Une épée de Damoclés

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Une épée de Damoclés

Publié le 15/05/2010 à 00:00

Au Québec, le bassin des 15 à 64 ans commencera à diminuer dès 2014. Mais ce n'est pas avant 2020 qu'elle se fera sentir dans les Laurentides, indique Robert Gareau, économiste à Emploi-Québec.


Pourquoi ? C'est parce que les Laurentides attirent beaucoup de gens. Bénie des Dieux pour ses paysages et pour son climat, la région a attiré plus de 50 000 personnes au cours des 10 dernières années. " C'est l'équivalent d'une ville de Blainville qui sort de terre tous les 10 ans ! ", constate Jean-Philippe Meloche, qui enseigne l'économie à l'Université de Montréal.


De fait, après Lanaudière, ce sont les Laurentides qui exercent le plus fort attrait chez les Québécois qui cherchent à améliorer leur sort. Une qualité qui attire surtout les résidents de Laval et de Montréal, et qui touche peu les immigrants. Moins de 2 % (1,7 %) des immigrants admis au Québec entre 2003 et 2007 ont en effet choisi de s'établir dans les Laurentides.


Les 25 à 44 ans sont particulièrement sensibles aux charmes de la région. Par exemple, en 2007-2008, 2 400 personnes de cette catégorie d'âge, très recherchée des employeurs, se sont ainsi établies dans les Laurentides.


Selon Pierre Cambron, de l'Institut de la statistique du Québec, cet influx démographique a suffi jusqu'ici pour compenser le faible niveau de diplômation chez les jeunes.


Un risque certain


En 2007, dans les Laurentides, le taux de décrochage du secondaire était de 43 % chez les garçons et de 24,8 % chez les filles. Ces chiffres surpassent les moyennes québécoises de 31,3 % et de 19,5 %.


Cependant, en dépit de sa capacité d'attraction auprès des jeunes travailleurs du Québec, la région des Laurentides pourrait quand même être rattrapée par les conséquences de la sous- diplômation, prévient Sylvain Savage, de Développement économique Canada. " J'ai déjà vu des entreprises qui étaient incapables de garantir des normes de qualité élevées parce que leur main-d'oeuvre était insuffisamment qualifiée. Des contrats leur ont échappé ", dit-il.


Et c'est sans compter le plus grave : le gaspillage des talents et la limitation des possibilités de carrière et de vie, par le fait même.

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