C'est un pronostic terrible, mais quatre années de misère attendent les Montréalais.
Alors que le maire Régis Labeaume vogue vers une grande victoire et que les gouvernements supérieurs inondent la ville de Québec de subventions et de promesses de toutes sortes, les Montréalais se coucheront dimanche soir prochain avec la perspective de quatre années de tergiversations.
Comme l'indique le sondage publié dans La Presse du 30 octobre, le prochain maire de Montréal sera élu avec l’appui des deux cinquièmes des électeurs montréalais. De plus, on peut prévoir que le parti du maire sera minoritaire au conseil municipal.
Compte tenu du très faible d'appui qu'aura reçu le maire élu et de sa faible légitimité, il est probable que les conseillers des deux autres partis ne lui rendront pas la vie facile et que la Ville deviendra très difficile à diriger, sinon ingouvernable. Car le parti du maire sera très vraisemblablement minoritaire pour quatre ans. Car les élections municipales sont à date fixe, contrairement aux autres paliers de gouvernement.
Hausse des taxes
Or, cette impasse survient au sortir d'une récession, au moment où plusieurs enquêtes policières sont en cours sur de nombreuses irrégularités, où des conventions collectives seront à renouveler (la rémunération des employés de la Ville de Montréal serait la plus élevée au Québec) et où des décisions doivent être prises sur d’importants travaux infrastructures. et alors que la Ville est négligée par les gouvernements supérieurs.
Bref, cela survient au moment où la Ville aurait besoin d'un leadership exceptionnel, alors même est négligée par les gouvernements supérieurs.
De plus, l'administration devra gérer une situation financière précaire, qui nécessitera des hausses de taxes et de tarifs, quel que soit le maire qui sera élu. C’est pourquoi, il est incorrect d'affirmer, comme l'a fait La Presse vendredi, que les hausses de taxes prévisibles sont des projets du maire sortant Gérald Tremblay.
Coalition
Un moyen d'éviter une situation de gouvernement minoritaire et l’impasse qui en résulterait serait la formation d'une administration de coalition.
Mais y arrivera-t-on ?
Quatre années de misère...
. 30-10-2009
DU MÊME AUTEUR
- Crise étudiante : pourquoi ne pas tenter une conciliation ?
- Patienter, temporiser et suspendre certains cours
- L'emploi manufacturier est à la merci d'une productivité accrue
- Il faut rester réaliste à l'égard de la valorisation de nos ressources
- Une baisse des coûts, cruciale tant pour Aveos que pour Air Canada
5 commentaires
le 02-11-2009
- + lus
- + commentés
- + envoyés
- Le Canada, un des «plus meilleurs pays au monde»
- Diaporama boursier: qui sont les perdants et les gagnants du trimestre?
- PDG québécois: qui gagne combien?
- Qui sont les plus créatifs du monde?
- Reitmans n’est pas au bout de ses peines









Tous les commentaires >