Être agriculteur... à temps partiel

Publié le 30/04/2011 à 00:00, mis à jour le 06/05/2011 à 13:20

Être agriculteur... à temps partiel

Publié le 30/04/2011 à 00:00, mis à jour le 06/05/2011 à 13:20

Par Claudine Hébert

Le Centre-du-Québec fait face à un sérieux défi. Seulement une ferme sur quatre a une relève assurée dans cette région, selon le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Pour certaines exploitations, cela veut dire devoir mettre la clé sous la porte, comme la Bergerie Jeannine, à Saint-Rémi-de-Tingwick, qui a cessé ses activités à l'automne 2009, faute d'avoir trouvé un repreneur pour assurer la gestion de son troupeau laitier.


La solution ? " Rendre l'agriculture et le milieu de vie agricole plus sexy ", croit Rick Lavergne, directeur général du CLD de L'Érable. Cette MRC où les zones agricoles comptent pour plus de 95 % du territoire a perdu 2000 habitants, soit 10 % de sa population, depuis 20 ans.


Pour stopper l'exode et repeupler son territoire rural, le CLD compte lancer dès septembre une campagne de charme vantant les mérites de l'agriculture... à temps partiel.


" On en est rendu là ", souligne Luc Couture, directeur régional du MAPAQ Centre-du-Québec. L'agriculture de masse a incité les fermiers à consolider leur exploitation, d'où la diminution du nombre de fermes. Aussi, le coût d'achat très élevé des fermes et le désir de la nouvelle génération de mieux concilier le travail et la vie ont eu aussi un impact. Quoi qu'il en soit, cette concentration d'activités a libéré beaucoup de terres. D'où le besoin de développer une agriculture d'occupation de territoire. " Une agriculture dite à temps partiel, plus diversifiée (maraîchère, fermettes, fromagerie), qui permet d'encourager de plus petites entreprises dont les produits sont recherchés par la population. Un nouveau mode d'agriculture qui nécessite une ouverture de la part de la MRC et des syndicats agricoles, et surtout une meilleure adaptation à la Loi de la protection du territoire et des activités agricoles du Québec ", précise M. Couture qui salue l'initiative du CLD de L'Érable.


L'élément central de cette campagne réside dans la création d'un service d'accompagnement pour faciliter l'accès aux différents programmes et subventions. Selon M. Lavergne, de nombreux organismes soutiennent l'agriculture. L'absence de synergie entre eux et la méconnaissance des programmes d'aide constituent d'énormes freins à la promotion de la vie agricole. Le CLD compte faire de ce service une priorité.

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