Lucien Bouchard démissionne de la présidence du lobby gazier

Hugo Joncas . les affaires.com . 07-02-2013 (modifié le 07-02-2013 à 14:09)

Lucien Bouchard. Photo: Bloomberg.

PRIMEUR - Lucien Bouchard démissionne de son poste de président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, a appris LesAffaires.com.


La société gazière albertaine Talisman, qui payait les honoraires de l’ancien premier ministre comme président du regroupement, se retire de l’Association (APGQ). «L’une des conséquences, c’est la démission de Lucien Bouchard», explique Stéphane Perrault, porte-parole de Talisman.


«Talisman tient à remercier le président sortant de l’Association, M. Lucien Bouchard, pour les services rendus au cours des dernières années. Sa détermination, sa dignité et ses conseils judicieux ont été grandement appréciés», déclare l’entreprise dans un courriel.


L'ancien président de l'APGQ est avocat au cabinet Davies. Stéphane Perrault n'a pas voulu dévoiler le montant des honoraires que lui payait l'organisation. «Il s’agit d’une transaction privée et les parties ne souhaitent pas rendre l’information publique.»


Il n'a pas été possible de nous entretenir avec Lucien Bouchard.


À l'APGQ, le directeur général Stéphane Gosselin confirme son départ. «Je ne sais pas encore qui sera le prochain président, dit-il. Ce sera à déterminer lors du prochain conseil d'administration.»


Talisman se retire du Québec


6 commentaires

Olivier M. le 11-02-2013

@ Un regard. Ce qui me gêne le plus, c'est qu'un 1er Ministre qui doit pendant son mandat défendre les intérêts de tous les Québécois travaille ensuite aux intérêts d'une industrie privée. Il y a quelque chose d'incompatible. Il ne faut pas oublier non plus qu'en ayant occupé le poste de chef de gouvernement, Bouchard possède des informations confidentielles qui relèvent de la gouvernance publique. Utiliser ces informations pour servir une industrie privée, ce n'est pas correct. Enfin, il n'a pas non plus choisi n'importe quel domaine mais celui des gaz de schiste, tant critiqués. S'il oeuvrait dans le domaine de l'Édition ou dans la fabrication des préservatifs pour les pays pauvres, j'y verrais moins de critiques possibles.

Tous les commentaires >