Que fera-t-on des milliers d'avions mis au rancart?

Publié le 24/11/2011 à 17:07, mis à jour le 24/11/2011 à 20:49

Que fera-t-on des milliers d'avions mis au rancart?

Publié le 24/11/2011 à 17:07, mis à jour le 24/11/2011 à 20:49

Par Martin Jolicoeur

Photo: Bloomberg

Au cours des vingt prochaines années, on estime qu’entre 250 à 300 avions commerciaux par an seront mis hors service. Qu’adviendra-t-il alors de tous ces appareils une fois mis au rancart?


C’est entre autres sur cette problématique que le Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) se penchera au cours des prochaines années dans le cadre d’un nouveau projet de recherche sur le «traitement des avions en fin de vie».


Ce projet de 1,4M$, financé par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG), plusieurs universités et entreprises dont Aluminerie Alouette, Bombardier et Bell Helicopter Textron, permettra d’étudier les meilleures façons de désassembler des avions de façon sécuritaire et efficace, tout en préservant leur valeur et respectant les normes environnementales.


L'École Polytechnique de Montréal pilotera ce projet de recherche dont les travaux se dérouleront en grande partie dans les installations du Centre technologique en aérospatiale (CTA), de Saint-Hubert, une composante de l’École nationale d’Aérotechnique (ÉNA), associée au Collège Édouard-Montpetit de Longueuil.


Pour ses travaux, l’équipe de recherche disposera d’un Canadair Regional Jet (CRJ200) en fin de parcours, offert par Bombardier Aéronautique. Elle s’en servira pour effectuer des tests et formuler des recommandations qui permettront ensuite d’évaluer le cycle de vie d’un appareil et élaborer une approche de conception de futurs avions «verts».


« Comme constructeurs, nous devons prendre en compte les incidences de nos activités sur l'environnement à chaque phase de la vie d'un avion, de la conception à la production, jusqu'à l'exploitation et la fin de la vie utile, et c'est pourquoi nous sommes fiers de chapeauter ce projet de fin de vie», a indiqué Hélène V. Gagnon, vice-présidente, Affaires publiques, communications et responsabilité sociale d'entreprise de Bombardier Aéronautique.


L’ÉNA est la plus importante école d’aérotechnique en Amérique du Nord. Elle accueille un millier d’étudiants dans ses installations qui comptent une trentaine de laboratoires, d’ateliers et de salles de cours, en plus de cinq hangars et une flotte 32 aéronefs, dont 22 avions et 10 hélicoptères.


 

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