Le couperet tombe à La Presse

Publié le 24/09/2015 à 10:56, mis à jour le 24/09/2015 à 16:09

Le couperet tombe à La Presse

Publié le 24/09/2015 à 10:56, mis à jour le 24/09/2015 à 16:09

Le président et éditeur de La Presse, Guy Crevier. (Photo: Courtoisie)

Le virage numérique de La Presse entraîne la suppression de 158 emplois.


La semaine dernière, la direction du quotidien a lancé un virage numérique qui prévoit l'abandon de l'édition papier en semaine dès le 1er janvier.


La réduction de personnel touche 102 emplois à temps plein et 56 emplois temporaires. La salle de rédaction n'a pas été épargnée, puisqu'on y dénombre 43 suppressions de postes. «Malgré ces départs, La Presse disposera encore de la plus grande salle de nouvelles au Québec, avec 283 employés réguliers et temporaires, comparativement à 239 en 2011. Elle demeure ainsi l'une des rares en Amérique du Nord à avoir connu une augmentation de ses effectifs au cours des cinq dernières années», a déclaré le président et éditeur de La Presse, Guy Crevier, dans un communiqué.


«Les postes touchés sont des emplois syndiqués, non syndiqués et cadres, et proviennent de tous les secteurs de l'entreprise. Les employés concernés seront rencontrés aujourd'hui et auront accès à des mesures de soutien. Les départs respecteront les conventions collectives en vigueur, notamment en ce qui a trait à l'ancienneté», précise la société.


Les départs auront lieu d'ici janvier. À l'issue de cette réduction d'effectifs, La Presse comptera 633 employés réguliers.


«En 2011, La Presse a choisi d'investir massivement pour développer l'application La Presse+, la déployer, assurer sa mise en marché, répondre aux besoins supplémentaires des annonceurs et des lecteurs et, surtout, être en mesure d'exploiter simultanément deux plateformes, La Presse papier et La Presse+. Pour répondre à la demande, elle a procédé à des embauches importantes. Aujourd'hui, La Presse retourne dans un environnement à une seule plateforme principale, avec un nouveau modèle d'affaires. Après les départs, le nombre d'employés réguliers sera équivalent au niveau de 2011 pour l'ensemble de l'organisation», explique la direction du quotidien pour justifier cette réorganisation.


À lire également: La Presse abandonne le papier en semaine


Quel est maintenant l'avenir financier de La Presse?


Pour La Presse, est-ce vraiment le bon choix?


Les syndicats invitent la direction au dialogue


L'Intersyndicale de La Presse, qui représente quelque 600 employés au quotidien, dénonce la décision de la direction de supprimer unilatéralement tous ces emplois. Elle invite la direction à un «vrai dialogue». 


«Nous appuyons le virage numérique de La Presse. Mais il faut aussi réaliser que ce virage amène son lot de nouvelles exigences pour tous les employé-es de La Presse. Selon nous, essayer encore d'en faire plus avec moins n'est pas une option», a affirmé Charles Côté, porte-parole de l'Intersyndiale et président du Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse, affilié à la CSN, dans un communiqué.


«Cette réorganisation n'est qu'un exercice comptable qui ne tient malheureusement pas compte de la réalité. Le gros bon sens dicte aussi qu'il faut tenir compte de l'avis des partenaires syndicaux qui depuis le début sont au cœur du virage numérique de La Presse», ajoute M. Côté. Ce dernier estime que la réorganisation devrait se faire sous le sceau de la transparence, alors que la direction du quotidien refuse de dévoiler l’état de ses finances.


L'Intersyndicale de La Presse soutient que les suppressions de postes «dépassent largement» le nombre de personnes exclusivement affectées à l’édition papier du quotidien.


Des suppressions d'emplois «illégales»


Sur sa page Facebook, le Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse (STIP) a déclaré qu'il avait été informé ce matin de la suppression de 10 postes à temps plein. Selon le syndicat, il s'agit d'une mesure illégale en vertu de la convention collective, qui arrive à échéance en décembre.


«Le STIP entend contester vigoureusement ces décisions qui sont illégales et qui attaquent directement un aspect fondamental de notre convention collective», lit-on dans le message. Le syndicat rappelle que tous les collaborateurs, employés surnuméraires, employés à temps partiel et nouveaux employés en période d'essai doivent être mis à pied avant que l'employeur puisse supprimer un poste à temps plein.


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