Quatre générations dans l'industrie laitière

Publié le 12/02/2011 à 00:00, mis à jour le 28/02/2011 à 14:00

Quatre générations dans l'industrie laitière

Publié le 12/02/2011 à 00:00, mis à jour le 28/02/2011 à 14:00

Alain Chalifoux, de Laierie Chalifoux [Photo : Gilles Delisle]

En 2009, la Laiterie Chalifoux, de Sorel-Tracy, célébrait les 50 ans de ses fromages Riviera. Cette même année, Alain Chalifoux rachetait les parts de son père dans l'entreprise familiale, devenant ainsi l'actionnaire majoritaire.


La quatrième génération de Chalifoux faisait ainsi son entrée à la tête de l'entreprise qui transforme plus de 30 millions de litres de lait par an.


D'une génération à l'autre


L'histoire de la Laiterie Chalifoux commence en 1920, avec la ferme laitière d'Alexandrina Chalifoux. L'exploitation est ensuite reprise par son fils Jean-Paul, qui crée en 1959, la marque Riviera. Ses trois fils prendront les commandes par la suite, non sans laisser à leur père le titre de président, qu'il conservera jusqu'à sa mort.


Quelques décennies plus tard, Alain Chalifoux a lui aussi tenu à laisser le titre de président à son père, Jean-Pierre Chalifoux. " Il m'aide encore dans certains dossiers pour lesquels son expertise est importante, mentionne le jeune homme, qui a pris le titre de vice-président. Il connaît tout le monde dans l'industrie et cela facilite les relations avec le Conseil des industriels laitiers du Québec ou la Commission canadienne du lait. "


Pour que l'entreprise reste dans la famille, les Chalifoux n'ont pas hésité à refuser plusieurs offres d'achat et à redoubler d'efforts pour garder leur place dans un marché où la concurrence internationale est importante. " Les marges bénéficiaires ne sont plus ce qu'elles étaient. Il aurait été plus facile de vendre et d'encaisser l'argent que d'essayer de rester en vie ", confie M. Chalifoux, soulignant qu'il est par contre beaucoup plus valorisant de rester en selle.


La Laiterie Chalifoux emploie 150 personnes, sans compter les livreurs et les travailleurs indépendants. " Nous avons toujours été très engagés dans la collectivité, souligne Alain Chalifoux. Certaines familles travaillent pour nous depuis quatre générations ! "


Former tôt les jeunes


Alain Chalifoux était actif dans l'entreprise familiale jusqu'en 1993, mais les possibilités d'avancement étaient restreintes. Il a donc lancé sa propre entreprise dans le domaine des procédés alimentaires.


" Il n'y avait pas de place pour la relève. Mon père et mes oncles ne pouvaient pas vraiment vendre leurs parts à cause de leurs contrats qui remontaient aux années 1970 ", explique le principal intéressé. Des changements ont été apportés quelques années plus tard, en 2004, ce qui lui a permis d'entrer au capital-actions.


Selon M. Chalifoux, il est important de préparer le plus tôt les jeunes qui sont appelés à prendre la relève.


" De 10 à 14 ans, mon père et mon grand-père me faisaient participer à des activités d'affaires, se souvient-il. J'assistais à des réunions du Conseil des industriels laitiers du Québec et à 21 ans, j'étais président de la Chambre de commerce et d'industrie Sorel-Tracy. "


À son tour, le vice-président prépare son fils de 19 ans. Celui-ci travaille dans l'entreprise les fins de semaines et l'été. Il s'apprête à entreprendre des études en administration des affaires.


Assurer la relève, c'est aussi assurer le renouveau, croît M. Chalifoux. " La gestion que nous préconisons aujour-d'hui est très différente de celle de mon grand-père, admet-il. On parle davantage de travail d'équipe, on engage les employés dans des comités de gestion, on leur donne des responsabilités et on développe leur sentiment d'appartenance. Dans le temps, le patron faisait tout et prenait toutes les décisions ! "

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