La fraude alimentaire préoccupe les Québécois

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Mai 2017

La fraude alimentaire préoccupe les Québécois

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Édition du 06 Mai 2017

Par Claudine Hébert

Plus de 10 % des aliments vendus dans le monde feraient l’objet de fraude.

Mauvais étiquetage, substitution d'ingrédients, contrefaçon des marques : la fraude alimentaire entraîne des pertes économiques mondiales de plus de 10 milliards de dollars par année et mine la confiance des consommateurs.


Plus d'un Québécois sur trois (37 %) considère que les risques liés à la fraude alimentaire sont actuellement élevés. Plus d'un sur deux estime d'ailleurs ne pas être suffisamment informé sur ces risques. C'est ce qui ressort du sondage sur la perception des risques de la fraude alimentaire par les consommateurs québécois, réalisé par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Les résultats de cette étude, menée auprès de 1 008 personnes en octobre 2016, ont été présentés dans le cadre de la Conférence internationale sur la fraude alimentaire, tenue en avril dernier à Québec.


«Plus du tiers des répondants jugent que l'industrie est assez réglementée. C'est dans l'application des règles que ça pose problème. Près de deux répondants sur cinq (43 %) ne font pas confiance au gouvernement pour la gestion de la fraude», signale Ingrid Peignier, directrice de projet au CIRANO.



De plus, d'après les réponses au sondage, près d'un Québécois sur deux ferait davantage confiance aux associations de consommateurs (et aux commentaires de parents et d'amis) ainsi qu'aux experts scientifiques pour les informer sur les risques de fraude alimentaire. Seulement un sur trois accorde sa confiance aux agences de certification. «Et moins d'un sur dix croit les détaillants et les manufacturiers alimentaires», souligne Ingrid Peignier.


Selon le Grocery Manufacturers Association, plus de 10 % des aliments vendus globalement font l'objet de fraude. L'an dernier, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a reçu près d'une cinquantaine de plaintes de la part des consommateurs. Une hausse de 25 % par rapport à 2015. Parmi les produits montrés du doigt, on trouve notamment les poissons et fruits de mer frais, congelés ou en conserve, les huiles, les fruits et légumes frais, en conserve ou congelés, ainsi que les viandes transformées et emballées. Remarquez que l'huile d'olive figure au premier rang des produits qui présentent un risque de fraude, selon le Parlement de l'Union européenne.


D'après Mme Peignier, le degré de confiance des consommateurs envers les diverses réglementations demeure un enjeu de taille pour l'industrie alimentaire. Il est important que celle-ci sache quels sont les impacts réels de ses investissements en matière de certification. «Ces investissements ne doivent pas seulement représenter une dépense, ils doivent également évoquer une valeur ajoutée pour le consommateur. Ce qui n'est pas toujours le cas», dit-elle.


Enfin, le sondage révèle que plus d'un Québécois sur deux serait prêt à modifier ses comportements d'achat pour acquérir des produits alimentaires portant un label «zéro fraude alimentaire». «Toutefois, si le produit devait coûter plus cher, seulement un sur trois paierait pour ce type de certification», avertit Mme Peignier. Et encore, dit-elle, il ne faudrait pas que la différence de prix dépasse 5 % du prix régulier. «Autrement, seule une poignée de consommateurs adhéreraient à ce type de label.»


 


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