Surveillons la zone euro et la chancelière Angela Merkel


4 commentaires sur cet article.

Rédigé par pbrasseur le 11-01-2012

Olivier - Autrement dit, selon les théories que vous répétez, c'est la faute des prêteurs si les pays sont trop endettés. Vous croyez réellement à ces bêtises?

Rédigé par Olivier M. le 11-01-2012

L'Équateur l'a fait en 2008. Un audit de la dette publique et une annulation de la dette illégitime sont nécessaires : http://www.audit-citoyen.org/. Un autre texte intéressant, celui de l'économiste François Chesnais : « Les banques prêtent sans commune mesure avec le montant des dépôts et de la petite épargne qui leur est confiée. Elles n’ont jamais été de simples intermédiaires. Depuis leur transformation en groupes financiers diversifiés aux opérations transnationales, elles le sont moins que jamais. Les profits bancaires proviennent de leurs opérations de création de crédit. Leur source se trouve dans le flux de richesse (valeur et plus value) venant des activités de production. Le chemin emprunté différera selon l’emprunteur. Dans le cas d’un Etat, il passe par l’impôt et le service des intérêts de la dette publique. Dans celui d’une entreprise, il s’agit d’une fraction du profit. Dans le cas de particuliers et de ménages, c’est une partie de leur salaire ou de leur retraite qui est absorbée par les intérêts qu’ils paient sur leurs crédits hypothécaires ou leurs cartes de crédit. Plus une banque prête, plus ses profits sont élevés. Au cours des deux dernières décennies, elles ont conçu les moyens qui ont semblé leur permettre de le faire. Les « innovations financières » ont donné naissance à un réseau très dense de transactions interbancaires. C’est à partir de ces « innovations » que les banques ont pu actionner ce qui est nommé «l’effet de levier», c’est-à-dire un ratio de prêts à leurs capitaux propres et encaisses disponibles, dont la hauteur (jusqu’à plus de 30%) les met en permanence en situation de grande fragilité. Elles le savent, mais elles comptent sur les gouvernements pour leur assurer en toutes circonstances et quel qu’en soit le coût social un filet de sécurité et en cas extrême la socialisation de leurs pertes.» (source : http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article3194)

Rédigé par JP Gagné le 06-01-2012

C'est certain que la plupart des pays ne peuvent arriver au déficit zéro sur une base permanente, ce qui serait contre la doctrine keynesienne de toute façon. Par contre, si on suit bien cette doctrine, il faut être à l'équilibre à long terme. Mais il semble que cela soit impossible pour des raisons bêtement politiques, surtout aux USA et dans plusieurs pays européens, où les charges sociales (dont le coût des retraites) sont trop lourdes. On se dit keynesien, mais on pèche régulièrement contre cette doctrine. C'est comme avec la religion. On se dit chrétien, mais on ne suit pas la doctrine. Jean Paul Gagné

Rédigé par YBertrand le 06-01-2012

Bonjour. Bon retour parmis nous monsieur Gagné. Ne trouvez vous pas incidieux à moyen et long terme de seulement "limiter" les déficits au lieu d'exiger en tout temps le déficit zéro. Comment pouvons nous envisager le paiement des dettes souveraines si celles ci ne font que continuer à croître. Est-ce parce que tout comme de nombreux analystes vous ne croyez plus au remboursement des dettes (c'est mon cas). Merci et bonne journée.

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