Série performance | Coureur extrême

Publié le 28/09/2010 à 16:19, mis à jour le 05/04/2011 à 16:06

Série performance | Coureur extrême

Publié le 28/09/2010 à 16:19, mis à jour le 05/04/2011 à 16:06

Par Claudine Hébert

Courir un marathon est un exploit hors de la portée de la plupart d’entre nous. Pour Guy Gilbert, c’est trop facile. Il participe à des ultrafonds.


Il suffit d’évoquer l’entraînement et la course à pied pour que Guy Gilbert trépigne d’excitation. Le kinésiologue de 48 ans aime la course, le matin, le soir, la semaine, la fin de semaine… quand il se livre à un « p’tit trois heures » d’entraînement matinal dans les rues de Lac Beauport, pendant que le reste de la maisonnée dort encore.


Conseiller Kino-Québec à l’agence de la santé publique et des services sociaux de la Capitale nationale, Guy Gilbert met en pratique ce qu’il prêche au travail. Et beaucoup plus. Depuis trois ans, il est ce qu’on appelle un ultra-marathonien. Ce coureur de 1,70 m sans une once de gras parcourt en une seule épreuve des dizaines, sinon des  centaines de kilomètres ! Ces compétitions durent de 6 à 24 heures. En septembre, il se préparait pour sa toute première course de 48 heures.


Qu’est-ce qui pousse un homme à s’infliger pareille torture ? Où est l’intérêt de participer à des épreuves d’endurance extrême qui consistent à tourner en rond sur un circuit d’un kilomètre, afin de permettre le ravitaillement aux puits ? Ces courses demandent des efforts surhumains, causent des courbatures et déstabilisent le système digestif pendant une semaine. Pourquoi ? « Parce que ça existe », répond Guy Gilbert, du même ton candide qu’Edmund Hillary en 1953, lorsque les journalistes lui ont demandé pourquoi il avait escaladé l’Everest.


Guy Gilbert fait partie d’un « grand club » particulier. Ce n’est pas d’hier qu’il use ses espadrilles en compétitions d’amateurs. À 17 ans déjà, il avait un marathon à son C.V. « J’ai toujours aimé courir sur de longues distances. J’ai constaté au fil des années que mon plaisir augmentait lorsque je dépassais mes limites, que je relevais d’un cran le seuil de douleur acceptable. Les marathons ne suffisaient plus », explique le coureur de fond.


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