Notre Klondike à nous

Publié le 11/09/2010 à 00:00, mis à jour le 09/09/2010 à 15:21

Notre Klondike à nous

Publié le 11/09/2010 à 00:00, mis à jour le 09/09/2010 à 15:21

Par René Vézina

C'était l'âge d'or des juniors, une belle époque pour bien des boursicoteurs. Dans ce temps-là, on suivait les actions comme d'autres suivaient les courses de chevaux... Les arguments n'étaient pas toujours orthodoxes, mais on y mettait du coeur.


Sur la 3e Avenue, à Val-d'Or, plusieurs se donnaient rendez-vous dans les bureaux de Lévesque Beaubien où l'on pouvait suivre, et c'était plutôt rare, un fil de presse électronique où défilaient les cours boursiers.


Les temps ont changé. La Bourse de Montréal a cédé le pas au groupe TMX, les juniors sont inscrites à la Bourse de croissance, Lévesque Beaubien a été absorbée par la Banque Nationale et Internet fournit l'information sans qu'on ait à sortir de chez soi.


L'intérêt des Abitibiens pour leurs ressources minières n'a pas disparu, par contre. C'est l'agriculture et la forêt qui ont donné naissance à l'Abitibi, mais ce sont les mines qui l'ont fait grandir. Et la hausse soutenue du prix de l'or inspire une nouvelle ruée vers tout ce qui brille sous terre. De nouveaux gisements sont mis en valeur, dont la plus grande mine d'or à ciel ouvert du Canada, à Malartic, tandis que d'anciennes installations reprennent du service parce que les prix et les technologies les rendent rentables.


L'Abitibi, c'est notre Klondike


Pas juste pour l'or, d'ailleurs. Son sous-sol paraît incroyablement riche, bien au-delà des seuls métaux. Vers le nord, vers la baie James, vient de commencer la chasse aux diamants. Il faut aujourd'hui aller recruter des travailleurs partout au Québec. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, on évoquait l'essoufflement de l'industrie minière !


Les mines, les grands espaces, les longs hivers... C'est l'image qui surgit spontanément, mais l'Abitibi est aussi une terre de contrastes qui sait manufacturer de l'étonnement. Le Nord-Ouest est tout sauf unidimensionnel.


Qui aurait parié sur le succès du Festival international du film de l'Abitibi, lancé en 1982 pour faire un pied de nez à la grisaille de l'automne ? Le Festival s'est rapidement fait un nom, accueillant des noms comme Claude Lelouch ou encore Serge Gainsbourg, qui avait rebaptisé Rouyn-Noranda Rouanda !


J'y suis allé à quelques reprises, la première fois en 1992, un an après le passage de Gainsbourg, me demandant comment on pouvait, année après année, réunir autant d'artistes et de spectateurs au Théâtre du Cuivre. La réponse est simple : parce que l'événement se fonde d'abord et avant tout sur des gens qui sont des entrepreneurs dans l'âme. Ils n'ont pas peur des défis et ne reculent pas devant les embûches. Comme leurs aïeux qui ont défriché à bout de bras ce coin de pays du bout du monde pour s'en faire un paradis.


J'aurais pu parler des années 1920 durant lesquelles l'Abitibi a failli devenir une colonie ukrainienne - les dizaines de patronymes ukrainiens qui restent dans la région en témoignent -, du camp d'internement de Spirit Lake qui a servi durant la Seconde Guerre mondiale et dont le souvenir demeure douloureux, de ce Saint François d'Assise réincarné qu'est Michel Pageau, dont le Refuge pour animaux, à Amos, attire l'attention du monde entier... J'y suis allé, et c'est la seule fois où je me suis fait lécher la main par un loup. Parole d'honneur !


Je n'ai pas écrit un mot sur le Témiscamingue, qui demeure un des très rares endroits que je n'ai pas explorés au Québec. Lointain, mystérieux, magnifique pour ceux qui y sont nés ou qui ont pris le temps de s'y rendre, et prometteur, grâce à ses terres qui sont parmi les plus fertiles de tout le Québec. Son heure approche.

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