Les retouches à la rescousse de la garde-robe masculine

Publié le 14/10/2010 à 11:16, mis à jour le 14/10/2010 à 10:31

Les retouches à la rescousse de la garde-robe masculine

Publié le 14/10/2010 à 11:16, mis à jour le 14/10/2010 à 10:31

Réservée aux pantalons et vestons habillés, la retouche ? Que non ! Elle permet d’ajuster une chemise ou un t-shirt à la perfection, ou de mettre un vieux manteau au goût du jour.


Les gars n’hésitent pas à faire appel à la couturière et se montrent même souvent plus exigeants que leur blonde quand ils lui confient un vêtement, mais qu’est-ce qu’ils sont conservateurs ! « Ils nous consultent d’entrée de jeu pour qu’on reprenne pour eux les ourlets d’un pantalon, qu’on raccourcisse les manches d’un veston ou qu’on leur fasse un habit sur mesure, explique Geneviève Poitras, couturière depuis 15 ans. Mais pour gagner leur confiance, il faut leur prouver notre savoir-faire, admet-elle. Après quoi on peut leur suggérer d’autres services sur des vêtements plus décontractés. »


En effet, les retouches n’ont de limites que celles de l’imagination. « En couture, tout est réalisable, dit Geneviève, pour peu qu’on y mette le temps, l’énergie et parfois aussi le prix. Quand on leur précise qu’on peut raccourcir ou ajuster leurs jeans en reproduisant à l’identique l’aspect délavé ou usé de leur modèle vintage, les hommes sont étonnés, dit la couturière. Ils croient que retoucher un vêtement décontracté, c’est compromettre son style et son confort, alors qu’il n’en est rien. »


À la portée de toutes les bourses


Une couturière expérimentée peut ajuster sans difficulté la fourche et les ourlets des pantalons, des denims et des bermudas. Sur les hauts – vestons, chemises et t-shirts –, l’encolure peut être cintrée ou échancrée, les épaules, remontées, et la taille, resserrée. Sans parler des réparations auxquelles on ne pense pas d’instinct. « Il n’y a qu’à penser aux vieux blousons ou manteaux d’hiver qui s’empoussièrent dans la penderie, lance Geneviève Poitras. En déplaçant un peu leurs boutons ou en les solidifiant, ou encore en remplaçant leur fermeture éclair brisée, leur cordon abîmé ou leur doublure élimée, on arrive à leur donner un second souffle à peu de frais. »


En garantissant le confort, l’élégance et le style d’un vêtement masculin, les retouches font office de petits luxes abordables. « Pour retailler de but en blanc un complet de 500 ou 600 dollars (épaules, manches, taille et ourlets), il peut n’en coûter qu’une centaine de dollars », précise le tailleur Jean-Sébastien Gamache, propriétaire de l’atelier montréalais Gamache Tailleur, dont les services réputés sont requis tant par des particuliers que par des chaînes telles qu’Ernest et Bovet. « À la pièce, le ceintrage d’un haut coûte environ 15 dollars, le raccourcissement d’un pantalon, 6 dollars, et l’ajustement des jambes ou d’une fourche, moins de 20 dollars », ajoute-t-il. « C’est un service avantageux et économique, surtout pour ceux qui voient leur musculature fluctuer, par l’entraînement par exemple, ou leur tour de taille changer », dit Geneviève Poitras. « Et il n’y a aucune crainte à y avoir, nous rassure Jean-Sébastien Gamache. Tout tailleur qui se respecte donne l’heure juste d’entrée de jeu : si, à ses yeux, une retouche n’est pas souhaitable –en raison soit de l’usure, soit de la coupe démodée du vêtement –, il refuse tout bonnement de l’exécuter. »


Dénicher la perle rare


Mais pour être élégantes et durables, les retouches doivent être exécutées de main de maître. On ne s’improvise pas couturier : c’est un métier qui s’apprend et se raffine au fil du temps. « Malheureusement, il s’agit d’une pratique en voie d’extinction, car contrairement à ce qui se faisait avant, ni les écoles de mode ni les grands-mamans n’arrivent à transmettre tous les rouages de ce savoir aux nouvelles générations », déplore Geneviève Poitras. Ce à quoi acquiesce Jean-Sébastien Gamache, lui-même fils de tailleur. « Les tailleurs de métier ont à peu près tous 70 ans, reconnaît-il, et peu de jeunes sont prêts à prendre le relais, sachant qu’on délaisse de plus en plus le sur-mesure au profit du prêt-à-porter. »


Trouver un couturier fiable et expérimenté peut donc s’avérer un défi de taille. Comme aucune association ne fédère leur pratique, tout le monde et n’importe qui peut s’improviser couturier. Comment, alors, s’assurer qu’on laisse ses vêtements entre bonnes mains ? « Les coordonnées de couturières et de tailleurs fiables se transmettent souvent de bouche à oreille, dit Geneviève. Vu la petitesse du marché québécois, quand un tailleur fait un travail méritoire, son nom circule dans les boutiques. » À nous de sonder l’opinion de notre entourage ou des commerçants, quand on acquiert un nouveau vêtement qui nécessite une retouche. Quant aux ateliers de couture, plus ils sont spécialisés et plus leur volume de travail est élevé, meilleurs ils sont. « Un atelier qui n’exécute que des retouches masculines dispose d’emblée de l’équipement nécessaire et connaît bien les rouages de la confection pour hommes, insiste Jean-Sébastien Gamache. On mesure sa qualité en y apportant d’abord une pièce simple à réparer, et si le travail est bien fait, on augmente graduellement le coefficient de difficulté des retouches commandées. »


Les bons réflexes


Pour leur assurer des retouches impeccables, nos experts exhortent les hommes à prendre quelques précautions : « Pour qu’il ne rétrécisse pas une fois bien ajusté, le vêtement à retoucher doit déjà avoir été nettoyé. Comme les couturiers sont au courant des standards de longueur à respecter, on leur laisse prendre les mesures, mais en veillant à enfiler les chaussures et la ceinture appropriées. Si on fait cintrer un veston, on l’essaie sur place avec, dessous, une chemise. Et à la livraison, on enfile systématiquement le vêtement réparé devant le couturier pour qu’il constate de visu ses erreurs, le cas échéant, et les répare gratuitement. » Il est aussi préférable de préciser au tailleur l’usage qu’on fera du vêtement à retoucher : « Pour plus de confort au travail, on tend à raccourcir les manches et les jambes d’un habit davantage que si celui-ci n’est enfilé que pour un mariage ou une occasion spéciale », explique la couturière Geneviève Poitras.


Mille et une possibilités


En somme, les retouches servent le style autant que le confort d’un vêtement. Elles donnent de la personnalité au look, mettent les défauts du corps en sourdine et les atouts en valeur. Celles qui sont les plus couramment pratiquées sont :


• sur les pantalons, jeans et shorts : ajustement de la fourche, de la taille et de l’ourlet ;


• sur les vestons et manteaux : retouches des manches et des épaules, ceintrage du dos et du col, remplacement des boutons, des fermetures éclairs et de la doublure ;


• sur les chemises et t-shirts : retouches des manches, ceintrage du dos, du cou et de la taille.


P.S.


Parce qu’ils exigent une technique particulière et de l’équipement de pointe, il est recommandé de confier les vêtements de cuir et de fourrure aux commerces spécifiques de ce domaine, qui font affaire avec des ateliers de retouches et de réparation spécialisés.


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