Une filière créée de toutes pièces

Publié le 18/06/2011 à 00:00, mis à jour le 22/06/2011 à 10:28

Une filière créée de toutes pièces

Publié le 18/06/2011 à 00:00, mis à jour le 22/06/2011 à 10:28

Par Aude Marie Marcoux

Georges Parent [Photo : Aude Marie Marcoux]

Le Bas-Saint-Laurent possède près du tiers du cheptel ovin du Québec. En 2009-2010, les producteurs de la région ont vendu 38 % du total des agneaux lourds - les petits âgés de 3 à 8 mois nourris de grains et de fourrage - dans la province.


" La production ovine a connu un essor intéressant dans la région de 1997 à 2007, passant de 185 à 209 entreprises. En raison de l'expertise présente dans la région, les jeunes désirent s'établir ici ", note Stéphanie Landry, de la Direction régionale du Bas-Saint-Laurent du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ). Grâce, notamment, au programme Plan en faveur de la relève agricole du ministère, 11 entreprises ont démarré dans ce secteur depuis 2009 dans la région.


Une activité économique dont le poids pèse de plus en plus lourd dans la région. " Si on supprimait la production ovine dans le Bas-Saint- Laurent, ce serait un choc économique aussi important qu'éliminer le Port de Montréal dans la région métropolitaine ", dit Maurice Doyon, professeur titulaire au Département d'économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l'Université Laval, qui a étudié la question.


Si, en termes absolus, le Port de Montréal génère plus d'emplois et contribue davantage au PIB québécois que la production d'agneaux et de petites céréales du Bas-Saint-Laurent, leur importance relative sur la région qui les accueille est comparable. Si on considère qu'un emploi créé au Bas-Saint-Laurent équivaut à 22 à Montréal, le secteur de l'agneau et des petites céréales génère dans le Bas-Saint-Laurent 0,86 % des emplois, ce qui est similaire au 0,89 % des emplois que génère le Port dans le Grand Montréal. Ce rapport est aussi valable quant à leur impact sur le PIB : 0,87 % du PIB du Bas-Saint-Laurent pour le premier, comparativement à 1,22 % du PIB du Grand Montréal pour le second.


Planche de salut des petites communautés


L'essor de l'élevage d'agneaux dans la région est attribuable à la mobilisation des gens, explique l'un des pionniers, Georges Parent, producteur de Saint-Gabriel-de-Rimouski. À la fin des années 1960, le plan de relocalisation du Bureau d'aménagement de l'Est-du-Québec (BAEQ) avait conclu à la nécessité de fermer 96 villages et communautés de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, et donc de relocaliser quelque 65 000 personnes vers les centres urbains.


Dans la foulée de la réaction populaire qui a suivi, plusieurs initiatives locales ont vu le jour. " On s'est mis à la recherche d'une production intéressante pour occuper nos terres ", raconte M. Parent, qui a été vice-président de la Fédération provinciale des producteurs d'agneaux et moutons du Québec de 2004 à 2009.


Le Bas-Saint-Laurent, qui possède 37 % des moutons de races pures du Québec, est en bonne position pour maintenir et soutenir le développement génétique de la production ovine afin d'approvisionner les producteurs de la région et du reste de la province.


L'agneau de lait désigne l'animal âgé d'environ 2 mois qui est nourri exclusivement ou presque de lait. L'agneau lourd, nourri de grains et de fourrage, est âgé de 3 à 8 mois.

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