- Article
- Commentaire (0)
Un G20 qui s'annonce douloureux
. les affaires.com . 30-03-2009
Le 15 novembre à Washington, les chefs d'Etat et de gouvernement s'étaient entendus sur les grands principes d'une refonte du capitalisme par le renforcement de la régulation ainsi que sur le principe d'une politique de relance pour sortir le monde de la crise. Ils ont renvoyé la plupart des décisions concrètes à un second sommet qui se conclura jeudi à Londres.
Dans la préparation des discussions, les Européens mettent l'accent sur la régulation internationale, le contrôle des banques, des fonds à risques et des paradis fiscaux, tandis que les Etats-Unis se sont montrés réticents, préférant le mot coordination à celui de contrôle. Washington a aussi d'abord réclamé un effort de relance plus important à ses partenaires européens, avant de revoir ses exigences à la baisse.
Le premier ministre britannique Gordon Brown, confronté à la difficile tâche de rapprocher les opinions des uns et des autres, a dû se lancer dans une tournée internationale qui l'a emmené sur trois continents, apparemment sans beaucoup de succès. Contrairement à ce qui se passe souvent, il n'y avait pas d'accord sur un communiqué commun à trois jours de l'ouverture des discussions, expliquait-on à l'Elysée.
"Les positions ne sont pas encore figées", exposait un conseiller du président français, qui s'attend à ce que les débats soient en fait tranchés directement entre les chefs d'Etat lors du sommet.
Nicolas Sarkozy, qui avait initié la rencontre en pleine crise financière, espère voir le G-20 permettre au monde de "changer d'époque" et promet de se "battre" pour que Londres débouche sur des "réalisations concrètes communes", selon son entourage. Mais Gordon Brown s'est montré plus prudent, jugeant que "le vrai test est de montrer que nous pouvons travailler ensemble". Le président américain Barack Obama a aussi plus insisté sur la nécessité de "délivrer un message fort d'unité face à la crise" que des moyens concrets à mettre en oeuvre pour lutter contre.
Si les négociateurs français se refusent à évoquer un échec, ils n'écartent en revanche pas tout à fait la perspective d'un "faux succès", "un consensus mou" "sur des phrases qui sonnent bien mais qui n'engagent pas réellement". "On risque une déception tout à fait brutale qui serait bien pire que l'échec", prévient-on.
Vu de Paris, c'est sur le renforcement de la régulation des marchés que le débat reste "le plus compliqué". Les Européens souhaitent que tous les acteurs financiers, y compris les banques, les fonds spéculatifs et les paradis fiscaux soient soumis à une régulation.
Sous la pression conjointe de l'Allemagne et de la France, plusieurs paradis fiscaux ont annoncé un assouplissement de leur secret bancaire. "Quoi qu'il arrive à Londres, ceci sera un succès important dont nous pourrons nous attribuer en grande partie le bénéfice", se félicite-t-on à l'Elysée.
Paris demande toujours l'établissement d'une liste des pays qui ne coopèrent pas suffisamment et le principe de sanctions contre ceux qui ne jouent pas le jeu. La France entend aussi obtenir que la rémunération des opérateurs de marché soit mieux encadrée de façon à limiter les risques qu'ils font prendre aux banques sur les marchés les moins sûrs. Les Européens sont aussi très engagés en faveur du renforcement des institutions internationales, dont le Fonds monétaire international.
"Nous ne pouvons plus rester au stade des grandes orientations", plaide-t-on à Paris. "On ne peut pas expliquer aux opinions publiques (que) tout ce qui a raté hier, nous sommes incapables de le corriger immédiatement."
Dans la préparation des discussions, les Européens mettent l'accent sur la régulation internationale, le contrôle des banques, des fonds à risques et des paradis fiscaux, tandis que les Etats-Unis se sont montrés réticents, préférant le mot coordination à celui de contrôle. Washington a aussi d'abord réclamé un effort de relance plus important à ses partenaires européens, avant de revoir ses exigences à la baisse.
Le premier ministre britannique Gordon Brown, confronté à la difficile tâche de rapprocher les opinions des uns et des autres, a dû se lancer dans une tournée internationale qui l'a emmené sur trois continents, apparemment sans beaucoup de succès. Contrairement à ce qui se passe souvent, il n'y avait pas d'accord sur un communiqué commun à trois jours de l'ouverture des discussions, expliquait-on à l'Elysée.
"Les positions ne sont pas encore figées", exposait un conseiller du président français, qui s'attend à ce que les débats soient en fait tranchés directement entre les chefs d'Etat lors du sommet.
Nicolas Sarkozy, qui avait initié la rencontre en pleine crise financière, espère voir le G-20 permettre au monde de "changer d'époque" et promet de se "battre" pour que Londres débouche sur des "réalisations concrètes communes", selon son entourage. Mais Gordon Brown s'est montré plus prudent, jugeant que "le vrai test est de montrer que nous pouvons travailler ensemble". Le président américain Barack Obama a aussi plus insisté sur la nécessité de "délivrer un message fort d'unité face à la crise" que des moyens concrets à mettre en oeuvre pour lutter contre.
Si les négociateurs français se refusent à évoquer un échec, ils n'écartent en revanche pas tout à fait la perspective d'un "faux succès", "un consensus mou" "sur des phrases qui sonnent bien mais qui n'engagent pas réellement". "On risque une déception tout à fait brutale qui serait bien pire que l'échec", prévient-on.
Vu de Paris, c'est sur le renforcement de la régulation des marchés que le débat reste "le plus compliqué". Les Européens souhaitent que tous les acteurs financiers, y compris les banques, les fonds spéculatifs et les paradis fiscaux soient soumis à une régulation.
Sous la pression conjointe de l'Allemagne et de la France, plusieurs paradis fiscaux ont annoncé un assouplissement de leur secret bancaire. "Quoi qu'il arrive à Londres, ceci sera un succès important dont nous pourrons nous attribuer en grande partie le bénéfice", se félicite-t-on à l'Elysée.
Paris demande toujours l'établissement d'une liste des pays qui ne coopèrent pas suffisamment et le principe de sanctions contre ceux qui ne jouent pas le jeu. La France entend aussi obtenir que la rémunération des opérateurs de marché soit mieux encadrée de façon à limiter les risques qu'ils font prendre aux banques sur les marchés les moins sûrs. Les Européens sont aussi très engagés en faveur du renforcement des institutions internationales, dont le Fonds monétaire international.
"Nous ne pouvons plus rester au stade des grandes orientations", plaide-t-on à Paris. "On ne peut pas expliquer aux opinions publiques (que) tout ce qui a raté hier, nous sommes incapables de le corriger immédiatement."
Aucun commentaire sur cet article
- + lus
- + commentés
- + envoyés
- Steve Jobs, sous la loupe du FBI
- Bourse: les investisseurs ont le vertige
- 5 notions que les entrepreneurs n'apprennent pas à l'école
- Pourquoi n'avez-vous pas vraiment le goût du risque?
- Alcan coûte encore 9 G$ à Rio Tinto
Twitter
LinkedIn
Facebook
Digg
Del.icio.us
Friendfeed



Droits de reproduction et diffusion réservés @ 2012 Médias Transcontinental