Les employés, une planche de salut

Publié le 14/05/2011 à 00:00, mis à jour le 22/06/2011 à 10:44

Les employés, une planche de salut

Publié le 14/05/2011 à 00:00, mis à jour le 22/06/2011 à 10:44

Par Pierre Théroux

Éric Dufour, responsable du volet relève chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Faute de relève familiale, un grand nombre de dirigeants se tournent vers leurs employés pour leur succéder à la tête de l'entreprise qu'ils ont mis des années à bâtir.


Le transfert du contrôle de l'entreprise à des cadres plutôt qu'à des acheteurs externes offre d'ailleurs plusieurs avantages, estime Éric Dufour, responsable du volet relève d'entreprise au sein de la firme Raymond Chabot Grant Thornton.


D'après plusieurs études, un cadre qui reprend l'entreprise a plus de chances de réussir qu'un repreneur externe, entre autres parce que la connaissance du secteur d'activité serait plus importante que la seule expérience en gestion du nouveau dirigeant. Mais les chances de réussite dépendent aussi d'une planification efficace et structurée. " Il faut faire un diagnostic, longtemps à l'avance, pour bien identifier les personnes aptes à prendre la relève en tenant compte de leurs forces et de leurs faiblesses ", explique M. Dufour.


Pour faire un choix éclairé, le pdg doit s'assurer que les repreneurs potentiels possèdent les compétences nécessaires en matière de gestion et d'entrepreneuriat, de même que des qualités humaines et de meneur.


Le processus de relève doit aussi tenir compte de la cohabitation du pdg et du repreneur pendant toutes les étapes de la démarche, voire après la vente. Il est bien important de distinguer la relation employeur-employé de la relation vendeur-acheteur.


La question du financement doit aussi figurer au programme. " Certains propriétaires offrent aux acheteurs de le payer à même les profits de l'entreprise. Le danger, c'est qu'il continue à tenir un rôle important en faisant valoir que l'entreprise lui appartient encore ", prévient M. Dufour. Le recours au financement externe présente un autre avantage : la nécessité de soumettre un plan de relève et de croissance au bailleur de fonds.


200 Lancé à Montréal par le SAJE, le programme Succès-Relève a été développé dans cinq régions du Québec et a permis à ce jour de former plus de 200 acheteurs d'entreprises potentiels.

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