Le courtier, nouveau mythe contemporain

Publié le 23/09/2010 à 09:01, mis à jour le 23/09/2010 à 09:00

Le courtier, nouveau mythe contemporain

Publié le 23/09/2010 à 09:01, mis à jour le 23/09/2010 à 09:00

Par Olivier Schmouker

Le courtier est un tueur solitaire. Photo : DR.

La sortie de «Wall Street 2 – L’argent ne dort jamais» d’Oliver Stone confirme une tendance de ces dernières années : le courtier est devenu un mythe contemporain.


Un quoi? Un mythe contemporain, comme le sont ceux du vampire, ou encore de l’adolescent tueur. Il s’agit d’un type de personnage qui fascine, tant il symbolise certaines valeurs de notre époque.


Ainsi, le personnage du courtier cupide se retrouve dans nombre de romans couronnés de succès. Pensons au «Bûcher des vanités» de Tom Wolfe, à «L’Intrusion» d’Adam Haslett, ou bien à «American Psycho» de Bret Easton Ellis, voire à «cendrillon» d’Éric Reinhardt. Il a ses attributs, ses codes, et même son langage : il s’agit d’un homme jeune, souvent séduisant, arrogant, toujours prêt à tout pour devenir riche. Son slogan depuis «Wall Street» : «Greed is Good» («La cupidité, c’est cool»).


Son âme est noire, car il est un prédateur, voire un tueur. Dans le roman de Bret Easton Ellis, Patrick Bateman est d’ailleurs yuppie le jour et tueur en série la nuit. Il incarne le fantasme de la toute-puissance : dans le «Bûcher des vanités», Sherman McCoy s’autoproclame «Maître de l’univers»…).


Cela étant, ce personnage a connu une petite évolution depuis les scandales financiers à répétition qui éclatent depuis 2008. Il ne s’agit plus vraiment de jeunes loups oeuvrant dans des hedge funds, mais plutôt de jeunes ambitieux issus d’une famille de classe moyenne qui ont soif de revanche sur une société hostile. Ils font gagner des millions à leur employeur, et ont l’idée de se servir au passage, et ce de plus en plus tant qu’ils ne sont pas pris en flagrant délit.


Ce changement découle de la parution des témoignages des arnaqueurs patentés. Que l’on pense à «L’Engrenage – Mémoires d’un trader» du Français Jérôme Kerviel, qui a fait perdre 7 milliards de dollars à la Société générale, à «City Boy – Confessions explosives d’un trader repenti» du Britannique Geraint Anderson, ou encore à «Loup de Wall Street» de l’Américain Jordan Belfort. À chaque fois, on découvre comment de jeunes ambiteux sont devenus des délinquants boursiers, on assiste à leur ascension fulgurante, puis à leur chute vertigineuse.


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