que les subprimes ont atteint 20% des hypothèques aux USA, ils n'ont jamais dépassé les 5 % au Canada. La SCHL a resserré ses critères. Les emprunteurs doivent maintenant se qualfier sur le taux fixe 5 ans (même s'ils choisissent une autre option). Le fait que les «défauts strategiques» ne soient pas possibles au Canada soutient le marché. Si un pourcentage restreint de particuliers se surendettent, à eux d'en subir les conséquences et de couper dans les voyages et les restos. Le point important, c'est qu'il n'y aura pas de foreclosures en masse comme aux USA. Que le marché se corrige en 2011 et revienne aux prix de 2009 est pour moi un scénario possible et je suis tout à fait d'accord que ça ne semble pas aujourd'hui un bon moment pour entrer sur le marché et que quelqu'un qui souhaite le faire devrait peut-être attendre un peu pour voir ce qui se passe. Mais croire à un éclatement style USA est très peu probable, comme l'explique très bien l'institut CD Howe.

Rédigé par Incubus le 01-09-2010

@ pbrasseur Nous entrons dans la phase "FEAR", Mortderire et ses potes sont encores dans la phase "NEW PARADIGM" OU "DENIAL". http://www.marketoracle.co.uk/images/2009/Mar/Money-Week_clip_image001.jpg

Rédigé par pbrasseur le 01-09-2010

@ billyzero - Une autre différence entre les Canadiens et les Américains est que NOUS sommes enchaînés à nos hypothèques jusqu'à la tombe. Si la valeur de votre maison baisse de 30 ou même 50% (ça arrivera dans certains marchés) vous ne pourrez simplement "marcher" comme le font des millions d'américains qui auront éventuellement la chance de repartir à neuf, non ici vous devrez soit vendre à perte et si vous le pouvez assumer les dettes qui restent (et leur intérêt), soit vous saigner à blanc pour payer cet actif déclinant (plus intérêts succeptible de grimper à chaque renouvellement), soit vous devrez faire faillite et tout perdre. Voila le genre de pétrin financier dans lequel le gouvernement et la SCHL auront mis des milliers de Canadiens. Évidemment on pourra toujours se péter les bretelles qu'il y a moins de défauts de paiement et que nos institutions financières sont solides, reste que les conséquences à long terme pour l'économie et pour des centaines de milliers de ménages risquent d'être encore pires que chez nos voisins du sud.

Rédigé par billyzero le 01-09-2010

A mon avis la seule différence entre la bulle des prix du Canada versus EU c'est le moyen dont nous nous sommes endetté. Aujourd'hui les canadiens sont plus endettés que les américains et nous n'échaperons pas aux lois du marchés comme pour les bulles immobilières *canadiennes* du passées. merci!

Rédigé par pbrasseur le 01-09-2010

Ce Vendredi sort le rapport sur l'état des ventes au Canada pour le moi d'août, d'après Garth Turner qui aurait eu vent des résultats, elles seront désastreuses et la tendance observée depuis plusieurs mois se maintient, les ventes de maison s'effondrent au Canada. C'est l'étape 1 dans l'éclatement de toute bulle: les acheteurs hésitent et se retirent du marché. A partir de là tout s'enchaîne et comme les marchés sont des choses complexes avec beaucoup de variables, il est impossible de prévoir avec certitude comment et sur combien de temps se déroulera la débâcle Canadienne et quelles seront ses conséquences. C'est qu'en fin de compte tout le monde peut se tromper: http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/10/26/AR2005102602255.html

Rédigé par dencour le 31-08-2010

Dans ma p'tite municipalité du Bas du Fleuve, il y avait une belle "tite" forêt devant mon "gumbalo". Elle a été "remplacée" par un super développement dont le prix des propriétés est de 250000$, 500000$, 750000$ voire 1 million de Cdn$. Comme beaucoup de bons citoyens ont acheté avec si peu que 5% de comptant, il suffit d'une baisse d'à peine 15% du prix des propriétés pour qu'ils se réveillent avec un solde hypothécaire supérieur à la valeur marchande de leur "moneypit" ....

Rédigé par Mortderire le 31-08-2010

@ pbrasseur... Vous invoquez l'argument démographique (retraite des boomers) comme facteur négatif pour l'avenir de l'immobilier. Or en analysant les statistiques de la ville de Montréal sur sa population par tranche d'âge, on constate qu'elle se distribue comme ceci : 0-20 ans = 20 % ; 20-50 ans = 47 % ; 50 ans et plus = 33 %. Autrement dit, les moins de 50 ans forment les deux tiers de la population. Donc, en principe, les boomers ne manquent pas de successeurs pour acheter leurs propriétés (les 20-50 ans sont plus nombreux que les boomers). On nous a tellement dit et répété que les boomers sont la cohorte la plus importante au Québec, que cela a fini par faire illusion et par masquer le fait que les générations X et Y, quand on les additionne, forment une masse plus importante que celle des boomers. (On pourrait discuter à savoir s'il faut tracer plutôt la ligne à 45 ans entre boomers et génération X, mais ça ne changerait pas grand chose au tableau général.)

Rédigé par le 31-08-2010

Certainement d'accord avec la majorité des commentaires,les banques et le gouvernement ne savent plus quoi inventé afin de nous faire croire que tout beigne,un peu comme le journal,c'est notre peau qu'ils veulent, celle d'un esclave obligé de suivre la parade et de se procurer une chiotte à 200000 avec un salaire de 50000.Nous sommes en train de tout foutre en l'air,dont la confiance de tous les épargnants qui n'auront même pas le moyen de se payer une soupe Lipton à leur retraite à cause du système capitalisme désaxé et complétement déséquilibré.

Rédigé par le 31-08-2010

Relativité. Il est exact que le monde "normal" souffre ces temps ci, même si par chez nous C'EST MOINS PIRE QU'AILLEURS et tout ceci est bien dommage. Maintenant en ce qui concerne le prix de l'immobilier au Québec en général et à Montréal en particulier, MÊME SI IL A BEAUCOUP MONTÉ, il demeure moins cher que bien des places comparables. DE PLUS, la déconfiture ABSOLUE des Bourses et autres outils "dits" de placement (sic) est telle QU'IL NE RESTE PLUS GUÈRE QUE L'IMMOBILIER POUR ESPÉRER CONSERVER SON AVOIR ... À DÉFAUT DE GAGNER BEAUCOUP ! Ce qui au demeurant n'est pas impossible ! Au moins, ON A QQ CHOSE ET C'EST PAS DU PAPIER .... TOILETTE ! A.C

Rédigé par roush00 le 31-08-2010

Bonjour. Note aux lecteurs, j'ai envie de partager un sentiment: Je n'aime pas lire les commentaires qui commencent par "wow vous etes dans le champs". Ca ne me donne pas envie de lire le reste; trop violent. Imaginez-vous donc que vous etes en train de discuter face a face avec une personne respectable avant d'ecrire... Maintenant, pour l'immobilier, je constate 2 choses. Les immeubles a Montreal, bien que trop cher, sont encore achetables par des couples ayant 2 revenus. Les gens vont finir par economiser sur la voiture, ou les 2 voitures, comme a Toronto. Je ne pense pas que ca va monter encore beaucoup tout simplement parce que les gens, contrairement a ce que certains blogueurs pensent, savent majoritairement compter. La 2e chose est le reste du Quebec (hors villes, je ne peux parler pour les autres grands centres, je ne les connais pas assez). Les gens qui vendent leur maison dans les marches secondaires sont convaincus d'etre assis sur une mine d'or, offrent a prix ridicules et ne baissent pas leur prix. Ces gens vont finir par etre surpris car les acheteurs sont souvent dotes d'un seul revenu, doivent avoir 2 voitures, ou encore sont des acheteurs de seconde residence. Pour eux, a mon avis, la coupe est pleine. La grande majorite des Quebecois habitent en region metropolitaine, dont plus de la moitie dans la grande region de MOntreal. Ces gens ont encore de quoi payes, et pourraient probablement subir la perte d'un des 2 salaires plusieurs mois, ce qui constitue une bonne securite. En plus, les maisons ont souvent des chambres libres qui peuvent etre louees au besoin, selon l'endroit. Il est sage de planifier une correction lors d'un achat, et de s'assurer de sa capacite de payer. Je crois qu'il y a de plus en plus de risque, mais je ne crois pas a la degelee. J'abonde dans le sens de ce blogue, et j'en rajoute. Je crois que les prix vont continuer de monter a Montreal le long des lignes de metro, dans les quartiers recherches, encore au moins un an. Je crois que les maisons des campagne et les chalets vont baisser. Je crois que les petits centres urbain vont rester stable. Et j'ajouterai ceci: en demenageant de mon bungalow pour aller en maison de ville 2 fois plus grande et pres de 2 fois plus chere, avec le profit sur la vente de ma premiere maison, dont une partie a servie a me liberer de ma dette de voiture (donc un refinancement a long terme), avec l'economie de chauffage grace a la maison neuve, et l'economie sur la 2e voiture grace a une meilleure situation geographique, notre paiment n'a pas augmente, et nous sommes plus heureux. En plus, les prix ont continues de monter et nous avons donc fait de l'argent sur papier en demenageant. Beaucoup font ce genre de calcul et ca peut expliquer en partie le prix des condos a MOntreal. Un jour, meme ceci ne sera plus possible, et comme a Toronto, les gens vont devoir habites a 1 h de leur boulot. Et ils le savent. Et ils continuent d'acheter. Bonne soiree.

Rédigé par danvillepq le 31-08-2010

Bonjour Jean-Paul, Je regarde mes amis et mes voisins et ce qu il font comme transaction me fait froid dans le dos. Je crois que le canadien moyen est a bout de soufle et hyper endette. Donc je crois que le marcher est pret pour une bonne degelé.

Rédigé par Sergi le 31-08-2010

"Par contre, si la croissance économique se maintient" WOW ! Baisse des mises en chantiers, baisse des ventes du secteur immobilier, augmentation des faillittes au Canada, augmentation des reprises de finances au Québec. SORTEZ DEHORS un peu monsieur Gagné.....Un constructeur de maison en bois rond dans les laurentides m'a dit que dans 35 ans il n'a jamais vécu une situation semblable. Mon entrepreneur en déneigement et paysagement me disai caul...que j'ai de la misère à me faire payer.Un de mes clients qui sous-contracte pour un très gros constructeur me dit " oauin il me reste deux 6 a monté pis là .....j,c pas trop trop si on va pas arrêter. SORTEZ DEHORS un peu monsieur Gagné vous y trouverez là non pas votre réalité biaisé par vos lectures biaisé par les faiseux de chiffres biaisés. et vous sentirez vous meme la chaleur de la marmitte. Petite remarque M,Gagné : Si les revenus de Loto Québec on diminué de facon significative savez vous la raison ?....Je vous la donne . C'est parce qu'ya ben du monde qu'y ont pu envie de JOUER.....PARCE QUI .....SONT PUS......CAPABLE.$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Rédigé par Incubus le 31-08-2010

@ pbrasseur Vous m'enlevez les mots de la bouche. Cela me fait rire de lire ces arguments à 2 balles qui sont tous faux. Il s'agit probablement d'un publi-reportage. @Mortderire, Tu vas être surpis de la baisse de l'immobilier dans le plus meilleur grand pays au monde. Maintenant, je prévois -50% d'ici quelques années. Tu peux imprimer ce texte et le garder, dans quelques années su sera épaté par cette prédiction.

Rédigé par Mortderire le 31-08-2010

Cher M. Gagné... Je partage votre point de vue mesuré. Dans un assez long commentaire à la manchette sur le rapport du CCPA, je cite notamment le tableau 3 du rapport où on voit très clairement que le marché canadien (sauf Calgary) est loin du niveau de bulle atteint aux USA. Si le marché se stabilisait maintenant nous n'en serions qu'aux premiers stades de la bulle américaine (avant qu'elle ne devienne carrément échevelée). Cela est une donnée OBJECTIVE, mais certains blogueurs - pour une raison érange - ne veulent pas l'accepter. @ YBertrand... J'ai revêtu mon scaphandre, comme ça je vais économiser sur le savon !

Rédigé par pbrasseur le 31-08-2010

Wow, vous êtes dans le champ pas à peu près vous, presque tout ce que vous dîtes est faux, vous défilez les un après les autres tous les clichés sur la soit-disant prévoyance/sagesse du marché Canadien, on croirait entendre un représentant de la chambre immobilière ou d'une banque, c'est d'ailleurs probablement là que vous prenez vos informations, du grand journalisme... La réalité est pourtant toute autre, certes les particularités du marché Américain ne sont pas identiques au Canada, mais elles ont presque toutes un équivalent. Par exemple ici aussi on a eu recours au crédit facile, aux taux d'intérêt plancher, au lieu de Fannie&Freddie pour dénaturer le risque et permettre à des gens sans argent d'emprunter à des taux plancher on a la SCHL qui fait endosser les prêt directement par le contribuable (SCHL que le gouvernement du Canada a mandaté d'acheter pour plus de 100 milliards de $CAN d'hypothèques auprès des banques pour regonfler la bulle en pleine récession, les sommes utilisées ont de quoi financer 200,000 maisons). Juste avant la crise on a eu droit aux hypothèques 0 comptant sur 40 ans sur lesquelles on ne paie pour ainsi dire que des intérêts, depuis les normes sont revenus à 5% sur 35 ans (quoique le 5% est allègrement contourné par les banques) et là encore quasiment aucun capital n'est remboursé avant longtemps Au lieu des subprimes on a les hypothèques renouvelables au minimum après cinq alors que les taux auront presque certainement augmenté, comme autant de bombes à retardement potentielles. Les consommateurs Canadiens sont pratiquement les plus endettés de l'ODCE et eux aussi ont copieusement utilisé la valeur artificiellement gonflée de leur maison afin d'emprunter pour consommer davantage. La croissance de la bulle immobilière Canadienne s'est faite grâce à une croissance du crédit des particuliers de l'ordre de 10% par an (soit l'équivalent de 14% des revenus puisque les ménages sont endetté à 147% de leur revenus), un rythme totalement insoutenable avec méga ressac assuré. A 11 fois les revenu pour acheter une maison Vancouver est considérée comme une des villes les plus chère au monde, mais Montréal n'est pas en reste à 5 fois les revenus elle est bien au dessus de la norme historique de 3.7. Mais même sans tous ces faits, ouvrez simplement MLS et allez voir les prix qu'on demande pour des simples bungalow construits en plein champ (et en vitesse) à Vaudreuil-Dorion dans la banlieue éloignée de Montréal par exemple, vous aurez vite fait de comprendre que le marché actuel est complètement déconnecté de la réalité, à moins que vous ne croyiez au contes de fée...

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