Les changements climatiques transforment l'agriculture en casino

Publié le 09/02/2013 à 13:49, mis à jour le 11/02/2013 à 14:29

Les changements climatiques transforment l'agriculture en casino

Publié le 09/02/2013 à 13:49, mis à jour le 11/02/2013 à 14:29

Par AFP

Plus que jamais, la production agricole est soumise aux caprices de la météo. Photo: Bloomberg

L'agriculture a de tous temps été soumise aux caprices de la météo. Mais le réchauffement climatique et sa cohorte d'incidents extrêmes contribue à transformer le marché des céréales, désormais largement globalisé, en un investissement très spéculatif.


Pour Michel Portier, directeur général du cabinet de conseil Agritel, le mauvais temps génèrerait 80% de l'instabilité des cours.


A l'heure du changement climatique, "les années normales n'existent plus", constate Pierre du Peyroux, consultant de la société de conseil Horizon Soft Commodities. Et "la mondialisation de l'information relaie tout événement climatique sur les marchés" céréaliers et affecte les cours, souligne-t-il.


Les courtiers parlent d'un "weather market", une situation où la tendance du marché est dictée par les fluctuations de la météo.


Ce marché du mauvais temps est particulièrement important en hiver et en été dans l'hémisphère nord, et de la mi-octobre à la fin du mois de février dans l'hémispère sud.


"Il faut une compétence d'agronome pour évaluer le degré de gravité d'un incident météorologique sur le stade de développement d'une plantule" de blé, de maïs ou de soja, reprend Michel Portier qui regarde aussi de près les bilans mondiaux que dresse chaque mois le Département américain de l'Agriculture (USDA).


"Si la météo réduit la production dans un bilan déjà extrêmement tendu, le +weather market+ aura un impact fort". D'autant plus quand le climat frappe un acteur majeur du marché.



 Etats-Unis et Argentine en première ligne face à la sécheresse


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