Prendre sa retraite dans les pays chauds


Édition du 07 Mai 2016

Malgré les publicités alléchantes qui montrent des plages magnifiques à perte de vue et des couchers de soleil magiques, la décision de prendre sa retraite à l'étranger doit être réfléchie et planifiée, notamment en matière fiscale. Ce n'est pas pour rien que plusieurs experts recommandent aux gens intéressés par cette aventure de louer une résidence avant de s'installer de façon permanente.


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Suzanne Viens et Napoléon Vigneau profitent de leur retraite bien au chaud, loin du Québec. Ils ont fui l'hiver, le froid et la neige pour se réfugier sur leur catamaran Belle Vie qui, en ces premiers jours d'avril, mouille au large de l'île Great Exuma dans l'archipel des Bahamas, où la température atteint 32 degrés.





«On a ancré plus loin de la côte, parce qu'il faisait trop chaud la nuit dernière pour dormir», souligne avec un grand sourire la jeune retraitée de 53 ans, jointe par appel vidéo, pendant que son iPad renvoie aussi des images de son environnement ensoleillé et baigné d'eau turquoise.


Quand vient le moment de la retraite, un grand nombre de Québécois troquent facilement les températures froides contre des climats nettement plus chauds. Mais si les États-Unis, en particulier la Floride et l'Arizona, sont les destinations de retraite les plus prisées, d'autres pays gagnent en popularité. Comme l'Équateur, où Marie-Josée Bolduc et Martin Côté devraient aller s'établir l'automne prochain. Le récent tremblement de terre a toutefois grandement secoué le couple qui, pour l'instant, ne remet pas en question son désir de déménager dans ce pays. «Nous sommes encore sous le choc. Il est trop tôt pour décider. Les Équatoriens se relèvent de ces épreuves avec résilience, et nous suivrons peut-être leur exemple», souligne Mme Bolduc.


Le couple avait auparavant envisagé d'aller vivre au Mexique, mais l'octroi d'un visa d'investisseur par l'Équateur a fait pencher la balance.


«C'est plus avantageux si on veut continuer à travailler ou lancer une petite entreprise», dit Mme Bolduc, 48 ans, qui était dentiste avant de prendre sa retraite il y a quatre ans.


Le couple est aussi tombé sous le charme du luxueux complexe résidentiel Las Olas Ecuador. Près de 1 600 maisons et condos seront construits en bordure de l'océan Pacifique et d'une réserve naturelle à l'intention d'une clientèle de jeunes retraités nord-américains bien nantis. «De notre maison, on a une vue sur la mer et sur trois trous de golf», indique Mme Bolduc, dont le mari, qui est professionnel au Club de Golf Triangle d'Or, à Saint-Rémi en Montérégie, prendra sa retraite à 47 ans dans quelques mois.


Une décision réfléchie et planifiée


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