Six fonds préférés pour votre REER

Publié le 23/02/2017 à 09:06

Six fonds préférés pour votre REER

Publié le 23/02/2017 à 09:06

Bien que le ratio des frais de gestion soit le coût le coût le plus décrié de l'investissement dans les fonds, ce n'est pas le seul. De fait, l'Agence du revenu du Canada (ARC) peut affecter votre bas de laine tout autant que les frais des sociétés de fonds.


En effet, la loi canadienne exige que les fonds communs de placement répercutent chaque année sur les porteurs de parts tous leurs profits (ou leurs gains en capital) et le revenu gagné de leurs placements. Ceux qui investissent dans des comptes imposables devront payer des impôts sur cet argent perçu, même s'ils n'ont pas vendu leurs avoirs ou n'en ont pas réinvesti le produit dans le fonds. De façon perverse, il se peut que les nouveaux porteurs de parts doivent payer des impôts sur les gains dont seuls les investisseurs à long terme ont profité.


Les investisseurs peuvent maximiser leurs rendements en tirant un profit maximum de leurs comptes de retraite à l'abri de l'impôt. Les REER permettent aux investisseurs de reporter leur imposition dans le futur, ou, dans le cas des CELI, de carrément l'éviter. Beaucoup de gens pensent qu'il suffit de cotiser le maximum autorisé. Toutefois, si vous n'avez pas soigneusement étudié les produits que vous détenez à l'intérieur comme à l'extérieur de ces véhicules, vous ne maximisez probablement pas les avantages qu'ils vous apportent.


Tirer le meilleur parti de vos REER


Les portefeuilles fiscalement efficients produisent les rendements les plus élevés possibles moyennant la plus petite facture fiscale possible. L'objectif n'est pas d'éviter de payer des impôts (vous pourriez le faire en ne gagnant pas d'argent du tout), mais plutôt de maximiser les rendements après impôt. Plus simplement, cela signifie garder les placements les moins fiscalement efficients dans votre REER ou votre CELI.


Parce que les taux d'imposition sont plus élevés sur les revenus que sur les gains en capital, les placements axés sur le revenu sont des candidats de choix pour les comptes enregistrés. Parce que la plus grande partie de leurs rendements provient du revenu qu'ils procurent, les fonds obligataires sont généralement les moins avantageux du point de vue fiscal. Par exemple, le fonds moyen de la catégorie Revenu fixe canadien a produit un rendement de 3,8 % pour la période de 10 ans achevée en janvier 2017, mais les investisseurs n'ont empoché que 2,2 % une fois que l'impôt a sévi. L'impôt a englouti près de 40 % des rendements, l'inflation le reste.


Pour des raisons comparables, les fonds d'actions qui génèrent beaucoup de revenu sont aussi d'excellents candidats aux comptes enregistrés. Cela se vérifie particulièrement pour certaines catégories spécialisées, comme l'immobilier. Ces fonds investissent principalement dans des fiducies de placement immobilier (FPI), et distribuent presque tous leurs profits à leurs détenteurs. Les fonds axés sur les dividendes ne sont pas tout-à-fait aussi exigeants (une grosse part de leurs rendements provient de l'appréciation du capital), mais en fournissant un revenu substantiel, ils ont aussi leur place dans des comptes enregistrés.


Même si les gains en capital sont imposés à un taux plus bas, ils peuvent encore être des casse-têtes fiscaux. Chaque fois qu'un fonds vend un avoir à profit, cela déclenche un événement imposable. Les fonds qui appliquent une stratégie de longue durée ont des ventes moins fréquentes, donc ils génèrent moins de gains. En revanche, les fonds à rotation plus fréquente achètent et vendent souvent, ce qui peut conduire à beaucoup de gains imposables. La rotation et l'efficience fiscale ne sont pas parfaitement corrélées, mais si un fonds connaît une rotation assez élevée (plus de 100 %) et qu'il existe un grand fossé entre ses rendements avant et après impôt, regardez-y à deux fois avant de le détenir à l'extérieur d'un compte enregistré.


Nos fonds préférés pour les comptes enregistrés


La Cote des analystes Morningstar indique la probabilité qu'un fonds se surclasse avant impôt. À cause de leur stratégie ou de leur spécialisation dans certaines catégories d'actifs, certains fonds médaillés pourraient générer des rendements après impôt moins attrayants. Pour recueillir le plein avantage de ces produits préférés de nos analystes, songez à les détenir dans un compte enregistré.


Fonds d'actions canadiennes Cambridge CI (Bronze)


Le gestionnaire principal Brandon Snow consacre la part du lion de son portefeuille aux entreprises stables dotées d'avantages concurrentiels durables, mais en réserve une tranche aux actions qui, selon lui, sont temporairement sous-évaluées. Il détient certaines actions de la deuxième catégorie pendant des périodes relativement courtes, conduisant à une rotation élevée. Un tel remue-ménage conduit à de lourds gains en capital, avec pour résultat un rendement du fonds sur cinq ans après impôt qui a traîné derrière son rendement avant impôt de 2,3 points de pourcentage par an. Mais il est vrai que ce rendement après impôt se situe encore dans le décile supérieur de la catégorie Actions en majorité canadiennes, ce qui atteste des prouesses de M. Snow dans le choix des actions. M. Snow indique qu'il s'est récemment tourné davantage vers les avoirs à long terme, ce qui devrait ralentir la rotation. Même ainsi, il est vraisemblable que cette rotation demeurera élevée par rapport au reste de la catégorie, ce qui rend ce fonds bien adapté aux REER. 


Fonds de dividendes canadiens Beutel Goodman (Or)


Ce produit applique la stratégie axée sur la valeur de Beutel Goodman aux actions à dividendes, principalement au Canada, bien qu'il puisse détenir jusqu'à 30 % de noms américains et internationaux. Investir dans des actions étrangères apporte les avantages de la diversification, mais est moins attrayant du point de vue fiscal, car les Canadiens peuvent réclamer un crédit d'impôt pour le revenu de dividendes versé par des sociétés canadiennes. Avec 30 actions, le portefeuille concentré du fonds comporte une dose de risque supplémentaire, mais ce fonds a été moins volatil que ses rivaux dans la catégorie Actions canadiennes de revenu. Ses vétérans de la sélection d'actions, sous la houlette de Mark Thomson, utilisent leur profonde connaissance des données fondamentales des sociétés pour gérer le risque. Leur stratégie consistant à acheter des actions qui présentent une grande marge de sécurité et à appliquer avec rigueur une discipline de vente a aussi pour effet d'atténuer la volatilité.


Fonds mondial de dividendes BMO (Bronze)


Le sous-conseiller Guardian Capital applique une approche quantitative à l'identification des actions mondiales à dividendes. Son modèle quantitatif filtre 2 000 actions à grande et à moyenne capitalisations sur la base de 30 facteurs de croissance, rentabilité, dividende, évaluation, risque lié au crédit et d'ordre technique. Mais ces facteurs ne suffisent pas à eux seuls à démarquer le processus de Guardian. Cette firme se distingue par sa capacité à affiner continuellement son processus et à générer des estimations fiables dans les domaines de la juste valeur future, de la croissance des dividendes et du risque. Le départ en 2016 de Harpreet Singh, directeur de la recherche stratégique systématique à Guardian, pourrait entraver les innovations futures. Toutefois, le gestionnaire Sri Iyer, qui a fondé le modèle en 2001, a réalisé des améliorations notables depuis lors, ce qui conforte notre confiance dans l'avenir de ce fonds.


Fonds immobilier mondial Renaissance (Bronze)


Le sous-conseiller Cohen & Steers se targue d'un historique long et fructueux dans l'immobilier mondial. La firme utilise la recherche descendante pour identifier les marchés immobiliers attrayants et la recherche ascendante pour déterminer les évaluations des sociétés par rapport à la valeur de leurs avoirs et de leur potentiel de croissance. La performance du fonds a été moyenne depuis son lancement à la fin de 2010, mais Cohen & Steers a un historique de succès plus long dans d'autres marchés. Ce fonds, qui a une participation limitée aux actions canadiennes et un revenu en dividendes élevé, est idéal pour un REER. 


Fonds Steadyhand Income (Argent)


Le sous-conseiller Connor Clark and Lunn (CC&L) est connu pour ses capacités institutionnelles, mais il a avec ce fonds adapté son approche aux clients individuels axés sur le revenu. La gestion cible une répartition de 75 % d'obligations et 25 % d'actions canadiennes, mais cela peut varier en fonction de l'évaluation et des conditions macroéconomiques. Les gestionnaires peuvent profiter des diverses perspectives présentées par les groupes de CC&L chargés du revenu fixe, des actions quantitatives et des actions fondamentales pour émettre des jugements macroéconomiques. Ils s'inspirent aussi des fortes capacités de gestion du risque de la firme dans les deux catégories d'actifs. Avec d'excellents résultats à long terme, ce fonds pourrait en valoir la peine pour des investisseurs recherchant des placements générateurs de revenu sans risque lié à la devise.


Fonds de revenu mensuel PIMCO (Argent)


À la différence de la plupart des fonds de la catégorie Obligations mondiales (et de façon atypique pour PIMCO), l'objectif de ce fonds est de fournir des flux de revenus constants. Par opposition aux fonds à revenu mensuel moins disciplinés, les gestionnaires déterminent leurs paiements à partir des revenus qu'ils s'attendent à générer sur la période de 12 mois suivante pour éviter de financer les distributions mensuelles par le remboursement du capital. (Le remboursement du capital n'est pas imposable, mais il diminue les capacités de génération de revenu d'un fonds en érodant la valeur dudit capital) Les gestionnaires Alfred Murata et Dan Ivascyn produisent un revenu en investissant dans une combinaison d'obligations de sociétés, notamment des émissions à revenu élevé, des titres gouvernementaux et des créances titrisées. Ces dernières, qui sont une spécialité de PIMCO, ont donné une forte impulsion au fonds depuis son lancement en 2011.

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