Montréal devient un labo de la pub

Publié le 25/08/2009 à 00:00

Montréal devient un labo de la pub

Publié le 25/08/2009 à 00:00

Par Olivier Schmouker

Nombre d’annonceurs peuvent être désarçonnés face à l’univers médiatique qui est en train de naître : le Web, comment s’en servir adéquatement? Peut-on diffuser une pub sur Twitter? Les médias traditionnels sont-ils encore pertinents? Etc.


C’est pourquoi l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) a lancé le concept du YUL-LAB, un laboratoire expérimental de campagnes publicitaires multimédia destiné aux annonceurs étrangers. « L’idée est d’injecter une pub dans le marché montréalais, d’en mesurer l’efficacité dans les mois qui suivent, puis de suggérer à l’annonceur des ajustements à faire pour les marchés qu'il entend viser », dit Sébastien Fauré, président du conseil d’administration de l’AAPQ et de l’agence Bleublancrouge.


Pourquoi à Montréal? Parce qu’on y bénéficie du talent créatif des 64 agences membres de l’Association, d’un environnement médiatique surdéveloppé et d’un marché isolé et mainstream, selon M. Fauré. « Bref, un emplacement idéal pour mener des tests publicitaires d’annonceurs d’envergure internationale», souligne-t-il.



Première mission commerciale à Chicago


YUL-LAB s’inscrit dans une tendance à la déglobalisation des campagnes des multinationales, selon M. Fauré.


« Par exemple, MasterCard a récemment demandé à son agence québécoise Marketel de décliner localement sa campagne Ça n’a pas de prix. Résultat : l’idée, entre autres, de faire du surf près d’Habitat 67. Les mesures d’efficacité ont largement donné la victoire aux déclinaisons locales par rapport à la campagne générique diffusée dans le monde entier », dit-il.


Pour faire connaître YUL-LAB, l’Association mise sur des missions commerciales, à commencer par celle qui aura lieu à Chicago, les 19 et 20 novembre. Elle bénéficiera alors du soutien de Daniel Lamarre, le pdg du Cirque du Soleil, et permettra de rencontrer de hauts dirigeants des sièges sociaux de McDonald’s et autres Procter & Gamble.


« Puis, nous ferons des présentations dans toutes les grandes villes américaines à deux heures de vol de Montréal », dit M. Fauré, l’objectif premier de l’opération étant de décrocher de nouveaux contrats aux agences québécoises.


Visionnez l'entrevue accordée par Sébastien Fauré :





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