Westjet se transforme en transporteur international

Publié le 05/02/2019 à 17:03

Westjet se transforme en transporteur international

Publié le 05/02/2019 à 17:03

Par La Presse Canadienne

(Photo: Bloomberg)

La solide demande, la croissance des revenus par passagers et une nouvelle filiale à très bas prix devraient faire croître les revenus de WestJet (WJA) en 2019, le transporteur poursuivant sa transition de ligne aérienne régionale à une compagnie internationale.


En dépit de la forte concurrence nationale et de la volatilité des prix du carburant, la société de Calgary vise à augmenter les revenus par siège disponible, une mesure de l’industrie du revenu généré par chaque siège dans l’avion, de deux à quatre pour cent en 2019.


Les revenus des passagers en classe économique privilège ont grimpé de 70 % l’année dernière, a observé mardi le chef de la direction, Ed Sims.


La compagnie aérienne commence à tirer parti des tarifs qui combinent divers avantages, tels que l’espace supplémentaire pour les jambes et les repas sur demande, ainsi que des frais accessoires pour les repas et les bagages. La proportion de passagers de WestJet ayant choisi un tarif supérieur au plus faible tarif disponible est passée de six pour cent au début de l’année à 36 % au quatrième trimestre, a précisé M. Sims.


WestJet prévoit en outre d’accroître sa capacité de six à huit pour cent, soit un demi-point de pourcentage de moins que dans ses prévisions précédentes, essentiellement par l’intermédiaire de trois Boeing 787 Dreamliner assurant un service sans escale entre Calgary et Dublin, Paris et l’aéroport de Londres Gatwick ce printemps.


Les vols intercontinentaux devraient s’inscrire dans une offre destinée aux passagers d’affaires, afin de s’en prendre à la domination transatlantique d’Air Canada.


L’intensité de la concurrence reste une préoccupation. Flair Airlines, qui a récemment pris de l’expansion, Canada Jetlines, qui prendra prochainement son envol, et le transporteur à bas prix Rouge, d’Air Canada, encombrent déjà tout l’espace aérien budgétaire dans lequel WestJet s’est immiscée, il y a huit mois, avec son transporteur à très bas prix Swoop.


« Nous continuons à voir des risques liés à la concurrence accrue (dans les transporteurs à très bas prix), aux dossiers du travail et


à l’exécution de la stratégie de croissance internationale de la société », a affirmé l’analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale.


Après une année mouvementée, les relations de travail constituent toujours un obstacle potentiel. WestJet négocie actuellement avec deux syndicats représentant les répartiteurs et les pilotes de ligne régionaux, tandis que les pourparlers avec les agents de bord devraient aussi commencer cette année. La société mène également des négociations internes avec ses mécaniciens.


La deuxième plus grande compagnie aérienne au Canada a été touchée par les conflits de travail en mai dernier, lorsque les pilotes de WestJet ont voté pour une grève avant que l’association des pilotes de lignes aériennes (ALPA) et la compagnie s’entendent sur un processus de règlement deux semaines plus tard. La menace initiale a effrayé les passagers potentiels et a conduit à des offres tarifaires à prix réduit qui ont coûté « des dizaines de millions de dollars » au transporteur au cours des deuxième et troisième trimestres, a estimé M. Sims l’année dernière.


« Tout au long de 2018, nous avons dû faire face à de nombreux vents contraires qui ont fait en sorte que notre entreprise a livré des résultats bien inférieurs à ce que nous pourrions et devrions accomplir », a-t-il affirmé mardi.


Le carburant gruge les profits


La hausse des prix du carburant a grugé une partie du profit net de WestJet au quatrième trimestre, le faisant reculer de 39 % par rapport à la même période un an plus tôt.


Les revenus tirés des passagers ont progressé de sept pour cent au plus récent trimestre, par rapport à l’année précédente, mais les prix du carburant ont bondi de 21%  à 304,9 millions $, a précisé mardi le transporteur aérien, ce qui a contrebalancé une partie de ses gains.


Cette dépense a fait grimper le coût par siège disponible de 3,8 %.


WestJet a affiché un profit de 29,2 millions $ pour son quatrième trimestre, en baisse par rapport à celui de 47,8 millions $ de la même période un an plus tôt. Le bénéfice par action a atteint 26 cents pour le trimestre clos le 31 décembre, comparativement à celui de 41 cents réalisé à la même période en 2017.


Les revenus ont totalisé 1,19 milliard $ pendant les trois derniers mois de 2018, en hausse par rapport à ceux de 1,12 milliard $ du quatrième trimestre précédent.


Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice par action de 13 cents et à des revenus de 1,19 milliard $, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.


La volatilité des prix du carburant et les taux de change ont « créé une pression à la baisse sur les marges » pour WestJet et Air Canada, « malgré un environnement de saine demande et de solide croissance des revenus », a observé l’analyste Kevin Chiang, de Marchés mondiaux CIBC, dans une note aux investisseurs.


Pour l’ensemble de l’exercice, WestJet a engrangé un bénéfice de 91,5 millions $, soit 80 cents par action, un profit en baisse par rapport à celui de 279,1 millions $, ou 2,38 $ par action, réalisé un an plus tôt.


Les revenus ont totalisé 4,73 milliards $ en 2018, en hausse par rapport à 4,51 milliards $ en 2017.


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