L'humain, au-delà des chiffres

Publié le 21/05/2011 à 00:00, mis à jour le 19/05/2011 à 14:52

L'humain, au-delà des chiffres

Publié le 21/05/2011 à 00:00, mis à jour le 19/05/2011 à 14:52

Plus de la moitié des entreprises de la région de Chaudière-Appalaches n'ont pas de plan de relève, selon une enquête sur les besoins de main-d'oeuvre réalisée en 2008.


Pour assurer la transition, la région a élaboré une stratégie qui repose sur l'aspect humain. Le plan : accompagner le cédant, repérer et évaluer des repreneurs potentiels par secteur d'activité et par taille d'entreprise, et, enfin, mettre en relation ces deux solitudes.


" L'approche novatrice de notre stratégie repose sur l'aspect humain. Le transfert d'une entreprise est un processus rempli d'émotions difficiles à gérer. C'est plus qu'une histoire de chiffres, de financement ou de documents juridiques. L'entrepreneur vend son bébé, une entreprise où il a investi des dizaines d'années de sa vie. Il cède un passé, une culture et tout un bagage ", souligne Josette Dufour, analyste principale à la Conférence régionale des élus (CRÉ) Chaudière-Appalaches.


Les repreneurs seront évalués à l'aide d'outils mis au point par l'École de Management de Lyon, en collaboration avec Dolmen Capital Humain, avec lesquels la CRÉ a établi un partenariat.


Adapter les normes


L'organisme discute par ailleurs depuis trois ans avec ses partenaires locaux d'une entente spécifique en matière de transfert d'entreprise, qui permettrait d'adapter les normes et les programmes gouvernementaux à la réalité régionale.


" Une partie importante de notre structure économique est rendue à l'étape de passer le flambeau à une autre génération. Le temps presse ", précise Laurent Lampron, directeur général du Conseil régional de l'environnement Chaudière-Appalaches (CRECA). " Nous souhaitons que le gouvernement du Québec adhère à cette entente pour partager avec les autres partenaires de la région toute la dimension humaine que représente une transaction entre un cédant et un repreneur. "


Des enjeux régionaux importants en découlent, notamment le maintien du savoir-faire, des emplois et du dynamisme économique. Contrer l'exode des jeunes vers d'autres régions représente un autre grand défi.


D'ici 2014, Emploi-Québec évalue le besoin en matière de main-d'oeuvre dans la région de Chaudière- Appalaches à 38 500 emplois. Environ les trois quarts de ces emplois serviront à combler des départs à la retraite, alors que le reste (environ 9 000) viendra de la croissance.

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