Brigade de choc pour garder les jeunes

Publié le 10/09/2011 à 00:00, mis à jour le 08/09/2011 à 16:30

Brigade de choc pour garder les jeunes

Publié le 10/09/2011 à 00:00, mis à jour le 08/09/2011 à 16:30

Par Alain Duhamel

Depuis 2006, la Côte-Nord a perdu 10 % de sa population. Pour freiner l'exode, la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka a pris les grands moyens : elle a créé l'Unité spéciale d'intervention afin de favoriser la relève dans les entreprises de la région.


Sa mission : sensibiliser les employeurs à l'apport des jeunes au développement à long terme de leur entreprise et les aiguiller vers les ressources disponibles pour les aider à attirer et à fidéliser les jeunes.


"L'enjeu est majeur, tant pour la région que pour les employeurs. Le développement durable a comme point d'ancrage les générations futures. Sans relève, une région se fane", rappelle Marie-Pierre Clavette, chargée des communications de la Réserve. La région affichait encore un solde migratoire négatif en 2010. Les écarts les plus marqués se situaient dans les tranches des 15 à 19 ans (- 1,38 %) et des 20 à 24 ans (- 2,55 %).


Jeux de rôles


L'an dernier, l'Unité spéciale d'intervention a ciblé en priorité les jeunes afin de renforcer leur sentiment d'appartenance et les convaincre que la région de Manicouagan aura besoin d'eux. Ses émissaires se sont rendus dans les classes de sixième année du primaire et dans les camps de jour d'une demi-douzaine de municipalités pour sensibiliser les jeunes aux métiers et professions liés au développement durable.


L'une des activités consistait à créer une bande dessinée sur le thème de l'emploi et du développement durable dans laquelle le jeune tenait le rôle principal. Au total, quelque 300 jeunes Manicois âgés de 9 à 12 ans ont été rejoints.


Cette année, l'unité étend son action aux employeurs. À l'aide de jeux de rôle, deux animateurs sensibilisent les administrateurs, les gestionnaires et les employés aux valeurs, aux intérêts et aux besoins des jeunes, ainsi qu'aux efforts à faire pour mieux les intégrer.


Ils interviennent dans les lieux de travail même selon deux formats, l'un d'une vingtaine de minutes durant les pauses-café, l'autre d'une heure pour approfondir le thème du développement durable et de l'intégration de la relève.


S'établir dans la région


Entre mai et juillet, l'Unité spéciale d'intervention a interrogé 317 personnes afin de connaître leur opinion sur la région et son avenir. Près de 85 % des répondants étaient âgés de moins de 30 ans. Plus de 58 % d'entre eux ont manifesté le souhait de s'établir dans la région.


Pour la vaste majorité, décrocher un emploi correspondant à leurs critères, à proximité de leur lieu d'habitation et de leur famille, représente un facteur déterminant dans la décision de s'établir en région.


La Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka, reconnue en 2007 par l'UNESCO, couvre un territoire de 54 800 kilomètres carrés compris entre le Saint-Laurent et les Monts Groulx et Baie-Trinité et Pessamit. Sa mission est de promouvoir et de propager le développement durable pour faire de la Manicouagan une région modèle.

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