Le RVER arrive à point pour Brasseur de Montréal

Publié le 18/09/2014 à 09:46

Les bières que Brasseur de Montréal proposent aux amateurs sont uniques. Mais lorsqu’il est question de régime de retraite, la situation de l’entreprise est loin de l’être.


« Quand on a commencé nos activités, en 2008, les sous étaient comptés, raconte la présidente Denise Mérineau. Dans une situation comme celle-là, ce qu’on développe le moins, ce sont les avantages sociaux, parce qu’on n’en a pas les moyens ! »


L’histoire de cette microbrasserie industrielle est semblable à celle de la plupart des PME : lorsque l’entreprise démarre, on se débrouille avec peu d’argent. Dans ce contexte, il est facile de comprendre que les avantages sociaux et les régimes de retraite ne sont pas la priorité – quand ils ne sont pas tout simplement inexistants.


C’est justement pour permettre aux PME d’offrir un outil d’épargne à leurs employés que le Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) a été lancé, le 1er juillet dernier.


Taillé sur mesure pour les PME


La microbrasserie, située dans Griffintown, un quartier montréalais en pleine renaissance, s’apprête à mettre en place un RVER, après en avoir découvert récemment l’existence.


« Le timing était super bon, parce que ça me trottait dans la tête depuis longtemps, explique Denise Mérineau. J’avais pour objectif d’offrir un régime de retraite à mes employés. Que ce soit obligatoire ou non, j’y aurais adhéré : c’est complètement taillé sur mesure pour les PME. »


La clé de la réussite : obtenir toute l’information requise


Pour Brasseur de Montréal, il était important de faire appel à des experts pour répondre à ses questions et pour la mise en place du programme. « Je suis contente d’avoir fait appel à un bon partenaire, qui a répondu à toutes mes questions, souligne Denise Mérineau. Je m’attends à un soutien engagé de mon institution financière pour m’expliquer le programme et l’expliquer à mes employés. » L’information donnée aux employés, d’ailleurs très intéressés par le RVER, les aidera à se familiariser avec leur nouveau régime d’épargne-retraite.


Jean-François Pelletier, vice-président, régimes collectifs de retraite à la Financière Sun Life, ajoute d’ailleurs que ce soutien aux PME est essentiel, parce que les questions sont variées au sujet du RVER. Il s’agit d’un tout nouveau régime de retraite et peu de PME sont au courant de son fonctionnement. Faire appel à un conseiller financier qualifié permet ainsi de comprendre le régime, les obligations de l’employeur et les choix offerts aux participants.


Un régime utile aux employés et à l’entreprise


Avant de fonder la microbrasserie avec son vice-président, Marc-André Gauvreau, Denise Mérineau a travaillé pendant de nombreuses années comme gestionnaire de haut niveau au sein d’institutions financières nationales et internationales. Elle connaît la valeur d’un bon régime de retraite pour les employés.


« Tout le monde souhaite avoir un régime de retraite, pour avoir un peu d’économie », dit-elle.


Les employés ne sont pas les seuls à profiter de l’existence d’un régime de retraite. Celui-ci peut faire une réelle différence dans la fidélisation des employés et dans leur rétention. Ce qui est particulièrement important pour Brasseur de Montréal, une PME qui concurrence de grandes entreprises aux moyens bien plus imposants.


« Pour nous, le RVER est un grand pas en avant, note Denise Mérineau. Le RVER va nous permettre de mieux nous défendre, même si ce n’est pas la réponse à tout. »


Un grand avantage : le régime peut évoluer


« Le RVER, c’est le meilleur des deux mondes pour nous, souligne Denise Mérineau. Ça nous permet d’offrir un programme à nos employés tout en le modulant en fonction de notre capacité financière et des besoins de nos employés. »


La présidente évalue encore quelle sera la contribution de son entreprise au RVER de ses employés. Denise Mérineau ne sait pas si la PME aura les moyens d’y contribuer dès le lancement du régime. En fait, elle prévoit que la participation de l’entreprise sera minimale au départ, mais qu’elle évoluera en fonction de la croissance de la capacité de la PME. « Le RVER permet de bonifier le régime au fil du temps, afin que ça devienne une partie de la rémunération de l’employé. »


« Le RVER est un programme relativement simple à mettre en place et à opérer ; c’est très facile et je n’ai pas à m’en préoccuper sur ce plan, note Denise Mérineau. Ça, c’est très bien, parce que le plus important pour nous, c’est la qualité de notre bière artisanale ! »

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