Entrepreneuriat: les Québécois se contentent de revenus moindres

Publié le 20/04/2010 à 10:00

Entrepreneuriat: les Québécois se contentent de revenus moindres

Publié le 20/04/2010 à 10:00

Par Martin Jolicoeur

Dire qu’ils sont nés pour un petit pain serait exagéré. N’empêche, les données démontrent que, systématiquement, les entrepreneurs du Québec se content de revenus moindres que dans le reste du pays.


Selon la dernière étude de la Fondation de l’entrepreneurship,en dépit de chiffres d'affaires comparables, les propriétaires d’entreprises du reste du Canada se retrouvent davantage dans les classes de revenu plus élevées que les propriétaires d’entreprises du Québec.


PLUS: Entrepreneuriat: le retard du Québec est confirmé


PLUS: Entrepreneuriat: appel à un changement complet de stratégie


VIDÉO : Entrepreneuriat: le retard du Québec confirmé


Ainsi, 8,6 % des propriétaires d’entreprises du reste du pays, déclarent un revenu de 80 000 à 100 000$, comparativement à seulement 6,3% des propriétaire d’entreprises du Québec.


Il en va de même pour toutes les classes de revenu supérieures, de 100 000$ à 150 000$, et de 150 000$ et plus. Dans le reste du pays, 8,9% et 8,6% des propriétaires déclarent de tels niveaux de revenu. À titre de comparaison, seuls 5% des entrepreneurs propriétaires du Québec profitent de tels niveaux de revenu.


Humilité ou motivation?


Les raisons d’un tel déséquilibre ne sont pas claires. Est-ce une question de productivité, d’humilité, ou de simple motivation qui serait différente au Québec qu'ailleurs au pays? «Peut-être que les Québécois se réalisent autrement, qu’ils se lancent en affaires pour d’autres motivations que le seul désir d’enrichissement. Une chose est certaine par contre, peu importe la raison, les entrepreneurs du Québec se paient moins», a expliqué, en entrevue avec LesAffaires.com, Nathaly Riverin, vice-présidente, recherche, vigie et développement de la Fondation de l’entrepreneurship.


On remarque en effet, alors que les entrepreneurs du Québec sont sous-représentés dans les niveaux de revenu de plus de 80 000$, ils sont sur-représentés en comparaison à leurs homologues du reste du pays dans les tranches de revenu de moindre importance.


Ainsi, 11,3% des propriétaires du Québec déclarent un revbenu de moins de 20 000$, comparativement à 9,5% dans le reste du pays. De même manière, 18,8% des propriétaires du Québec déclarent des revenus de 20 000$ à 40 000$, comparativement à 17,2%.


Enfin, 21,3% des propriétaires d’entreprises du Québec déclarent des revenus de 40 000 à 60 000$, comparativement à seulement 15,1% dans le reste du pays.


Selon l’étude, produite en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, cette situation risque de continuer encore longtemps, considérant qu’au Québec, une personne ayant l’intention d’entreprendre sur quatre (25%) gagne moins de 20 000$ annuellement et que près de 50% en gagnent moins de 40 000$.


 


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai


image

Contrats publics

Lundi 10 juin

Sur le même sujet

2018, une année record pour le tourisme au Canada

Mis à jour le 21/02/2019 | La Presse Canadienne

Parmi les 21,1millions de visiteurs, plus de 3,2 millions sont d’abord passés par le Québec.

Plus facile d'exporter au Japon depuis janvier

08/02/2019 | François Normand

Des tarifs douaniers ont déjà diminué, et ce, pour trois catégories de produits clés.

À la une

CDPQ : des enjeux de gouvernance font ombrage aux bons résultats

21/02/2019 | Daniel Germain

Les déboires de la filiale Otéra Capital ouvrent la voie à une réflexion plus large.

Michael Sabia à la défense de SNC-Lavalin

21/02/2019 | Stéphane Rolland

« C’est important de comprendre l’ampleur du changement qu’il y a eu dans cette société», rappelle-t-il.

La Caisse échappe aux pertes

21/02/2019 | Stéphane Rolland

La Caisse a affiché un rendement de 4,2% en 2018, malgré une année difficile sur les marchés boursiers mondiaux.