Connaissez-vous vos risques géopolitiques?

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Mars 2014

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Le risque d'infrastructure

Dans plusieurs pays, surtout dans les marchés émergents, le manque d'énergie, d'eau et d'infrastructures de transport représente tout un casse-tête pour les entreprises étrangères. Dans certains pays, les gouvernements exigent des sociétés qu'elles construisent des routes ou d'autres types d'infrastructures, ce qui peut nuire à la rentabilité d'un projet à long terme.

Kinross Gold, un producteur d'or de Toronto, se retrouve dans cette situation en Mauritanie, un pays d'Afrique de l'Ouest. L'entreprise détient les droits pour exploiter le gisement d'or de la mine Tasiast, mais la pénurie d'eau pour extirper l'or hypothèque ce projet.

Pourtant, Kinross a besoin d'eau pour exploiter la mine à long terme. L'une des solutions consiste à construire à ses frais un pipeline de plus de 150 kilomètres pour s'approvisionner en eau. Mais ce projet n'est pas sans embûche, car il devra vraisemblablement contourner un parc national. Un détour qui fera bondir les coûts de développement, selon Michael Fini.

Photo: Shutterstock

Le risque d'infrastructure
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Le risque politique intérieur

Il s'agit d'un risque lié à l'événement, la crise ou les affrontements (religieux, ethniques, etc.) qui chambardent du jour au lendemain les activités d'une entreprise à l'étranger. «Le printemps arabe en est un très bon exemple», dit Michael Fini. Dans la foulée de ces révolutions populaires, des régimes sont tombés dans plusieurs pays, notamment en Égypte. Un contexte politique qui a créé beaucoup d'instabilité pour les entreprises étrangères.

En août 2013, un mois après le renversement du président Mohamed Morsi par l'armée égyptienne, le producteur américain de pétrole et de gaz naturel, Apache Corporation, a vendu 33 % de ses actifs en Égypte au groupe chinois Sinopec, au prix de 3,1 milliards de dollars américains.

La multinationale de Houston, qui est présente dans plusieurs pays comme le Canada et l'Argentine, a indiqué qu'elle agissait ainsi pour réduire sa présence en Égypte en raison de l'instabilité politique dans ce pays.

Photo: Shutterstock

Le risque politique intérieur
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Le risque politique extérieur

Ce risque survient lorsqu'une entreprise subit bien involontairement les contrecoups des tensions entre deux pays. Parlez-en à Toyota, dont les ventes en Chine ont chuté de 49 % en septembre 2012, et ce, en raison de vives tensions entre Beijing et Tokyo. Le constructeur automobile a écopé, tout comme ses fournisseurs établis au Japon et à l'étranger.

La raison ? Les deux gouvernements se disputent la souveraineté des petites îles Senkaku (pour le Japon) ou Diaoyutai (pour la Chine), situées dans la mer de Chine orientale. Au plus fort de la crise, Beijing a même décrété un embargo sur plusieurs produits nippons, dont les livres d'auteurs japonais.

Le risque politique extérieur
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Le risque bureaucratique

Il s'agit de toute décision prise par un gouvernement pouvant avoir un impact sur les projets d'une entreprise. «Dans certains pays, ça peut prendre parfois des mois, voire des années, pour lancer un projet, surtout dans les marchés émergents», explique Michael Fini. La minière Turquoise Hill Resources peut en témoigner.

Cette société de Vancouver collabore avec Rio Tinto au projet d'exploitation du gisement de cuivre Oyu Tolgoi Mine, en Mongolie. Toutefois, le gouvernement veut revoir les règles entourant l'investissement étranger, ce qui crée de l'incertitude. À tel point que Rio Tinto a suspendu le projet pour l'instant.

Le risque bureaucratique
Par François Normand

Série 1 de 7 - Déjouer les risques à l’international - Lundi 18 septembre 2006. La nouvelle crée une onde de choc dans l'industrie pétrolière mondiale. Moscou retire à Shell le droit de développer son projet Sakhaline II, un énorme champ gazier et pétrolifère dans l'est de la Russie. Raison officielle ? L'incapacité de Shell de respecter les normes environnementales russes. Mais pour la plupart des analystes, le Kremlin agit en fait par intérêt politique afin de garder le contrôle des ressources stratégiques.


Les déboires de Shell en Russie ne sont qu'un exemple des risques géopolitiques auxquels les entreprises sont exposées lorsqu'elles brassent des affaires à l'étranger. Des risques qui peuvent faire perdre des centaines de milliers, voire des millions de dollars, aux investisseurs qui évoluent dans des marchés dangereux comme la Russie. Ces menaces géopolitiques peuvent prendre diverses formes.


Voici les principaux dangers, selon Michael Fini, analyste en géopolitique à la Financière Banque Nationale.


Cliquez ici pour consulter le dossier complet


 


Le risque d'infrastructure


Dans plusieurs pays, surtout dans les marchés émergents, le manque d'énergie, d'eau et d'infrastructures de transport représente tout un casse-tête pour les entreprises étrangères. Dans certains pays, les gouvernements exigent des sociétés qu'elles construisent des routes ou d'autres types d'infrastructures, ce qui peut nuire à la rentabilité d'un projet à long terme.


Kinross Gold, un producteur d'or de Toronto, se retrouve dans cette situation en Mauritanie, un pays d'Afrique de l'Ouest. L'entreprise détient les droits pour exploiter le gisement d'or de la mine Tasiast, mais la pénurie d'eau pour extirper l'or hypothèque ce projet.


Pourtant, Kinross a besoin d'eau pour exploiter la mine à long terme. L'une des solutions consiste à construire à ses frais un pipeline de plus de 150 kilomètres pour s'approvisionner en eau. Mais ce projet n'est pas sans embûche, car il devra vraisemblablement contourner un parc national. Un détour qui fera bondir les coûts de développement, selon Michael Fini.


 


Le risque politique intérieur


Il s'agit d'un risque lié à l'événement, la crise ou les affrontements (religieux, ethniques, etc.) qui chambardent du jour au lendemain les activités d'une entreprise à l'étranger. «Le printemps arabe en est un très bon exemple», dit Michael Fini. Dans la foulée de ces révolutions populaires, des régimes sont tombés dans plusieurs pays, notamment en Égypte. Un contexte politique qui a créé beaucoup d'instabilité pour les entreprises étrangères.


En août 2013, un mois après le renversement du président Mohamed Morsi par l'armée égyptienne, le producteur américain de pétrole et de gaz naturel, Apache Corporation, a vendu 33 % de ses actifs en Égypte au groupe chinois Sinopec, au prix de 3,1 milliards de dollars américains.


La multinationale de Houston, qui est présente dans plusieurs pays comme le Canada et l'Argentine, a indiqué qu'elle agissait ainsi pour réduire sa présence en Égypte en raison de l'instabilité politique dans ce pays.


 


Le risque politique extérieur


Ce risque survient lorsqu'une entreprise subit bien involontairement les contrecoups des tensions entre deux pays. Parlez-en à Toyota, dont les ventes en Chine ont chuté de 49 % en septembre 2012, et ce, en raison de vives tensions entre Beijing et Tokyo. Le constructeur automobile a écopé, tout comme ses fournisseurs établis au Japon et à l'étranger.


La raison ? Les deux gouvernements se disputent la souveraineté des petites îles Senkaku (pour le Japon) ou Diaoyutai (pour la Chine), situées dans la mer de Chine orientale. Au plus fort de la crise, Beijing a même décrété un embargo sur plusieurs produits nippons, dont les livres d'auteurs japonais.


 


Le risque bureaucratique


Il s'agit de toute décision prise par un gouvernement pouvant avoir un impact sur les projets d'une entreprise. «Dans certains pays, ça peut prendre parfois des mois, voire des années, pour lancer un projet, surtout dans les marchés émergents», explique Michael Fini. La minière Turquoise Hill Resources peut en témoigner.


Cette société de Vancouver collabore avec Rio Tinto au projet d'exploitation du gisement de cuivre Oyu Tolgoi Mine, en Mongolie. Toutefois, le gouvernement veut revoir les règles entourant l'investissement étranger, ce qui crée de l'incertitude. À tel point que Rio Tinto a suspendu le projet pour l'instant.


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