Se former en finances personnelles grâce aux MOOC

Publié le 15/02/2016 à 12:31

Se former en finances personnelles grâce aux MOOC

Publié le 15/02/2016 à 12:31

Des cours en ligne ouverts à tous et donnés gratuitement par des professeurs d’université. C’est le principe des MOOC ou CLOM en français. Et, les finances personnelles n’échappent pas à ce mouvement qui ambitionne de révolutionner l’éducation.


Le 14 mars prochain, le cours intitulé La littératie financière et fiscale ouverte à tous rouvrira virtuellement ses portes pour une seconde édition. Créé l’an dernier par l’Université du Québec de Trois-Rivières (UQTR), ce CLOM d’une durée de cinq semaines est le premier du genre à être proposé au Québec. Cet hiver, le Cégep à distance et le Collège de Rosemont s’apprêtent également à lancer ensemble un cours d’introduction à la planification des finances personnelles.


Si des cours semblables existent déjà du côté américain, ces cours développés de ce coté de la frontière ont le grand avantage d’être adaptés à la réalité québécoise. C’est un atout, surtout sur le plan fiscal car les règles fiscales différent entre le Québec et son voisin du sud.


Faciliter l’autoapprentissage


En 2015, 29% des 6 400 inscrits au CLOM de l’UQTR ont complété avec succès ce cours mêlant vidéos, lectures et quizz et alliant théorie et pratique grâce au recours à des exemples concrets. Un pourcentage élevé puisque beaucoup de ces cours sont habituellement suivis jusqu’au bout par seulement 10% de leurs participants.


Cette réussite satisfait Nicolas Boivin, professeur de fiscalité à l’UQTR et coauteur de ce CLOM qui vulgarise aussi bien la planification de la retraite et des études des enfants, que l’achat d’une maison et la gestion des dettes. «On entendait parler du besoin d’éducation financière et on a donc voulu jouer notre rôle sociétal en misant sur la formation en ligne pour atteindre le plus grand nombre de personnes possible, explique celui qui compare son CLOM à un cours d’autodéfense. Aujourd’hui, les tentations et propositions financières sont nombreuses. Les comprendre permet de prendre de meilleures décisions.»


Plus instruits donc plus autonomes


Pierre Chénard a testé la première édition ce cours de littératie financière qu’il a suivi à son rythme en Floride, où ce retraité passe l’hiver. Une opportunité qu’il aurait aimé avoir plus tôt. « J’aurais eu une plus belle vie, affirme-t-il. J’avais déjà amassé des petits morceaux de connaissance en fiances personnelles, notamment à travers les médias. Mais, ce cours a placé tous les morceaux ensemble. »


Désormais, les FEER n’ont plus de secrets pour lui et il s’astreint à une planification plus rigoureuse de son budget. Il se sent également plus compétent pour suivre ses placements et pose d’ailleurs davantage de questions à son conseiller financier.


Une plus grande autonomie qui réjouit Camille Beaudouin, chef du service de l’éducation financière à l’Autorité des marchés financiers. « Plus le niveau de compréhension et de conscience des consommateurs augmente et plus ils vont être gagnants car l’industrie de la finance va se montrer encore plus à leur écoute », souligne-t-il.


Peu féru de technologie, Pierre Chénard a également aimé la simplicité d’utilisation du cours et la possibilité de revenir en arrière afin de réécouter les explications des professeurs. Ces aspects séduisent aussi Camille Beaudouin. « En éducation financière, le plus grand défi est de susciter l’intérêt des gens, indique-t-il. Pouvoir apprendre de chez soi est pratique et écouter des vidéos est moins aride que de lire des pages de texte. »


 

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