Souffrir pour une étape du Tour de France

Publié le 20/04/2011 à 11:54, mis à jour le 03/05/2011 à 14:57

Souffrir pour une étape du Tour de France

Publié le 20/04/2011 à 11:54, mis à jour le 03/05/2011 à 14:57

Par Claudine Hébert

Franchir d’un coup plus de 180 km à vélo, dont 4 400 mètres dans des côtes infernales, ça vous tente ? Nous non plus. Mais Yanick Saint-Onge, directeur d’école, l’a fait.


Il n’y a pas que les pros qui participent au Tour de France. Chaque année, depuis 1993, l’Étape du Tour est une épreuve cyclo-sportive qui permet à des milliers de cyclistes amateurs de parcourir une des étapes de la compétition légendaire. Même distance, mêmes cols, mêmes ascensions et mêmes descentes au programme. Seule différence : au lieu de 200 cyclistes au départ comme chez les pros, ils sont 10 000. Yanick Saint-Onge, de Montréal, était du nombre le 18 juillet dernier.


« Je suis pourtant loin d’avoir le gabarit du grimpeur classique », dit-il. Et il n’est pas un amateur de côtes. On le comprend. Son physique conviendrait mieux au défenseur d’une équipe de hockey. Le directeur d’école primaire mesure 1,80 m et pèse au bas mot 95 kg… « Tout juste » 34 kg de plus que l’Espagnol Alberto Contador, le vainqueur du Tour de France 2010.


Les organisateurs de l’Étape du Tour 2010 ont sélectionné une des étapes où des cyclistes de la taille de Contador excellent : celle de Pau – Tourmalet, dans les Hautes-Pyrénées. Un parcours de 181 km constitué de trois cols, dont celui du Tourmalet : 19 km de montée à 7,4 % de dénivelé moyen, culminant à plus de 2 115 m d’altitude. Il y a bien l’Observatoire du Pic du Midi, les paysages bucoliques des Pyrénées et les troupeaux en liberté, de vraies cartes postales. Mais pour le reste, cette étape qui compte plus de 4 400 m d’ascension fait mal au corps tout entier, et certainement à l’ego de ceux qui maudissent les côtes.


Comment ce cycliste amateur de 42 ans, bien portant, s’est-t-il retrouvé sur la ligne de départ d’une telle épreuve ? Qu’est-ce qui le pousse à s’infliger un pareil défi ? Dix heures à vélo, deux crevaisons – dont une à 300 m du fil d’arrivée, pour se placer finalement en 4 400e position ? « Il fallait que je l’essaie une fois », dit l’ancien joueur de volleyball, qui a découvert le vélo sur route il y a 11 ans.


 


Un sport qui rend dingue


Bachelier en éducation physique, Yanick Saint-Onge a longtemps considéré le cyclisme comme un sport « pépère ». Depuis que les hernies discales, les entorses lombaires et autres blessures l’ont obligé à renoncer au volleyball, son sport favori, le directeur d’école a changé son discours. Invité à se joindre au club cycliste de Saint-Hyacinthe par des amis de son père, le Maskoutain a instantanément eu la piqûre… et trouvé une nouvelle façon de faire grimper son taux d’endorphines.


Randonnées de vélo de plus de 100 km chaque week-end, Grand Tour organisé chaque année par Vélo-Québec, quelques cyclo-sportives ici et là, en province… Équipé comme un pro, Yanick Saint-Onge roule plus de 3 000 km chaque été. « Principalement sur du plat », précise-t-il.


 


(Pour visualiser l'entrevue vidéo, cliquez ici.)



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