Ivanka Trump: soupçon de conflit d'intérêts en Chine

Publié le 29/05/2018 à 06:38

Ivanka Trump: soupçon de conflit d'intérêts en Chine

Publié le 29/05/2018 à 06:38

Par AFP

Ivanka Trump, la fille du président américain, s'est vu octroyer courant mai par la Chine l'enregistrement de marques à son nom, quelques jours avant la levée par son père de restrictions frappant un groupe chinois, selon des documents officiels.


Ces cinq marques ont été enregistrées le 7 mai, soit une semaine avant l'adoption par Donald Trump d'un ton conciliant envers le géant des télécoms ZTE, frappé par des sanctions américaines. L'entreprise était au coeur des négociations entre Pékin et Washington visant à éviter une guerre commerciale.


Des documents chinois officialisant l'attribution des marques ont été rendus publics par l'association américaine anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (Crew). Selon elle, ces autorisations «soulèvent des questions éthiques potentielles».


Une sixième marque a bénéficié d'une reconnaissance préliminaire le 6 mai, d'après Crew.


Les demandes avaient été déposées en mars 2017. Elles donnent à l'entreprise d'Ivanka Trump le droit exclusif d'apposer son nom sur ses produits, des tapis de bain aux vêtements, en passant par des couvertures pour bébé, selon la même source.


Ivanka Trump est conseillère de son père. Mais elle continue de bénéficier des ventes des produits de sa société, dont une part non négligeable sont fabriqués par des entreprises chinoises.


Sa compagnie détenait déjà plus d'une dizaine de marques en Chine. Et plusieurs demandes sont en cours, affirme Crew.


L'administration Trump avait imposé mi-avril aux firmes américaines une interdiction d'exporter des composants électroniques cruciaux à ZTE, qui emploie quelque 80 000 personnes.


La décision était officiellement une mesure de rétorsion, Washington accusant l'entreprise d'avoir violé les embargos commerciaux contre l'Iran et la Corée du Nord. ZTE avait dû cesser l'essentiel de ses activités et sa survie était menacée.


Mais à la surprise générale, Donald Trump avait annoncé le 13 mai sur Twitter travailler avec le président chinois Xi Jinping afin de permettre à l'entreprise de télécoms de reprendre ses activités.


Le président américain dénonce inlassablement des pratiques commerciales chinoises qu'il estime «déloyales». Il a renforcé cette année sa pression sur Pékin, menaçant d'imposer des droits de douane sur jusqu'à 150 milliards de dollars de produits importés de Chine.


Son changement soudain de position sur le dossier ZTE a été accueilli avec perplexité à Washington. Et lorsque Donald Trump a finalement indiqué vendredi avoir trouvé un accord pour régler le contentieux ZTE, il a provoqué la colère d'élus du Congrès, démocrates ou même républicains.

À suivre dans cette section


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mercredi 06 février


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

Sur le même sujet

Ford, en pleine restructuration, inquiète les marchés

16/01/2019 | AFP

Ford ne donne pas de chiffre, énumérant en revanche une kyrielle de facteurs pouvant contrarier ses ambitions.

Bourse: Wall Street clôt en hausse dopée par Netflix et la Chine

Mis à jour le 15/01/2019 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. La perspective de réduction fiscale en Chine semble revigorer les marchés.

À la une

Bulletin JLR-Les Affaires: revirement de tendance en décembre

14:40 | Les Affaires - JLR

Les données de ce mois sont contraires à la tendance haussière de 2018, et indiquent une baisse par rapport à 2017.

Aki Sushi s'offre l'exclusivité avec Metro

15:02 | Marie Lyan

PME DE LA SEMAINE. Elle a enregistré une croissance de 20% pour un chiffre d’affaires de 32 millions de dollars en 2018.

ABI: les deux parties doivent faire des concessions dit le ministre Boulet

Le syndicat a indiqué, jeudi, que les discussions étaient toujours au point mort.